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vendredi 5 septembre 2008

Sur le bout de la langue...

 Je me replongeai dans le silence : confusément, je sentais que ce silence devait rester en moi, comme une main protège une flamme. La pensée que je poursuivais était informe, informulée, la moindre parole pouvait la disloquer, les bavasseries sans fin lui étaient un poison violent. Aussi je la gardai en moi, à la lisière du désir, de la conscience et de ma curiosité, si engourdie qu'il lui faudrait du temps pour s'épanouir et poser de justes questions. Le désir devait être épuré, et les miens étaient trop nombreux pour être honnêtes. Le désir craint la parole, les fêlures, les sauts hâtifs à la conclusion, les raisonnements qui détruisent l'émotion et l'arrogance. Le désir s'entretient, se nourrit des incertitudes que l'on ne résout pas et de ce frémissement invisible qui nous anime...

2 commentaires:

Anonyme a dit…

Bonjour Bernard,
J'apprécie vivement ce que tu écris, je suppose que tu l'avais compris?!?
J'aimerais mettre cet écrit en ligne sur mon myspace chez la fée.
Bien à toi,
C'est Fée

HENNINGER a dit…

Merci la Fée, je ne sais comment te joindre, mais, bien sûr, tu as mon accord, Bernard