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jeudi 25 août 2011

Convention de science-fiction de Tilff 2011

  Moi, la Belgique, ça me rappelle mon enfance : nous nous rendions en famille, sur les tombes à La Toussaint et ce voyage était gai. Toute la famille se tassait dans l'aronde bleue de mon père, on m'avait offert un volant en plastique avec une ventouse et je l'aidais à rouler. A Avesnes, on dormait à l'hôtel et on changeait de pays après Maubeuge. On passait à l'étranger en faisant bien garde aux douaniers qui semblaient redoutables. Passée la frontière, je scrutais, surpris que rien ne change... Si, en Belgique, à la Toussaint, les cimetières étaient du blanc crémeux des chrysanthèmes qui recouvraient les tombes d'un bout à l'autre. Une fois, nous avons passé l'après-midi à chercher la tombe des grands-parents de ma mère, surpris de voir tant de tombes avec son nom de famille, tant de mineurs et tant de gens morts à la guerre 14-18... avant de trouver une pierre tombale toute simple, fendue, et oubliée de tous, jusqu'à ce que ma mère et mon père ressuscitent le souvenir de grands-parents dont je ne connais aujourd'hui que le piano qui m'a été légué et sur lequel mon arrière grand-père, comptable aux Mines, composa des valses...

  
La Belgique, c'était l'étrangeté d'un autre pays sans la barrière de la langue. Quelles lois fallait-il connaître ? Sachant qu'un franc français vaut six francs belges, combien vaut un article à 39 FB ? Ecouter l'accent, comprendre les gens du borinage (en fait, après quelques jours à Liège, j'ai l'impression que les belges ont gardé un véritable accent tonique, ils accentuent la dernière syllabe : lun-DI, science-ficTION... peut-être n'est-ce que l'accent liégeois ?). A l'époque, on regardait avec de grands yeux les terrils où poussaient des peupliers, les usines d'extraction à l'arrêt, les cheminées des hauts-fourneaux à l'arrêt, les kilomètres de lignes de tram', ma mère évoquait sa jeunesse, celle de son père...

 On achetait de la tarte aux riz, du kramick et des cuberdons, une petite visite au Gilles de Binche en bronze, et puis on rentrait...
 La convention de Tilff-Esneux m'a fait renouer avec des bouts d'enfance secrets. L'ambiance était resserrée, avec l'ombre malicieuse d'Alain Le Bussy qui égayait ce château au bord des bois, le plaisir de retrouver des visages, et l'ambiance, plus détendue que celle des salons, parce qu'on est là pour échanger, débattre et comparer, et même voter !
. Prix Infini / Alain Le Bussy.....  Eric NIEUDAN
. Prix Rosny Aîné : Nouvelle......  Thimotée REY 
    pour « Suivre à travers le bleu cet éclair puis cette ombre »
. Prix Rosny Aîné : Roman.....  Laurent WHALE « Les Pilleurs d'âme »
. Prix Cyrano ....................... Ayerdahl
. Prix Versins du pire jeu de mots .. Jean-Marie LETENEUR (où il est question de la propreté d'hommes probes qui se savent honnêtes...)
  
 La convention de l'an prochain aura lieu à Semoy/Orléans, il nous reste à nous retrousser les manches, pour continuer le travail commencé depuis un an. La suivante, en 2013, aura lieu à Aubenas, et il existe un projet du côté d'Amiens et de Jules Verne pour 2014.
  Que dire de plus ? La bière était bonne, j'aime bien la Jupiler douce et fruitée, je suis nul aux jeux de Raymond, mais ils me font rire quand ils ne vont pas trop vite pour moi, j'ai bien aimé le débat sur la traduction qui est parti un peu dans tous les sens, j'ai manqué celui sur les ondes, je n'ai pas vendu de livres (sauf à deux personnes !), mais j'ai fait l'acquisition de l'édition originale de Cristal qui songe de Theodor Sturgeon. (et deux sacs de livres). J'adore les enchères (j'ai gagné un livre et quatre livrets contenant de la SF des années 20).
Lien 1 :  Les photos d'Ellen
Lien  2 :  L'album photo que j'ai fait
Pour la convention de Semoy, nous inaugurons un nouveau site.
Habituellement, je suis plus ordonné... je ferai mieux la prochaine fois.

1 commentaire:

Denis a dit…

Merci pour ce petit billet qui fait chaud au coeur… et bonne chance pour la convention de l'année prochaine.