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mardi 30 décembre 2025

Un dernier souvenir de Pierre Bordage

Mon premier souvenir de Pierre Bordage. En 1993, je travaillais à Bordeaux, et j'étais resté le week-end à l'hôtel, je ne sais plus pourquoi, et j'avais un joli livre que j'ai dévoré, c'était le premier tome des « Guerriers du silence »...

mercredi 20 novembre 2024

Bernardette Després est une étoile filante...

Ce printemps 2024, le 14 avril, nous avons reçu en apéro-livres et unique invitée, Bernadette Després, et pour une fois, nous avions dans le public des enfants et de jeunes adultes. Elle avait bien accueilli notre invitation mais elle ne pensait pas pouvoir venir, car c'est sa fille qui l'emmenait en voiture, et puis, comme c'était les vacances, c'est devenu possible...

Elles arrivèrent à l'heure et Bernadette Després s'installa sans façon à la table. Comme plusieurs des participants étaient venus avec des albums, contrairement à d'habitude, la séance commença avec des dédicaces improvisées.


À la suite de quoi, la séance suivit son cours avec une interview tambour battant menée par Monique Lemoine... et le parcours d'une vie consacrée au dessin.
Dès le lycée, elle nous raconta que ses cahiers étaient couverts de ces dessins si pleins de vie.

Depuis son tout premier album : « Annie fait ses courses » jusqu'à une de ses créations les plus récentes : le plan de Chantilly-sur-plat... qu'elle nous envoya les jours suivants.

Un moment plein d'émotions et de joie.

© Photos : Bernard Henninger 2024




samedi 26 novembre 2022

Décès de Jean-Jacques Régnier

- Jean-Jacques à la convention Nemo en 2014 -

 Jean-Jacques Régnier nous a quittés dans la nuit du 25 au 26 novembre 2022. Je ne peux pas dire que je le connaissais si bien que ça, moins que beaucoup, mais nos échanges ont toujours été très chaleureux, pas de distance, au contraire, une façon discrète de vous faire savoir que vous êtes le bienvenu, une amitié solide et tout aussi discrète et, de temps en temps, surtout pendant les conventions, des collaborations, des ouvertures et le plaisir d'œuvrer ensemble, notamment au sein des conventions de science-fiction dont il fut un pilier et aussi, en 2013, maître d'œuvre, à Aubenas.

Dès ma première convention, en 2008 à Nyons, ce fut un des premiers avec qui j'ai échangé. Vous arrivez dans un groupe de copains où vous êtes un étranger, et il fait partie de ceux qui vous font entrer dans le cercle, qui vous accueille, qui lit ce que vous écrivez, aussi.

Je me souviens d'une intervention du groupe Remparts, où il avait inventé le club de science-fiction Costa-ricain dont il avait tracé un portrait plein de drôlerie et de piques pour les fans de SF.

Je me souviens qu'il détestait l'expression « Fandom » (le royaume des fans) au sens où y faire référence n'était faire référence à rien, puisque c'est un concept informel, flottant, et pour tout dire impossible à saisir, surtout le jour où vous y faites appel...

Je me souviens qu'il a proposé la tenue d'une convention à Aubenas, organisée avec Mireille Meyer, sa femme, et que ce fut une convention de très haute tenue avec Caza en invité d'honneur. À l'époque, je défendais l'idée de créer une convention mondiale en France, et bien qu'il se soit montré hostile à cette idée – préférant nettement les réunions en petit comité ou en convention, une centaine de personnes à ces grands raouts de la communication – il nous avait accordé, à Georges Bormand et à moi-même, un créneau d'une heure pour défendre notre idée devant les conventionnels.

Je me souviens qu'il tenait avec la rigueur d'un timonier la barre du bulletin de l'association Remparts et, bien que ce bulletin n'ait pas vocation à être polémique, il m'avait pris un article où je m'en prenais à un prix dénommé les razzies et, bien que d'autres aient exprimé leur désaccord, il avait défendu cette prise de position en expliquant qu'il trouvait lui aussi ces razzies nauséabondes et qu'il était grand temps de le dire.

Tout récemment, nous avions œuvré ensemble dans une anthologie de haute volée, « Religions d'ailleurs et de demain » et  ce compagnonnage inattendu pour moi, m'avait fait plaisir…

Il adorait Ursula K. Le Guin et à la convention de Grenoble, où j'avais amené, tout juste sorti de l'impression « Le  Pêcheur de la mer Intérieure », ça a été un des premiers à me demander avec un sourire surpris : « C'est un vrai ? », et  quand il a su que c'était un inédit, il fut le premier à l'avoir.

Il n'aimait pas les photos, et la dernière que j'ai prise, à la convention de Valbonne avait suscité sa mauvaise humeur, car il savait que je risquais fort de la publier et qu'il n'aimait pas ça, j'avais détruit la photo, et celle qui illustre cet article, a été saisie sur le vif – en toute impunité –, par mes soins, à la convention d'Amiens, en 2014.

Il adorait le théâtre et fut un des premiers lauréats du prix Aristophane, dédié à une pièce de théâtre se déroulant dans la SF, « Nul n'est censé ignorer le chat »... que je vous invite à lire ou à relire, histoire d'y retrouver son esprit, son humour et ses saillies percutantes. Je te garde une place dans ma mémoire, Jean-Jacques et l'envie de te proposer un article pour le bulletin...

mercredi 28 décembre 2016

Carrie Fisher au ciel de Tataouine

Carrie Fisher n'est plus, pourtant elle a eu une vie bien remplie et mouvementée, comme l'indique sa fiche Wikipedia, sans doute bousculée de manière irrémédiable par les trois premiers épisodes de Star Wars, dans lesquels elle est devenue cette inoubliable Princesse Léia, que l'on attend éplorée et détruite, et que l'on découvre : virile, autoritaire, et qui prend la tête du petit groupe venue la délivrer... Elle n'avait pas accédé au statut « d'étoile » sans dégât : de l'alcool, de la drogue, donc, et la force de surmonter la dévastation.
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 En particulier, outre une carrière d'actrice bien remplie, elle a écrit, beaucoup écrit, des scénarios et des romans, suffisamment pour conjurer le mal qui la rongeait et la tourmentait sous forme de mots, d'histoires et de personnages : on n'en attend pas moins d'une princesse.
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Elle avait vingt ans depuis quarante ans, c'est un pari si difficile à tenir, que peu de personnes y étaient parvenues... avant elle qui les gardera pour toujours.

lundi 16 mai 2016

Hommage à André Brahic

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Dans les années quatre-vingt dix, quand j'ai cherché à me documenter sur les planètes et leur fonctionnement, j'ai trouvé un livre, qui s'adressait à la fois à des étudiants (avec des équations expliquées) et à des néophytes qui voulaient en savoir un peu plus, comme moi, un livre où étaient expliqués des concepts sur le fonctionnement intime de la mécanique des objets célestes, à la fois technique, et grand-public. Le ton était unique, celui des grands vulgarisateurs : André BRAHIC, découvreur des anneaux de Neptune, en 1989, anneaux qui depuis, en l'honneur de la France et de son découvreur, ont été nommés : Fraternité, Egalité (1 & 2), Liberté et Courage (Anneaux de Neptune) vient de nous quitter définitivement, dimanche 15 mai 2016.
Il intervenait dans l'émission de France Inter : « Les p'tits bâteaux » où Noëlle Bréham, l'animatrice, faisait souvent appel à son talent pour répondre aux questions des enfants sur les mystères des planètes et des étoiles, et là aussi, c'était un régal, car ses explications répondaient aux enfants, tout en étant parfaitement audibles pour les adultes. Un talent comme on croise peu dans une vie, même sans l'avoir jamais approché.
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Si sa pensée reste avec nous, faisons le vœu que son esprit ait rejoint sans attendre les anneaux de Neptune.