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vendredi 14 avril 2023

Ariane 5 a lancé la sonde Juice : direction Jupiter

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 Après un premier essai reporté, la fusée Ariane 5 a décollé emportant JUICE vers le ciel. Les panneaux solaires se sont déployés correctement et le suspense durera pendant six ans.

A parte : il s'agit de l'avant-dernier exemplaire d'Ariane 5, qui aura rendu d'immenses services aux Européens des années 80 à aujourd'hui, alors que le futur lanceur Ariane 6 semble accumuler les déboires et les retards. La start'up nation deviendra-t-elle celle des chantiers reportés ?

Juice, acronyme de « Jupiter Icy Moons Explorer » est la première sonde spatiale expédiée par les Européens en direction du système de Jupiter. Outre l'observation de Jupiter et de son importante magnétosphère, elle aura pour mission l'étude des lunes de Jupiter : si l'on excepte Io, recouverte de volcans, les trois satellites suivants : Europe, Ganymède et Callisto sont des corps qui, sous une croute glacée, ont révélé la présence d'un océan souterrain.

- © Nasa -

Ces mondes glacés différent complètement des planètes de la ceinture intérieure : Mercure, Vénus, la Terre (la Lune, aussi) et Mars sont des corps rocheux.
Les lunes Joviennes et au-delà se sont constituées avec un important apport d'eau : en surface s'est constituée une croûte glacée et en profondeur un océan intérieur que la sonde Juice va plus spécifiquement étudier.
Des modèles ont même été bâtis pour imaginer si une vie microscopique aurait pu se développer dans les profondeurs de ces corps.
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D'une masse de plus de 5 tonnes, la sonde emporte une quantité importante d'ergols qui permettront de moduler sa trajectoire de façon à étudier Jupiter, effectuer des survols d'Europe et de Callisto, et enfin se mettre en orbite autour de Ganymède.
Munie de panneaux solaires d'une surface de 85 mètres carrés, la sonde emporte une importante instrumentation scientifique : imagerie, spectromètres pour étudier les compositions des surface, altimètre, une expérience de radio pour sonder la composition intérieure des lunes...
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- à noter le dessin sur la coiffe, issu d'un concours gagné par une école -

La trajectoire de JUICE, pour gagner de la vitesse, passe par des survols de la Terre et de Vénus afin d'accélérer  la sonde qui devrait s'insérer en orbite autour de Jupiter en 2031, dans huit ans puis progressivement, effectuer des survols d'Europe, Callisto avant de se satelliser autour de Ganymède en 2032.
La mission est censée durer jusqu'en 2035.

jeudi 10 décembre 2020

Test en vol du Starship

prototype du lanceur Starship développé par Space X (© SpaceX)
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Difficile d'interpréter ce vol d'un prototype de Starship (n° SN 8), développé par Space-X : lors du retour, on note les deux ailes qui se déploient... et le freinage catastrophique à la fin... mais néanmoins, il semble très avancé...

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dimanche 6 décembre 2020

Capsule d'Hayabusa-2 récupérée

Vue aérienne de la capsule et de son parachute (Hayabusa-2)
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Trace en étoile filante de la rentrée dans l'atmosphère de la capsule d'Hayabusa-2

Images issues du forum de la conquête spatiale- © JAXA

 Hier, la capsule de retour de la sonde Hayabusa-2 a été larguée et sa trace en étoile filante photographiée. Conformément aux prévisions, l'atterrissage s'est correctement déroulé et une équipe a récupéré la capsule dans le désert. La fois précédente («Hayabusa-1»), la capsule s'était brisée et seuls microgrammes avaient pu être « sauvés » et analysés. Avec Hayabusa-2, la récolte est intacte, les chercheurs espèrent une quantité de l'ordre du décigramme, mais avec un peu de chance, elle pourrait avoisiner le gramme.

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Place aux analyses donc, et rendez-vous pour les compte-rendus, d'ici un an ou deux...

samedi 5 décembre 2020

Étudier Ryugu au microscope : retour d'Hayabusa 2 :

Après un long silence, les  nouvelles du spatial se chevauchent : en même temps que Chang'e 5, l'excellente revue Ciel & Espace nous rappelle qu'une autre mission de retour d'échantillon se signale à notre attention : la sonde Japonaise Hayabusa 2.

Suivi du retour de la capsule d'Hayabusa-2 (Ryugu)

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Petit rappel : lancée en 2014, la sonde a rejoint l'astéroïde Ryugu, qui navigue sur une orbite voisine de celle de la Terre, mais assez loin, puisqu'elle lui a fallu quatre ans pour atteindre son objectif. Elle a aussi envoyé 4 mini-atterrisseurs (européens) à sa surface. En février 2019, la sonde a prélevé des matériaux en surface.

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Demain dimanche 6 décembre, la sonde éjectera une capsule de retour. La Jaxa a publié le lien en tête de cet article, où vous pourrez suivre en direct le retour sur Terre de la capsule : elle devrait atterrir en Australie... à suivre !

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PS : la sonde Hayabusa-2, de son côté, rejoindra un point de Lagrange. Côté propulsion, elle est équipée de 6 moteurs ioniques, qui lui ont donné une grande autonomie. Cette mission, principalement Japonaise, a bénéficié d'une collaboration de l'Europe (ESA).

mercredi 2 décembre 2020

Alunissage de Chang'e 5 réussi


(maquette de démonstration)

Mardi 1er décembre, le module Lunaire de la mission Chang'e 5 a réussi son alunissage : 

Atterissage filmé sur direct

Ça manque d'images, et de mise en scène, mais il y en a quelques unes :




mardi 1 décembre 2020

Chang'e 5 : alunissage le 1er décembre

 Les Européens n’en parlent pas, et je ne vous parle pas des États-Unis, mais, mine de rien, les Chinois ont lancé une fusée avec une mission en direction de la Lune le 23 novembre, poursuivant leur programme lunaire entamé depuis plusieurs années.


Ce week-end, la sonde Lunaire Chang'e 5 (en Chinois, ça s’écrit : 嫦娥五号) a atteint l’orbite lunaire, la satellisation s’est déroulée suivant les prévisions.


Si vous cherchez à connaître son déroulement, le Forum de la Conquête spatiale suit la mission pas à pas…


La sonde Chang'e 5 doit alunir, aujourd’hui à 15 h 28


La principale mission — le prélèvement de matériau —, si tout se passe conformément aux plans aura lieu le 2 décembre, et le retour (toujours dans des conditions optimales) : décollage le 3, puis, ce qui me semble le plus complexe, approche de la partie de la sonde restée en orbite jusqu’au 6 décembre. L’arrimage sera achevé le 6 décembre avant le retour sur Terre à l’aide du petit module Fanhui qi (le deuxième en partant de la gauche)… Cette semaine est donc cruciale pour la mission Chang'e 5.


vendredi 23 octobre 2020

Prélèvement de matériel sur Bennu par Osiris-Rex

C'était en direct mardi dernier : 

La sonde Osiris-Rex s'est posé quelques secondes sur l'astéroïde Bennu, le temps que l'amortisseur arrive en fond de cale, du matériel extraterrestre a été prélevé et la sonde est repartie, donc, en léger différé :

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et pour plus d'explications :
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(source des données, par la NASA )

jeudi 27 décembre 2018

Ultima Thulé, « nouvel horizon » du Nouvel An ?

En attendant que les Chinois donnent des nouvelles de l'alunissage en cours de Chang'e 4, nos amis Américains de la NASA ont prévu un petit feu d'artifice pour la nouvelle année avec la sonde New Horizons (qui a survolé Pluton, il y a deux ans). Depuis, la mission se dirige vers un objet inconnu dans la ceinture de Kuiper, il répondait au doux nom de 2014MU69, mais il a été rebaptisé depuis "Ultima Thulé".
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Depuis deux ans, les astronomes ont profité par deux fois d'occultation d'étoiles pour l'observer: en particulier, on ne sait rien de sa forme. Les expériences ont longtemps hésité pour savoir s'il était composé de deux corps en orbite l'un autour de l'autre, (comme Pluton et Charron). Ce qu'on a vu, c'est le gif ci-dessous :
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Aux dernières nouvelles, il s'agirait d'un objet tout en longueur : soit un gros cigare, soit deux corps sphériques agglomérés, soit, à l'exemple de Tchourioumov-Gerasimenko, un gros cacahuètoïde... Son diamètre est estimé à 30-45 kilomètres, il orbite à 45 unités astronomiques, près de 7 milliards de kilomètres de nous...
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La ceinture de Kuiper commence au-delà de l'orbite de Neptune, et on pense qu'il s'agit d'un vestige de la formation du système Solaire. À l'instar de la ceinture d'astéroïdes entre Mars et Jupiter, elle a une forme d'anneau, elle s'étend de 30 à 55 unités astronomiques, et elle comprend un grand nombre de corps, dont ces mystérieuses planètes naines dont nous savons le nom et c'est presque tout : Eris,  Hauméa, Makemake, Quaoar, Varuna... Les clichés qu'effectuera New Horizons seront, si tout se passe bien les premières images d'un objet de la ceinture de Kuiper : si on pousse le raisonnement, Pluton serait en quelque sorte le gardien de la ceinture, alors qu'Ultima Thulé est en plein milieu.
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Et au-delà ? Il y le nuage d'Oort, plus sphérique, mais dont on ne sait rien et qui marque la dernière réserve de corps du système solaire. Dans le voisinage, pourrait également se trouver une planète tellurique géante... pour l'instant c'est une hypothèse, mais je connais certain écrivain qui se réjouirait de cette découverte... 
© Hypothèse d'une neuvième planète...

jeudi 20 décembre 2018

Face cachée de la lune, phase Chang'e 4

La Chine poursuit son entreprise de pré-éminence mondiale... et c'est elle qui devrait nous présenter, pour les Fêtes de fin d'année, sa nouvelle réalisation, à savoir l'alunissage sur la face cachée, d'un duo : atterrisseur et rover.
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Pour compléter cette panoplie, un satellite de communication, Queqiao, a déjà été envoyé et positionné sur le point de Lagrange L2 du système Terre-Lune (point stable situé à l'exact opposé de la Terre, si vous tracez l'axe Terre-Lune, c'est un peu au-delà). Il suit une trajectoire dite "en halo", et il pourra ainsi retransmettre les données émises par Chang'e 4 et son rover vers la Terre.
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Loren Roberts for The Planetary Society
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Comme pour la fois précédente, un rover est embarqué à bord de Chang'e 4 et il effectuera une reconnaissance autour du terrain d'atterrissage choisi, le cratère Von Karman. Equipé de caméras et d'instruments de mesure, il pèse 140 kg, est alimenté en énergie par des panneaux solaires et il est censé durer trois jours lunaires, soit environ 90 jours terrestres.
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© Forum de la conquête spatiale : localisation du cratère Von Karman sur la face cachée de la Lune.
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Ironie de l'histoire, c'est les Chinois qui fêteront donc le cinquantième anniversaire de la mission Apollo 8, la première à s'être échappée de l'attraction terrestre avec des humains à son bord, pour gagner l'orbite Lunaire (et dont le principal souvenir est une image de la Lune avec la Terre en arrière-plan (très bel article dans Ciel et Espace), c'était le 24 décembre 1968... La raison en était de devancer les Russes dans la course à la Lune, donc du pouvoir.
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© Apollo 8 et la NASA - 24 décembre 1968
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Si l'on interprète la course à l'espace comme une démonstration de puissance, la Chine prend désormais une longueur d'avance sur les nations (ce qui n'est pas très rassurant quand on lit la volonté hégémonique du président Chinois)... mais bon, Chang'e 4 vogue ! Et il/elle nous donne des raisons d'espérer, qui dit mieux ?
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jeudi 6 décembre 2018

Bénou tourne tourne en rond

La NASA vient de mettre en ligne une nouvelle animation décrivant plus en détail l'astéroïde Bénou, but de la mission OSIRIS-Rex, poursuivant sa mission d'étude, de cartographie et de modélisation de l'astéroïde. Avec, à l'horizon 2020, un autre objectif : prélever un échantillon. En attendant, Bénou tourne en rond !
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jeudi 22 novembre 2018

Insight : 26 novembre, 7 minutes de terreur

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La mission Insight est une mission orchestrée par la N.A.S.A. mais équipée d'instruments de mesure européens (il y en a même un qui est Orléanais) : si j'ai bien compris, le but est d'étudier la géologie Martienne et de comprendre comment et pourquoi son noyau s'est refroidi (alors que celui de notre planète est encore très actif)...
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L'atterrissage sur Mars avait déjà été tenté par les Européens et avait été un échec, nul doute que l'expérience acquise par la N.A.S.A. est un précieux atout.
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Entre le moment où la sonde pénètre l'atmosphère martienne et l'atterrissage, la sonde passe par une phase critique que les Américains ont surnommé les 7 minutes de terreur : 
    . bien que l'atmosphère martienne soit ténue, la sonde s'échauffe 
       considérablement, 
    .  un parachute prend le relais ralentit la sonde, mais du fait de
       l'atmosphère raréfiée il ne suffit pas à la manœuvre, 
    .  au moment d'atterrir, des rétrofusées achèvent de ralentir la sonde.
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Chacune de ces phases est critique : la moindre anicroche est fatale à la mission. Jusqu'à présent, les missions étaient programmées à l'avance, et pendant les 7 minutes de l'atterrissage, les observateurs étaient aveugles au déroulement. Sur Mars, avec un peu de chance, la sonde d'observation M.R.O., désormais une vieille dame martienne, peut observer ce qui se passe, si elle est bien placée.
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La nouveauté concerne deux micros sondes, les Cubesat MarCO-1 et MarCO-2 (cubesat, d'une masse de quelques kilos, cube de 30 cm de côté), ils ont accompagné la sonde depuis la Terre et bien qu'incapables de se satelliser, ils observeront et relayeront les nouvelles de l'atterrissage d'Insight.
Même si tout s'est bien passé, il faudra attendre encore vingt minutes l'arrivée d'un premier signal.... et après, commencera la mission géologique...
© Nasa, CNES

dimanche 9 septembre 2018

ESA et THALES s'engagent sur le Deep Space Gateway

Déjà évoqué ici, le Deep Space Gateway (DSG) est appelé à succéder à la station spatiale internationale, mais alors que celle-ci était dédiée à des expériences en apesanteur dans le voisinage de la Terre, le but est de construire un habitat permettant de vivre à long terme dans l'espace profond, en l'occurence dans le voisinage de la Lune. Un contrat a été signé cette semaine entre l'ESA et la société THALES ALENIA SPACE (franco-italienne).
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Conçu comme une collaboration internationale, le Deep Space Gateway regroupe les agences nationales : États-unienne (NASA), Russe (Roscosmos), Japonaise (Jaxa), Canadienne (CSA) et Européenne (ESA)... et probablement tous ceux qui en émettront l'envie et qui en accepteront les contraintes (je pense à la Chine, mais rien n'est moins sûr... et aussi à l'Inde qui veut développer des missions habitées).
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 Cette position éloignée, à plusieurs jours de voyage de la Terre, permettra de tester en grandeur réelle, dans un vide poussé, soumis en particulier aux aléas du rayonnement solaire, les effets sur l'homme d'un voyage interplanétaire, et (mais ce n'est que mon avis) la définition d'un habitat sain où tout doit être récyclé. Des cultures dans le vide ? Et elle répond au nom de LOP-G (Lunar Orbital Platform-Gateway).
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D'autre part, et cela a séduit visiblement toutes les agences, elle servira de relais, soit pour des missions Lunaires, ambition affichée des européens et des Russes, soit pour lancer une mission interplanétaire, vers Mars... Mais elle pourrait aussi servir de port d'envol de sondes d'exploration...
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L'horizon est un plan de travaux communs qui sera soumis à signature en 2019, et le début des travaux en 2020. 
La nouvelle importante de cette semaine consiste en la signature, côté européen, de l'Agence Spatiale Européenne (ESA) avec le groupe Thalès pour (je cite) : « des études de phase A/B1 de deux éléments du programme LOP-G (Lunar Orbital Platform - Gateway) ». 
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Thalès s'est engagé le 4 septembre 2018 à développer le module ESPRIT, acronyme de (European System Providing Refuelling, Infrastructure and Telecommunications). Ce module sera un ravitailleur, non habitable, multi-fonction, du tout premier élément de la station, le PPE : Power and Propulsion Element. Un camion tout-terrain, si j'ai bien compris, capable aussi d'apporter des éléments de communication avec la Lune. Ce module participerait aux toutes premières campagnes de création du LOP-G. Sur le schéma ci-dessous, le PPE est à gauche, et l'I-HAB est le deuxième situé juste après :
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Le contrat comporte une étude à long terme de définition d'un module habité : I-HAB, qui équiperaient la station à partir de 2026.

jeudi 10 mai 2018

Insight et son compagnon : Mars Cube One

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Le lancement ayant eu lieu le 5 mai dernier, il est passé, mais il comporte une information inattendue, qu'il me semble utile de détailler. Tout d'abord,  INSIGHT est probablement la seule mission interplanétaire de l'année. En résumé : la mission INSIGHT a décollé le 5 mai, voir la vidéo ci-dessus. Direction, la géologie Martienne !
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Le 5 mai, le lancement a été effectué depuis la base militaire de Vandenberg, en Californie, à bord d'une fusée Atlas V dont il s'agit aussi des dernières missions. Ce robuste lanceur devrait être bientôt remplacé par la fusée VULCAN.
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À son bord, outre la vedette de cet article, la sonde INSIGHT, (dont j'ai déjà parlé en mars) la mission emporte deux satellites minuscules, Mars Cube One, MarCO1 et MarCO2, qui seront les premiers nanosatellites « cubesats » interplanétaires. 
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Crédit Nasa
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D'une masse de 13,5 kg chacun, ils répondent à une nouvelle catégorie de sonde : les nano-satellites. C'est la toute première fois que sera mise en œuvre cette nouvelle technologie pour une mission interplanétaire : les petits satellites, avec une mission simplifiée, faciles à envoyer dans l'espace, sensibles à un moteur plasma, du fait de leur faible masse, sont un grand espoir pour les missions interplanétaires...
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Dans le cas présent, MarCO-1 et MarCO-2 serviront de relais de communication entre la Terre et Insight pendant sa descente. Les satellites existant ne pouvant retransmettre les données de descente qu'avec des heures de retard, les nano-satellites devraient améliorer la connaissance des données de descente. Pourquoi sont-ils deux ? Parce que les prototypes ont parfois des défauts et que la NASA a préféré une mission redondante afin de sécuriser la réussite de la mission.
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Crédit : NASA / JPL Caltech
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En matière de vol interplanétaire, il n'est pas inutile de souligner que ces deux nano-satellites sont la principale nouveauté de ce vol.
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Ils continueront ensuite leur chemin sur une orbite héliocentrique, tandis que de son côté, INSIGHT poursuivra sa mission : atterrissage à haut risque, puis, si tout se passe bien, étude de la géologie martienne... Rappelons qu'INSIGHT emporte à son bord des instruments français, conçus au C.N.E.S. et que je connais des gens qui vont angoisser pendant les six mois à venir...
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Crédit : MANCHU et CNES
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Pour rappel, deux sismomètres équipaient déjà les missions Viking (en 1976) et aucun d'eux n'a jamais fonctionné. Mes vœux chaleureux accompagnent cette belle mission !

samedi 5 mai 2018

Magnétisme de Ganymède

Jupiter possède quatre Lunes, toutes plus remarquables les unes que les autres. Le premier à les avoir observées était Galilée, en 1610 (qui avait mieux à faire que certains assassins), qui les a nommées : Io, Europe, Ganymède et Callisto et l'histoire dit que c'est leur observation qui l'ont convaincu des théories héliocentriques de Copernic... mais un article de la NASA nous révèle que l'étude de la mission Galileo nous en apprend plus !
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Crédit : NASA
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Ces corps que l'on a longtemps pensé inertes et assez semblables les uns aux autres ne cessent de nous étonner par ce qu'on y découvre. Io est devenu un enfer semé de volcans rejetant des panaches de soufre hauts d'une centaine de kilomètres, soumis aux force de marées de Jupiter qui l'échauffent, Europe est un monde de glace, soumis au puissant magnétisme de Jupiter, mais tout indique qu'elle possèderait un océan souterrain... situé profondément sous la glace.
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Crédit : NASA
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En réétudiant des données vieilles d'une vingtaine d'années, fournies par la sonde Galileo qui passa huit ans dans la banlieue de Jupiter de 1995 à 2003 et qui survola Ganymède à six reprises, il apparaît que cette Lune possède son magnétisme propre, donc, au lieu d'être sujet de l'attraction du puissant magnétisme de Jupiter, elle en est protégée par l'action de son propre noyau ferreux, qui génère un champ suffisant pour se protéger de son encombrante planète-mère...  et c'est à ce jour, la seule Lune (satellite d'une planète), à être dotée d'un magnétisme, or, le magnétisme Terrestre est considéré comme une des composantes qui ont protégé la Terre du bombardement solaire permanent et qui auraient favorisé l'apparition de la vie...
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Or, tout comme Europe, Ganymède serait composée à 50-90% de glace d'eau, et suggérerait l'existence d'un océan souterrain entre sa croûte semi-rocheuse et son noyau ferreux, océan qui pourrait lui aussi être un facteur favorable à l'apparition de la vie...
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Beaucoup de si, et un patient travail de fond pour faire apparaître le magnétisme de cette Lune, qui pourrait être un objectif à venir de la NASA, qui est le commanditaire de cette étude. En cette période de transition et de questions, une mission Ganymèdienne serait d'un grand intérêt...
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jeudi 26 avril 2018

Nouvelles des politiques spatiales

Il est grand temps de me secouer pour l'annonce des deux nouvelles, peu spectaculaires, mais qui signifient du changement !
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  • Tout d'abord un administrateur a été nommé à la tête de la NASA, il s'agit de Jim Bridenstine, nommé par Donald Trump. Élu à la Chambre des Représentants, c'est un ancien pilote qui a évolué en Aghanistan et en Irak. Il a été directeur du musée de l'air à Tulsa. Jusqu'à présent, sa candidature a été critiquée, du fait de son manque de connaissances scientifiques, et bien que, en bon soutien de Trump, il soit climato-sceptique, si cette expression a un sens.
   La NASA a vécu sans administrateur désigné depuis plus d'un an, et sa nomination est un indice de poursuite des projets engagés, même si la politique actuelle des U.S.A. en matière de spatial est plus que floue. (mais ils ne sont pas les seuls dans ce cas).
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  • Toujours aux U.S.A., la société Orbital ATK, plutôt spécialisée dans le secteur militaire, avec des lanceurs de petite et moyenne taille comme Antares, Pegaus et Minotaur annonce le développement d'un lanceur lourd, OmegA, un lanceur lourd, capable d'emporter une masse importante en orbite géostationnaire.

  Après le SLS toujours en développement, la Falcon Heavy qui a réalisé son premier essai, et le Vulcan développé par ULA, cela fait trois lanceurs lourds, peut-être à mettre en lien avec le projet Deep Space Gateway  déjà évoqué ici  ?
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samedi 14 avril 2018

TESS au banc de lancement

TESS est un satellite observatoire, dédié à l'étude du ciel et en particulier à la recherche d'étoiles susceptibles de posséder des planètes telluriques. Cette mission de petite taille, 350 kg, contre plus d'une tonne pour Kepler, est doté de 4 caméras grand-angle.
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Dédié à l'étude des étoiles lumineuses (beaucoup plus que celles étudiées par Kepler), TESS étudiera en priorité les étoiles spectrales de type G, comme notre soleil, et sa mission consistera à identifier les candidats à une étude plus poussée (par le James-Webb, par ex).

Il doit être lancé en avril, par une fusée Falcon-9. Sa trajectoire coupera l'orbite de la Lune, elle occupera une position inclinée de 40° sur le plan de l'écliptique (plan de rotation des planètes autour du soleil).
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Sa mission durera deux ans et ses concepteurs espèrent détecter 1700 candidates Exoplanètes, dont 500 d'un type apparenté à la Terre ou à une Super-Terre. Il balayera 90% du ciel, en vingt-sept jours. Ses caméras très sensibles, associées à l'étude d'étoiles lumineuses, nécessiteront une pose de 2 secondes (contre 6 sec pour Kepler), et il pourra multiplier les observations pendant une année pour affiner l'étude d'une étoile donnée.
Voici le badge de la NASA :
Mardi 17 avril : le lancement a dû être reporté au mercredi 18 avril, à suivre...
Mercredi 18 avril : un communiqué de la NASA nous apprend que le décollage s'est déroulé de manière conforme : lancé par une fusée Falcon 9 de la société Space X, il est parti pour sa mission de deux ans.