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vendredi 11 juillet 2025

Le nouvel observatoire Vera Rubin


Les premières images de l'observatoire Vera Rubin viennent de nous parvenir et en quelques nuits, a permis de repérer plus de 2000 nouveaux astéroïdes...

L'observatoire Vera Rubin est un observatoire grand champ, américain, qui vient d'être mis en service au Chili. Sa mission consiste à enregistrer l'ensemble du ciel : il possède un champ très large et une caméra de très haute définition, de façon à pouvoir traquer des objets très petits et peu lumineux comme les astéroïdes. En quelques nuits, il a permis l'observation plus de 4000 astéroïdes, dont 2000 nouveaux.

On a longtemps cru que les astéroïdes ne dépassaient pas 20 000 et étaient situés
majoritairement entre les orbites de Mars et Jupiter. Déjà en 2010, j'avais consacré un petit article à ce sujet, car nombre d'observations dédiées aux relevés astronomiques avaient permis en quelques années de passer à plus de 500 000, et cet élan n'a pas faibli depuis : Vera Rubin vient donc compléter cet ensemble avec une précision accrue, car capable de distinguer des objets de magnitude apparente 24.

L'observatoire Vera Rubin devrait réaliser d'ici 10 ans 825 enregistrements complets du ciel austral.

 

– © youTube : Rubin observatory –

Et pour mémoire, une vidéo ancienne montrant l'évolution de la connaissance des astéroïdes :

Soufflereve, article

jeudi 25 juillet 2024

Ramsès : rendez-vous avec l'astéroïde Apophis

En prévision du passage de l'astéroïde APOPHIS en 2029, l'E.S.A  accélère la procédure pour qu'une sonde spatiale étudie de près son passage.

© ESA (l'astéroïde Didymos étudié par Héra ) –

La sécurité spatiale est un sujet qui motive les états et elle possède un département à l'agence spatiale. Récemment, les missons DART (américaine) et HÉRA (européenne) ont étudié un astéroïde lointain, Didymos pour étudier l'impact sur sa trajectoire que génère une masse envoyée le percuter.


Or, il existe un astéroïde découvert en 2004 et nommé APOPHIS, qui croise l'orbite de la Terre par deux fois pendant sa révolution autour du Soleil. La prochaine opportunité se présente en 2029, date à laquelle il frôlera la Terre à 32 000 km.

– © Cité de l’espace –

D'une taille d'environ 375 m, et d'une masse de 450 millions de tonnes, Apophis est l'exemple type d'un astéroïde capable de causer d'énormes dégâts en cas de collision, raison pour laquelle il a été très précisément étudié. Pour les cent prochaines années, il ne présente pas de risque majeur. Toutefois, en 2029, son passage à proximité permet d'envisager ce passage comme un rendez-vous.


Pour ce faire, il est nécessaire de disposer d'une sonde, prête à lui emboiter le pas et à l'étudier. L'Agence Spatiale Européenne, dont les décisions s'échelonnent sur des délais très longs, vient de décider de lancer une procédure simplifiée, pour être en mesure d'honorer ce rendez-vous avec Apophis :

. Les travaux ont été ouverts pour une mission nommé RAMSES (en anglais : Rapid Apophis Misson for Space Safety)

. La sonde sera envoyé en 2028 pour être sur place en 2029.

. Elle reprendra la même plate-forme que celle qui avait servi à concevoir la misson HERA.

. l’Italie fournira deux petits satellites de type Cubesat issus de l’architecture d’Hera. Un sera chargé d’accomplir des relevés radar et l’autre de se poser sur Apophis. Ce dernier, équipé d’un gravimètre et d’un sismomètre pourra recueillir des données inédites.


L'agence spatiale Japonaise aura elle aussi une mission (Destiny+) pour étudier Apophis, ainsi que la N.A.S.A. avec la sonde OSIRIS-REX rebaptisée OSIRIS-APEX qui pourrait se satelliser elle aussi autour d'Apophis.


samedi 16 janvier 2021

Retour d'échantillons (Hayabusa-2)

- © crédit : Jaxa -

 Il y a dix ans, la première sonde Hayabusa-1 s'était écrasée lors de son retour, et les scientifiques n'avaient pu récupérer que des grains minuscules et difficiles à analyser.

 En décembre, la sonde Hayabusa-2 a parfaitement atterri dans le désert Australien et pas moins de 5,4 g ont été récoltés sur l'astéroïde Ryugu, une moisson céleste d'exception... dont nous allons attendre les analyses dans les mois/années à venir. 

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Au début 2021, des études préliminaires seront effectuées au Japon. Il s'agit d'études non destructives, auxquelles participe un instrument européen micrOmegamicroscope hyperspectral qui fonctionne dans le visible et l’infrarouge proche.

À l’été 2021, des grains de Ruygu seront envoyés à des chercheurs, sélectionnés par la JAXA dont des laboratoires à Genoble, Lille, Marseille, Paris, Orsay et Vandœuvre-lès-Nancy.

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Grâce à la propulsion ionique, la sonde Hayabusa-2, a un potentiel d'exploration encore important et elle poursuit sa mission, direction l'astéroïde 1998 KY26, rendez-vous en 2031, avec une tentative d'atterrissage...

© Steven Ostro's Homepage: 1998KY26 (domaine public)