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vendredi 19 juillet 2024

Un océan dans l'espace : Encélade

— © Nasa/Caltech –

Lancée en 1997, la mission Cassini-Huyghens explora Saturne et ses satellites et permit d'accroître les connaissances sur la seconde géante du système solaire, de 2005 à 2017, soit douze années d'observation, qui permirent en particulier de découvrir le secret d'Encélade... la planète à la blancheur étonnante. Les photos démontrèrent l'existence des geysers, constitués d'eau qui retombe en pluie sur le satellite et prouva l'existence d'un vaste océan, caché sous la croûte glaciaire.

– © Nasa –

Renouant avec cette mission précurseur, Josef Aschbacher, le directeur de l'E.S.A. (Agence Spatiale Européenne) a évoqué la mise en place d'un projet qui s'étalerait sur plusieurs décennies, un de ces projets, qui, s'ils voient le jour, engageront les efforts sur un objectif très ambitieux.

– © NASA / JPL / Caltech –

Actuellement, l'Agence est engagée sur la sonde Juice, qui explorera vers 2030 les lunes glacées de Jupiter. Mais, dans la foulée, il a lancé ce projet d'étude approfondie d'Encélade, en vue de comprendre son océan et gardant en arrière-plan la question de savoir si la vie peut s'épanouir dans ces océans cachés.

Encélade présente un accès par le biais de ses geysers, mais la lune Jupitérienne Europe possède le même type d'océan sous-glaciaire, ce qui reliera la future mission et Juice...

– © NASA / JPL / Space Science institute –

Lancée sur les rails, il s'agit pour l'instant d'un projet qui serait mis en œuvre vers 2040 pour une mise en orbite pour 2050. La mission comprendrait un atterrisseur qui se poserait à proximité des failles où se produisent les geysers... Ces failles permettrait un accès direct au contenu des océans...

lundi 25 janvier 2021

Un lanceur européen ré-utilisable ?

- © image CNES -

Depuis qu'une entreprise américaine a réussi à mettre au point des lanceurs ré-utilisables, le marché des satellites se transforme en profondeur. En ce domaine, les européens ont pris du retard, et Space X a détrôné Arianespace.


1°) En 2015, une première initiative a réuni Allemands, Japonais et Français. Ils se sont associés autour de la mise au point d'un démonstrateur ré-utilisable, la fusée CALLISTO.

- © crédit : ESA -

2°) Ce démonstrateur s'appuiera sur une pièce essentielle, le moteur PROMETHEUS. En réalité, il est encore en phase de développement : il s'appuie sur des ergols liquides : oxygène et méthane, il aura une poussée de 100 tonnes. Ce projet a été financé par l'Europe en 2017.

Rappel : les fusées Ariane fonctionnent depuis trois décennies avec le moteur Vulcain, à hydrogène liquide : l'hydrogène génère des contraintes thermiques, et a tendance à dégrader les composants, d'où le choix, alternatif, du méthane, qui devrait permettre de réduire ces inconvénients, tout en développant une poussée équivalente (115 pour Vulcain / 110 bars pour Prometheus)

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Le développement de Prometheus nécessite une phase d'essai : d'où cette visite du président Macron en janvier 2021 en Normandie, pour annoncer le financement par la France des essais à venir  du moteur Promotheus pour 2021, grâce au plan France Relance...

- © crédit : ArianeGroup -

3°) Le programme Callisto a pris du retard, car les premiers essais avaient été programmés pour 2021 : pour l'instant, nous sommes amenés à suivre le développement et les premiers essais du moteur Prometheus. Développé en France donc, à Vernon, ce financement par France Relance re-vitalise l'industrie spatiale. 

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4°) Au-delà de Callisto, le moteur Prometheus est appelé à équiper un démonstrateur plus important, THEMIS, puis, à l'horizon 2030-2035, les futurs lanceurs réutilisables : ARIANE NEXT et VEGA...

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Tout cela se produit tard... Les théories libérales ne favorisent ni la recherche, ni le développement, et elles ne planifient surtout pas un développement qui prendra au bas mot 15 ans. Un service public, lui, le peut.... Comme on dit, « mieux vaut tard que jamais »...

mercredi 11 juillet 2018

Double mission pour un double astéroïde ?

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Retour cette semaine sur une mission en cours de développement technique de l'ESA :
L'astéroïde Didymos a été découvert en 1996, il fait partie de ces corps orbitant sur une trajectoire proche de celle de la Terre. En 2003, il est passé à une distance de 7 millions de km de la Terre, (soit 0,05 Unité Astronomique) : une paille à l'échelle spatiale, et il a été rangé dans la classe des objets potentiellement dangereux. Il mesure environ 780 mètres de diamètre, une petite montagne, mais pas très dense et il présente cette caractéristique étonnante de posséder un satellite naturel, une « Lune » baptisée de manière non officielle Didymoon.
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Comme c'est l'objet double le plus proche de nous, des chercheurs de la NASA ont eu l'idée de le tester grandeur nature pour mesurer les variations de son orbite que pourrait provoquer un impact, il s'agit de la mission DART, qui est déjà très avancée.
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Côté européen, une première mission a été annulée, avant de ressurgir, avec un nouveau nom, HERA, du nom de la jalouse épouse de Zeus, et l'idée consiste à accompagner l'impacteur DART vers Didymos, et de mesurer les conséquences de cet impact sur le système et sur les pertubations de trajectoire de son satellite : 
« Un tel système de deux astéroïdes est un banc de test parfait pour une expérience de défense planétaire, mais c’est également un environnement complètement nouveau. Même si 15% des astéroïdes connus sont des astéroïdes binaires, nous n’en avons jamais exploré auparavant, et nous nous attendons à de nombreuses surprises, » explique Ian Carnelli, responsable de la mission Hera.
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Conjoint avec la mission DART, développée par la NASA qui enverra l'impacteur, HERA mesurera les conséquences de l'impact (changement éventuel de trajectoire) et photographiera également cet objet double, Didymos et Didymoon, dans tous les domaines des ondes :  infra-rouge, visible, et un lidar établira précisément les cartes des deux astéroïdes. De plus, elle emporterait dans ses soutes, deux micro-satellites de type MASCOT.
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Si le projet semble être en bonne voie, puisqu'il entre en phase technique, il n'est pas encore adopté définitivement : la décision finale aura lieu en 2019. Une mission conjointe de 2 satellites indépendants  de la NASA et de l'ESA vers un objectif commun serait une première.
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CREDIT des images : ESA

vendredi 8 décembre 2017

Space Rider (développement d'un véhicule spatial)

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Un communiqué de l'ESA  nous apprend que l’Agence Spatiale Européenne a décidé de poursuivre l’expérience qui avait conduit à construire un prototype de véhicule de rentrée atmosphérique, IXV, qui fut testé avec succès en 2015. Maintenant, l'ESA  s'engage sur le développement du Space Rider.
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Le SPACE RIDER pourra emporter jusqu’à 800 kg d’expériences, il sera réutilisable six fois, et il sera lancé par une fusée VÉGA C : l’ingénierie du véhicule a été confiée à European Launcher Vehicle, la société italienne qui développe la fusée VEGA, et à Thalès Alenia Space, qui avait conçu le prototype IXV. Le lanceur Véga C sera opérationnel en 2021
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Le SPACE RIDER sera un véhicule à corps portant, un engin dénué d’ailes, qui limite les difficultés dues à la Rentrée atmosphérique, et il atterrira au moyen d’un parachute de type parafoil.(ci-dessous, un prototype testé pour le véhicule US : X38), mais je ne suis pas sûr que cette technologie ait été très développée jusqu'à présent.
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 Il est toujours intéressant de voir des acteurs industriels se pencher sur le développement d’un véhicule spatial.
 Les européens ont pris du retard sur les américains dont le mystérieux X37 sillonne la banlieue atmosphérique depuis plusieurs années, et ce véhicule promet de nombreux et intéressants développements… On peut toujours rêver…

vendredi 22 avril 2016

Lancement de Sentinel 1B et propulsion Ionique

Brèves du spatial
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Ce soir, vendredi 21 avril, une fusée SOYOUZ décollera de la base spatiale de Kourou, elle emporte à son bord le satellite d'observation SENTINEL 1B, frère jumeau de Sentinel-1A  (lancé en 2014).
En outre, elle emporte un satellite plus petit, comparé au 2,3 tonnes de Sentinel, Microscope est une réalisation du CNES, il pèse 180 kg et son but est de tester la gravité, en comparant la chute libre de deux corps, mais depuis l'Espace : il devrait faire gagner deux chiffres significatifs à notre connaissance (en résumé, il s'agit d'un remake sophistiqué de l'expérience de Galilée jetant, du haut de la Tour de Pise, deux masses différentes)
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En outre, Soyouz emportera à son bord trois expériences technologiques avec les satellites :

AAUSAT4 (Danemark)
OUFTI-1 de l'Université de Liège (Belgique)
Est@r-II du Politecnico di Torino (Italie)

Chacun pèse un kilogramme, a été conçu par une université et donc par des étudiants, et emporte une expérience à son bord.
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- AAUST 4 -
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Pour les insomniaques, le lancement pourra être vu ici...
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Sinon, évolution technologique importante, si l'on veut voyager dans l'Espace avec un moteur capable d'une propulsion à longue durée, la Nasa annonce la signature d'un contrat avec la société Aerojet Rocketdyne pour le développement d'un moteur à plasma ionique. Par rapport à la sonde DAWN, qui fut équipée du moteur NT-Star qui développait une puissance de 2,6 kW, le moteur développé est annoncé d'une puissance de 13 kW. Par rapport à son équivalent chimique, le Xénon a une durée de vie multipliée...
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jeudi 10 mars 2016

Ne vous fiez pas au Ciel qui dort (revue de presse)

Pour le ciel, pas d'actualité brûlante ou plus brillante que le projet de Code du Travail qui oblitère les autres cette semaine, mais il y a matière, pour l'esprit à s'envoler un tout petit peu : dressons une liste — non limitative — de quelques attentes.
L'ESA — l'Europe donc — est engagée dans la mission martienne franco-américano-russe. Une fusée doit décoller le 14 mars de Baïkonour, avec Exomars : Exomars comporte un orbiteur et un atterrisseur, ce qui, pour l'Europe, sera une grande première : (quoique, Huyghens a bien atterri sur Titan, et Philae sur Rosetta, « un peu cassés la margoulette », sans parler d'un vieil et cuisant échec martien) : Schiaparelli montre à l'envie que l'ESA veut et peut être capable de faire atterrir un visiteur mobile sur Mars. (et que ce problème n'est pas simple !)
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Le tour du monde de SI2 s'est arrêté l'an passé après qu'il eut accompli un exploit, cinq jours de vols en continu qui l'ont conduit de Nagoya à Honolulu. Mais, après cette première mondiale, l'avion solaire présentait des avaries si importantes que la mission a été suspendue pour de longs mois... En particulier, les batteries ont souffert du froid des hautes altitudes et elles ont été revues et modifiés.
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Un mail m'annonçait le 9 mars que Solar Impulse s'apprête à voler à nouveau : les équipes se sont employées à réparer les avaries, et à remplacer les pièces fragiles. Deux vols dans le ciel hawaïen ont permis de qualifier les réparations et d'autoriser la libellule solaire pour la poursuite de son merveilleux tour du monde. À suivre...
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LAS, BUT NOT LEAST : L'IDÉE VILLAGE D'UN VILLAGE LUNAIRE CONTINUE SON BONHOMME DE CHEMIN...
« J'ai l'intention de construire une base permanente sur la Lune: ce sera une station ouverte pour différents Etats participants, des pays des quatre coins du monde. » explique posément le nouveau directeur général de l'ESA, Jan Wörner. Le village ! voilà une riche idée et une bonne modélisation de ce qu'est l'Europe aujourd'hui.
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L'idée présente une ouverture originale : chaque nation pourrait apporter sa contribution, sous la forme d'une nouvelle maison... une auberge espagnole, à l'échelle mondiale, en quelque sorte, où le village ne deviendrait que ce que chacun est prêt à contribuer...
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 Récemment, l'ESA a démontré sa capacité à manipuler la communication... Si la communication ne sert qu'à magnifier des projets destinés à ne jamais aboutir, grand est le risque de retourner contre elle la désillusion des rêveurs, naïfs, peut-être, mais aussi fatigués de la vanité des promesses. Mais si, à force de patience et de travail, elle mène à des aventures aussi motivantes qu'ont été Cassini, Rosetta, alors...
 Avec des imprimantes 3D, qui se serviraient du régolithe lunaire comme matériau de construction, il faudra peut-être vingt ans pour que ce projet aboutisse, mais il serait un excellent vecteur de développement d'un spatial qui vise à la marche suivante, de la banlieue de la Terre à l'orbite lunaire, un pas, un petit pas pour l'humanité...