La NASA a mis en ligne la vidéo décrivant la descente de Perseveranceet son atterrissage. Au début, une caméra filme vers le haut : parachute, puis vers le bas : séparation avec le bouclier thermique, descente, activation de la grue qui dépose le rover tout doucement, puis séparation... un moment très fort pour une mission d'exception.
La NASA vient de mettre en ligne une nouvelle animation décrivant plus en détail l'astéroïde Bénou, but de la mission OSIRIS-Rex, poursuivant sa mission d'étude, de cartographie et de modélisation de l'astéroïde. Avec, à l'horizon 2020, un autre objectif : prélever un échantillon. En attendant, Bénou tourne en rond !
La mission Insight est une mission orchestrée par la N.A.S.A. mais équipée d'instruments de mesure européens (il y en a même un qui est Orléanais) : si j'ai bien compris, le but est d'étudier la géologie Martienne et de comprendre comment et pourquoi son noyau s'est refroidi (alors que celui de notre planète est encore très actif)...
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L'atterrissage sur Mars avait déjà été tenté par les Européens et avait été un échec, nul doute que l'expérience acquise par la N.A.S.A. est un précieux atout.
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Entre le moment où la sonde pénètre l'atmosphère martienne et l'atterrissage, la sonde passe par une phase critique que les Américains ont surnommé les 7 minutes de terreur :
. bien que l'atmosphère martienne soit ténue, la sonde s'échauffe
considérablement,
. un parachute prend le relais ralentit la sonde, mais du fait de
l'atmosphère raréfiée il ne suffit pas à la manœuvre,
. au moment d'atterrir, des rétrofusées achèvent de ralentir la sonde.
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Chacune de ces phases est critique : la moindre anicroche est fatale à la mission. Jusqu'à présent, les missions étaient programmées à l'avance, et pendant les 7 minutes de l'atterrissage, les observateurs étaient aveugles au déroulement. Sur Mars, avec un peu de chance, la sonde d'observation M.R.O., désormais une vieille dame martienne, peut observer ce qui se passe, si elle est bien placée.
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La nouveauté concerne deux micros sondes, les Cubesat MarCO-1 et MarCO-2 (cubesat, d'une masse de quelques kilos, cube de 30 cm de côté), ils ont accompagné la sonde depuis la Terre et bien qu'incapables de se satelliser, ils observeront et relayeront les nouvelles de l'atterrissage d'Insight.
Même si tout s'est bien passé, il faudra attendre encore vingt minutes l'arrivée d'un premier signal.... et après, commencera la mission géologique...
La sonde OSIRIS-Rex a réalisé une série de clichés de l'astéroïde en vue de préparer la mission de collecte de matériel : une fois assemblé, le voici en toute majesté, il est pas beau ce gros bébé tout caillouteux ?
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Loin du patatoïde auquel Rosetta ne manquait pas de faire songer, il ressemble étrangement à un autre astéroïde lui aussi géocroiseur, Ryugu, autour duquel orbite actuellement la sonde Hayabusa-2 : une toupie, relativement pointue sur ses pôles, et assez renflée sur son équateur, il n'est pas assez gros pour prendre une forme sphérique, mais suffisamment pour avoir commencé le travail menant à une sphère. D'autres mesures sont également prises, mais je vous laisse vous référer à l'article Wikipedia pour en connaître le détail.
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La NASA nous indique que le bras amovible dont la mission effectuera le « Touch-and-Go » lors de l'atterrissage pour prélever du matériau astéroïdaire a été testé !
Le lancement de la sonde solaire : Parker Solar Probe aura été l'actualité de ce week-end reprise en boucle par tous les journaux, et avec des détails, ce qui est rare.
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crédit Nasa
La découverte du vent et de la couronne solaires, par l'astronome Eugene Parker, qui donne son nom à la mission, ont amené dès le début un fort désir d'étudier le soleil de plus près et les origines de cette sonde remontent à 1958, il y a soixante ans, mais s'approcher risque de faire fondre les ailes qui nous ont permis de voler, du moins la cire qui donnait sa cohérence et sa solidité à l'ensemble conçu par Icare.
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Récemment, on songeait encore à une sonde en forme de cône afin de protéger l'électronique et les instruments de mesure.
Aujourd'hui, le projet a été revu sur un mode moins exigeant : la sonde ne se rapprochera pas à moins de 10 rayons Solaires. Son architecture s'appuie sur un bouclier d'une épaisseur de 11,5 cm composé d'une mousse de carbone, enveloppée dans des composés à base de carbone et, côté exposé, une surface en alumine : la température de la sonde devrait monter à 1400 Kelvins (1123°C), côté exposé, et ne pas dépasser 20 K à l'intérieur. (Plus d'explications sur le site de la NASA)
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La mécanique joue son rôle puisque la vitesse de la sonde, très élevée, permettra de limiter l'accumulation d'énergie : la sonde effectuera des ellipses dont Vénus et le Soleil seront les foyers, et ce sera l'objet le plus rapide jamais conçu. Si l'on se souvient, New Horizons détenait le record avec une vitesse d'environ 50 000 km/heure : Parker Solar Probe roulera à une vitesse d'environ 700 000 km/heure, quatorze fois plus vite, et à chaque passage près du soleil, un peu plus près à chaque passage, déclenchera toute une série de mesures : 7 survols sont prévus, dont le premier à la fin de l'année... et le dernier en 2025. Lors du passage au plus près du soleil, la sonde sera muette et devra attendre une certaine distance, et une température normalisée, pour envoyer le résultat de ses mesures :
Ces deux images ont un point commun, l'une au microscope, l'autre prise dans l'espace, il s'agit de résultat des deux missions Hayabusa, développées par l'agence spatiale Japonaise JAXA.
La première mission Hayabusa-1 s'est déroulée du 9 mai 2003 au 13 juin 2010, et malgré les aléas, elle est parvenue à ramener sur Terre quelques minuscules grains d'astéroïde dont celui-ci en cours d'analyse par l'E.S.A.
Huit ans plus tard, la seconde mission, Hayabusa-2, rejoint l'astéroïde Ryugu, et nous délivre la première image rapprochée de ce très gros caillou (900 m de diamètre, trois fois la Tour Eiffel), à une distance de six kilomètres. Peu de cratères, beaucoup de rochers, une forme de dodécaèdre : pendant un an, Hayabusa-2 étudiera ces objets aussi anciens que le système solaire, 4 milliards et demi d'années. Maintenant nous savons, à la suite de la mission ROSETTA, qu'ils ont pu développer sur le long terme une chimie complexe, comprenant entre autres les bases chimiques que l'on suppose nécessaire au développement de la vie sur Terre... et chacun est aussi un univers en soi. Ryugu n'a été identifié qu'en 1999. Donc il a beaucoup à nous apprendre
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Les principales innovations techniques de cette mission consistent en l'amélioration de son antenne, de ses moteurs ioniques, et la participation de l'E.S.A. sous la forme d'un petit atterrisseur, nommé MASCOT, capable de se redresser...
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L'astéroïde Ryugu fait partie de la famille d'astéroïdes Appolon suivant une trajectoire très voisine de celle de la Terre, donc plus « faciles à atteindre » (si ce mot a un sens) par exemple qu'un objet de la ceinture d'astéroïdes, et dont fait également partie Didymos, dont j'ai parlé précédemment, à propos de la mission HERA, en développement.
Sur le site de l'agence spatiale Japonaise, la JAXA donne des nouvelles du but de la misson Hayabusa-2, en approche de l'astéroïde Ryugu, qui orbite sur une orbite très voisine de celle de la Terre, mais à une distance très respectable... Lancée en 2014, la sonde se mettra en orbite, si tout se passe bien, cet été, au mois de juillet...
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Sur les images ci-dessus, prises récemment, l'astéroïde mesure sur l'image quelques pixels... et vous pouvez suivre son approche plus précisément sur le Forum de la Conquête Spatiale. On y apprend par exemple que Ryugu tourne sur lui-même en un peu plus de 7 heures. Date de mise en orbite prévue : 27 juin 2018, en plein mondial !
Le lancement ayant eu lieu le 5 mai dernier, il est passé, mais il comporte une information inattendue, qu'il me semble utile de détailler. Tout d'abord, INSIGHT est probablement la seule mission interplanétaire de l'année. En résumé : la mission INSIGHT a décollé le 5 mai, voir la vidéo ci-dessus. Direction, la géologie Martienne !
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Le 5 mai, le lancement a été effectué depuis la base militaire de Vandenberg, en Californie, à bord d'une fusée Atlas V dont il s'agit aussi des dernières missions. Ce robuste lanceur devrait être bientôt remplacé par la fusée VULCAN.
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À son bord, outre la vedette de cet article, la sonde INSIGHT, (dont j'ai déjà parlé en mars) la mission emporte deux satellites minuscules, Mars Cube One, MarCO1 et MarCO2, qui seront les premiers nanosatellites « cubesats » interplanétaires.
D'une masse de 13,5 kg chacun, ils répondent à une nouvelle catégorie de sonde : les nano-satellites. C'est la toute première fois que sera mise en œuvre cette nouvelle technologie pour une mission interplanétaire : les petits satellites, avec une mission simplifiée, faciles à envoyer dans l'espace, sensibles à un moteur plasma, du fait de leur faible masse, sont un grand espoir pour les missions interplanétaires...
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Dans le cas présent, MarCO-1 et MarCO-2 serviront de relais de communication entre la Terre et Insight pendant sa descente. Les satellites existant ne pouvant retransmettre les données de descente qu'avec des heures de retard, les nano-satellites devraient améliorer la connaissance des données de descente. Pourquoi sont-ils deux ? Parce que les prototypes ont parfois des défauts et que la NASA a préféré une mission redondante afin de sécuriser la réussite de la mission.
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Crédit : NASA / JPL Caltech
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En matière de vol interplanétaire, il n'est pas inutile de souligner que ces deux nano-satellites sont la principale nouveauté de ce vol.
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Ils continueront ensuite leur chemin sur une orbite héliocentrique, tandis que de son côté, INSIGHT poursuivra sa mission : atterrissage à haut risque, puis, si tout se passe bien, étude de la géologie martienne... Rappelons qu'INSIGHT emporte à son bord des instruments français, conçus au C.N.E.S. et que je connais des gens qui vont angoisser pendant les six mois à venir...
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Crédit : MANCHU et CNES
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Pour rappel, deux sismomètres équipaient déjà les missions Viking (en 1976) et aucun d'eux n'a jamais fonctionné. Mes vœux chaleureux accompagnent cette belle mission !
Mars Insight est une mission conjointe de la NASA et du CNES dont le premier appel d'offres remonte à 2010. En 2013, les choix furent définis, ainsi que le nom :
Sa mission change de ce qui a été étudié jusqu'à présent. Les sondes et les rovers étaient très généralistes, (MRO, Opportunity). Curiosity est la première à avoir reçu une mission de géologue très précise, et Insight poursuit dans cette voie, mais avec la volonté de sonder les entrailles de la planète Mars. Peut-être n'est-t-elle que la première de missions dédiées à un objectif très pointu : en l'occurence, elle étudiera la géologie martienne, sa sismologie en vue de mieux connaître ses entrailles : écorce, manteau, noyau que l'on sait assez figé (manque de magnétisme), mais dont on ne sait pas grand-chose en fait.
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Équipée d'une sonde capable de forer jusqu'à 5 mètres de profondeur, et dotée d'un sismomètre, conçu par le C.N.E.S. (j'y reviens) : cette mission est donc une opération conjointe de la NASA et du CNES et il est remarquable de noter — dans l'atonie spatiale que nous traversons — qu'elle sera la seule mission d'exploration de la NASA lancée en 2018.
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Ce matin, un NASA-twit nous informe que la sonde Insight a été embarquée, depuis le Colorado vers la base de Vandenberg en Californie, d'où elle devrait être lancée en mai 2018.
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La petite pensée du matin vient de ce que je me souviens... qu'en 1984, j'ai effectué mon stage de fin d'études au C.N.E.S. et qu'un des rares de ma promo à avoir accepté d'y travailler est un ami, Laurent, et qu'il bosse sur ce projet maintenant depuis huit ans ! Il aura fallu trente quatre ans de patience, de persévérance et de courage pour participer à un projet qu'on peut assimiler à un rêve de gosse, et la preuve qu'on vient à bout de beaucoup d'obstacles... et puis, le fait de passer à des études différenciées de la planète Mars ouvre la voie à d'autres missions, d'exploration ou d'étude, reste à espérer que le Perspicace ne soit que le premier d'une longue liste de missions pertinentes...
Et voilà, c'est fini, toutes les télés et les radios en ont parlé, je n'en rajouterai pas, voici trois des derniers clichés, le plus flou est le tout dernier, les optiques étant réglées sur l'infini, la sonde Rosetta est trop proche pour améliorer la mise au point, en se souvenant que l'infini, en optique, commence à partir d'une dizaine de mètres, peut-être un peu plus pour les caméras de Rosetta ?
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Rosetta est morte, vive les projets à venir de l'E.S.A. : village lunaire, mission vers Europe, la lune glacée de Jupiter et, plus près de nous, l'atterrissage de Schiaparelli sur Mars, dans un peu plus de deux semaines.
Exomars est une mission conjointe menée par l'Europe (ESA) et les Russes. Les américains qui avaient pris une participation, se sont retirés à la suite de la montée des tensions et des guerres.
En 2016, la charge comprendra un orbiteur et un petit atterrisseur. Exomars Trace Gas Orbiter est un orbiteur développé par l'ESA, et il est prévu qu'il décolle au printemps 2016, sa mission consistera à analyser les gaz composant l'atmosphère martienne, en particulier le méthane dont les précédentes missions ont trouvé des traces irrégulières.
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Suite aux échecs précédents, la première mission d'ExoMars EDM, rebaptisée Schiaparelli (en l'honneur de Giovanni Schiaparelli qui étudia et permit de connaître la planète Mars comme un monde singulier) doit tester les techniques d'atterrissage sur Mars et ce sera une première pour l'ESA.
Si l'atterrissage réussit, ExoMars EDM, qui pèse 600kg, aura déjà transmis nombre de données durant la descente et il procèdera à des expériences au sol, limitées par la durée de vie de ses piles.
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En 2018, en tenant compte des paramètres de la première mission, la Russie et l'Europe lanceront un Rover, mobile, et un laboratoire (immobile et muni de panneaux solaires, voir ci-dessus l'assemblage plateforme + rover) dans le but de procéder à des analyses biochimiques « fines ». En particulier, le Rover Exomars devrait être capable de forer le sol jusqu'à deux mètres de profondeur et d'analyser les prélèvements à la recherche de traces biochimiques.
Récemment, l'ESA a rendu public le site d'atterrissage du rover Exomars (2018), il s'agit d'une vaste région déjà visitée par les sondes Viking, Mars Pathfinder et Opportunity. Située à une lattitude d'envirion 26° Nord, près de Chryse Planitia et de Marth Vallis, Oxia Planum est un plateau en altitude, dans une dépression riche en argiles : ces régions où l'eau a coulé par le passé (lors du Noachien, il y a quatre milliards d'années) et les scientifiques se demandent si une vie bactérienne a pu s'y développer, et s'il reste — peut-être — aujourd'hui — des organismes vivants, cachés en profondeur, là où pourrait subsister de l'eau liquide...
Lancée le 19 janvier 2006, la sonde New Horizons a pour objectif d'explorer les confins du système solaire. Elle aura mis neuf ans et demi et cinq milliards de kilomètres pour venir traverser le plan formé par Pluton et ses cinq satellites.
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Cette mission a permis de mieux connaître le principal satellite de Pluton, Charon, si proche de Pluton que ces deux planètes tournent, pour reprendre l'expression employée par la NASA, « comme deux patineurs sur glace se touchant le bout de des doigts » tournant autour de leur point de gravité commun.
Avant l'envol de NH, deux autres satellites de Pluton avaient été découverts : Nix et Hydra, puis en 2011 s'en ajouta un quatrième, Kerberos, et un cinquième, Styx, en 2012.
La danse de Charon et de Pluton rend, par exemple, la rotation de Nix totalement chaotique :
Simultation de la NASA :
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Désormais, le système solaire (à la notable exception du système Uranien, qui mérite une mission), a été parcouru par des sondes : Mariner 9, 10, 11, Voyager 1, Voyager 2. New Horizons vient clore cette première étape de l'exploration spatiale, qui a consisté à aller voir de près les principales planètes.
- Charon -
L'ÉVÉNEMENT : mardi 14 juillet, aux alentours de 13 heures, heure française, la sonde New Horizons est passée au plus près de Pluton, déclenchant une série d'images, et d'expériences (complexes), jusqu'à se retourner pour prendre des images de Pluton et de Charon occultant le soleil...
Très vite, la NASA a mis en ligne des images partielles, ou en faible définition. Les chercheurs américains vont prendre le relais et nous livrer dans les années à venir images et études plus détaillées.
— les « Alpes » plutoniennes, futur col du tour de France ? —
Le monde Plutonien que l'on attendait lunaire, multi-cratèrisé, gris, triste et morne... est une planète légèrement orangée, couverte de glaces variées, méthane, azote... qui semblent se sublimer et se solidifier, générant une géologie unique dans le sytème solaire !
- Les longues plaines parcourues de fractures –
Pas de cratères, mais des plaines, lisses, avec des fractures, des amas de débris, puis des falaises, des hauts-plateaux et des montagnes qui culminent jusqu'à 3000 mètres. Pluton se révèle une planète vivante avec une géologie unique dans le système solaire, comme quoi, la réalité ne cesse de nous surprendre et de nous faire découvrir des facettes d'une diversité toujours renouvelée... Merci la vie ! Merci la réalité !