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dimanche 13 octobre 2024

Lancement de la sonde européenne HERA

– lancement d'Hera par une fusé Falcon-9 le 7 octobre –

La sécurité spatiale est devenue une question suffisamment grave
 pour que les nations investissent pour mesurer les dégâts que provoquerait un impact avec un astéroïde ou une météorite. 
Le congrès des États-Unis a financé plusieurs observatoires chargés d'évaluer les géocroiseurs (les astéroïdes croisant l'orbite de la Terre), leur nombre et leur taille. 


Les premières études remontent à 2005. La N.A.S.A conçoit la mission DART à destination de l'astéroïde binaire : Didymos et de son satellite Dimorphos. L'impact aura lieu sur Dimorphos, il est prévu pour 2021 et l'on évaluera les modifications de l'orbite de Dimorphos autour de Didymos.

En 2017, l'Agence Spatiale Européenne reprend ses études, de manière à compléter la mission de la NASA, et met au point une sonde d'exploration, nommée HERA, qui évaluera les effets de l'impact de la DART sur Dimorphos.


Le 7 octobre, une fusée américaine falcon-9, modifiée puisque l'intégralité du carburant du premier étage a été utilisé (pour la vitesse de lancement, et sera donc perdu), a lancé la sonde Héra qui rejoindra le système de Didymos en décembre 2026, dans deux ans.

À son bord, outre une multitude d'instruments de mesure, se trouvent également deux cubesat – des micro-satellites : Juventus et Milani, l'un équipé d'un radar pour sonder l'intérieur des astéroïdes, et l'autre pour effectuer des mesures spectrales de la surface et de la poussière.


– écusson de la mission finale –





mercredi 11 juillet 2018

Double mission pour un double astéroïde ?

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Retour cette semaine sur une mission en cours de développement technique de l'ESA :
. L'astéroïde Didymos a été découvert en 1996, il fait partie de ces corps orbitant sur une trajectoire proche de celle de la Terre. En 2003, il est passé à une distance de 7 millions de km de la Terre, (soit 0,05 Unité Astronomique) : une paille à l'échelle spatiale, et il a été rangé dans la classe des objets potentiellement dangereux. Il mesure environ 780 mètres de diamètre, une petite montagne, mais pas très dense et il présente cette caractéristique étonnante de posséder un satellite naturel, une « Lune » baptisée de manière non officielle Didymoon.
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Comme c'est l'objet double le plus proche de nous, des chercheurs de la NASA ont eu l'idée de le tester grandeur nature pour mesurer les variations de son orbite que pourrait provoquer un impact, il s'agit de la mission DART, qui est déjà très avancée.
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Côté européen, une première mission a été annulée, avant de ressurgir, avec un nouveau nom, HERA, du nom de la jalouse épouse de Zeus, et l'idée consiste à accompagner l'impacteur DART vers Didymos, et de mesurer les conséquences de cet impact sur le système et sur les pertubations de trajectoire de son satellite : 
« Un tel système de deux astéroïdes est un banc de test parfait pour une expérience de défense planétaire, mais c’est également un environnement complètement nouveau. Même si 15% des astéroïdes connus sont des astéroïdes binaires, nous n’en avons jamais exploré auparavant, et nous nous attendons à de nombreuses surprises, » explique Ian Carnelli, responsable de la mission Hera.
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Conjoint avec la mission DART, développée par la NASA qui enverra l'impacteur, HERA mesurera les conséquences de l'impact (changement éventuel de trajectoire) et photographiera également cet objet double, Didymos et Didymoon, dans tous les domaines des ondes :  infra-rouge, visible, et un lidar établira précisément les cartes des deux astéroïdes. De plus, elle emporterait dans ses soutes, deux micro-satellites de type MASCOT.
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Si le projet semble être en bonne voie, puisqu'il entre en phase technique, il n'est pas encore adopté définitivement : la décision finale aura lieu en 2019. Une mission conjointe de 2 satellites indépendants  de la NASA et de l'ESA vers un objectif commun serait une première.
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CREDIT des images : ESA