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mardi 15 novembre 2022

Artemis : la troisième fois sera-t-elle la bonne ?

- Crédit © NASA -

La tempête en Floride n'aurait pas provoqué de dégâts trop importants et ne remettrait pas en cause le lancement d'Artemis, prévu pour demain, mercredi 16 novembre, aux alentours de 7h00, heure française...

À suivre...

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lundi 25 janvier 2021

Un lanceur européen ré-utilisable ?

- © image CNES -

Depuis qu'une entreprise américaine a réussi à mettre au point des lanceurs ré-utilisables, le marché des satellites se transforme en profondeur. En ce domaine, les européens ont pris du retard, et Space X a détrôné Arianespace.


1°) En 2015, une première initiative a réuni Allemands, Japonais et Français. Ils se sont associés autour de la mise au point d'un démonstrateur ré-utilisable, la fusée CALLISTO.

- © crédit : ESA -

2°) Ce démonstrateur s'appuiera sur une pièce essentielle, le moteur PROMETHEUS. En réalité, il est encore en phase de développement : il s'appuie sur des ergols liquides : oxygène et méthane, il aura une poussée de 100 tonnes. Ce projet a été financé par l'Europe en 2017.

Rappel : les fusées Ariane fonctionnent depuis trois décennies avec le moteur Vulcain, à hydrogène liquide : l'hydrogène génère des contraintes thermiques, et a tendance à dégrader les composants, d'où le choix, alternatif, du méthane, qui devrait permettre de réduire ces inconvénients, tout en développant une poussée équivalente (115 pour Vulcain / 110 bars pour Prometheus)

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Le développement de Prometheus nécessite une phase d'essai : d'où cette visite du président Macron en janvier 2021 en Normandie, pour annoncer le financement par la France des essais à venir  du moteur Promotheus pour 2021, grâce au plan France Relance...

- © crédit : ArianeGroup -

3°) Le programme Callisto a pris du retard, car les premiers essais avaient été programmés pour 2021 : pour l'instant, nous sommes amenés à suivre le développement et les premiers essais du moteur Prometheus. Développé en France donc, à Vernon, ce financement par France Relance re-vitalise l'industrie spatiale. 

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4°) Au-delà de Callisto, le moteur Prometheus est appelé à équiper un démonstrateur plus important, THEMIS, puis, à l'horizon 2030-2035, les futurs lanceurs réutilisables : ARIANE NEXT et VEGA...

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Tout cela se produit tard... Les théories libérales ne favorisent ni la recherche, ni le développement, et elles ne planifient surtout pas un développement qui prendra au bas mot 15 ans. Un service public, lui, le peut.... Comme on dit, « mieux vaut tard que jamais »...

jeudi 10 décembre 2020

Test en vol du Starship

prototype du lanceur Starship développé par Space X (© SpaceX)
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Difficile d'interpréter ce vol d'un prototype de Starship (n° SN 8), développé par Space-X : lors du retour, on note les deux ailes qui se déploient... et le freinage catastrophique à la fin... mais néanmoins, il semble très avancé...

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jeudi 26 avril 2018

Nouvelles des politiques spatiales

Il est grand temps de me secouer pour l'annonce des deux nouvelles, peu spectaculaires, mais qui signifient du changement !
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  • Tout d'abord un administrateur a été nommé à la tête de la NASA, il s'agit de Jim Bridenstine, nommé par Donald Trump. Élu à la Chambre des Représentants, c'est un ancien pilote qui a évolué en Aghanistan et en Irak. Il a été directeur du musée de l'air à Tulsa. Jusqu'à présent, sa candidature a été critiquée, du fait de son manque de connaissances scientifiques, et bien que, en bon soutien de Trump, il soit climato-sceptique, si cette expression a un sens.
   La NASA a vécu sans administrateur désigné depuis plus d'un an, et sa nomination est un indice de poursuite des projets engagés, même si la politique actuelle des U.S.A. en matière de spatial est plus que floue. (mais ils ne sont pas les seuls dans ce cas).
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  • Toujours aux U.S.A., la société Orbital ATK, plutôt spécialisée dans le secteur militaire, avec des lanceurs de petite et moyenne taille comme Antares, Pegaus et Minotaur annonce le développement d'un lanceur lourd, OmegA, un lanceur lourd, capable d'emporter une masse importante en orbite géostationnaire.

  Après le SLS toujours en développement, la Falcon Heavy qui a réalisé son premier essai, et le Vulcan développé par ULA, cela fait trois lanceurs lourds, peut-être à mettre en lien avec le projet Deep Space Gateway  déjà évoqué ici  ?
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vendredi 9 février 2018

Falcon Heavy, premier vol réussi

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Développer un lanceur lourd, capable d'emmener sur orbite géostationnaire et bien au-delà une charge telle une navette,  Space X et son démiurge Elon Musk auront mis de longues années avant de montrer que ce pari avait été tenu, mais désormais, c'est fait : la fusée FALCON HEAVY, le lanceur le plus puissant depuis les fusées Saturn V, qui avaient emmené les sondes Apollo et ses humains vers la Lune, a réussi son premier vol...
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Pour ce vol inaugural, il y avait juste un objet symbolique, que tous les médias ont surdécrit avec une surenchère croissante pour donner le sentiment du ridicule mais en minimisant l'exploit, ils sont juste arrivés à le grandir.
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Pour bâtir une station spatiale en orbite autour de la Lune, les hommes auront besoin d'outils puissants. La NASA prépare le lanceur SLS, les européens ne développent... pas grand chose, toujours frileux, toujours en retard de plusieurs trains... et la Falcon Heavy, mettant en œuvre sa dernière réussite, s'offre le luxe de récupérer deux des trois premiers étages qui propulsaient la Falcon Heavy. 
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De 1972 à aujourd'hui il s'est écoulé 46 années, qui ont semblé bien longues et c'est un grand espoir que de voir la création d'un vecteur capable d'emmener des hommes loins, sur la Lune, tout d'abord et avec un tel outil, sur Mars, un jour... peut-être avec l'autre fusée géante en développement chaque Space X, la Big Falcon Rocket ?
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jeudi 21 décembre 2017

Falcon Heavy en vitrine de Noël

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C'est une Arlésienne de Floride, dont on entend des nouvelles, le plus souvent par Tweet, sans la voir, et voici un tweet qui nous parle !
. Il s'agit de la version lourde de la fusée FALCON 9, dite Falcon Heavy
. haute de 70 mètres, 
. assemblage de 3 Falcon 9, 27 moteurs Merlin synchrones !
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Elle a une capacité d'emporter 64 tonnes en orbite basse, 26,7 tonnes en orbite géostationnaire et 16 tonnes pour un voyage vers Mars.
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Son premier lancement était conditionné par la remise en état d'un pas de tir à Cap Canaveral, il s'agit de la plus grosse fusée depuis les mythiques SATURN 5 qui emmenèrent des hommes vers la Lune. Comme toutes les falcon 9, la Falcon Heayv est conçue de manière à récupérer le premier étage.
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En théorie, le premier essai est programmé pour janvier 2018.
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vendredi 15 décembre 2017

Vol du New Shepard

New Shepard :
La société BLUE ORIGIN a procédé à un essai de son premier étage NEW SHEPARD, qui a emmené une nouvelle navette, dessinée dans une version commerciale, avec de grands hublots, des capteurs de mesure, et même un mannequin que l'on peut voir sur la photo dans le hublot de droite. Voici la vidéo, assez spectaculaire :
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Le vol comportait aussi des expériences embarquées. Avec ce nouveau module, le projet semble avoir mûri et être bientôt prêt pour un lancement, commercial celui-là. Un petit tour à 100 km d'altitude (quelques minutes pour voir la rotondité de la Terre) — comme un tour de manège — vous tente-t-il ?
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L'atterrissage du premier étage est très impressionnant.
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Le New Shepard est propulsé par le lanceur jusqu'à 40 km d'altitude, à partir duquel la fusée se sépare du module qui continue sur sa lancée jusqu'à 100 km d'altitude avant de retomber, et d'atterrir avec un parachute.
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VOICI LE NOUVEAU MODULE :
Dans le hublot de droite, voir le mannequin de test.
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vendredi 8 décembre 2017

Space Rider (développement d'un véhicule spatial)

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Un communiqué de l'ESA  nous apprend que l’Agence Spatiale Européenne a décidé de poursuivre l’expérience qui avait conduit à construire un prototype de véhicule de rentrée atmosphérique, IXV, qui fut testé avec succès en 2015. Maintenant, l'ESA  s'engage sur le développement du Space Rider.
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Le SPACE RIDER pourra emporter jusqu’à 800 kg d’expériences, il sera réutilisable six fois, et il sera lancé par une fusée VÉGA C : l’ingénierie du véhicule a été confiée à European Launcher Vehicle, la société italienne qui développe la fusée VEGA, et à Thalès Alenia Space, qui avait conçu le prototype IXV. Le lanceur Véga C sera opérationnel en 2021
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Le SPACE RIDER sera un véhicule à corps portant, un engin dénué d’ailes, qui limite les difficultés dues à la Rentrée atmosphérique, et il atterrira au moyen d’un parachute de type parafoil.(ci-dessous, un prototype testé pour le véhicule US : X38), mais je ne suis pas sûr que cette technologie ait été très développée jusqu'à présent.
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 Il est toujours intéressant de voir des acteurs industriels se pencher sur le développement d’un véhicule spatial.
 Les européens ont pris du retard sur les américains dont le mystérieux X37 sillonne la banlieue atmosphérique depuis plusieurs années, et ce véhicule promet de nombreux et intéressants développements… On peut toujours rêver…

dimanche 2 avril 2017

Fusée réutilisée (1er étage) : une première

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Difficile de contourner une actualité spatiale curieusement dominée par deux évènements antagonistes : le clouage au sol d'une part, de la fusée Ariane 5, parce que les gouvernants à force d'ignorer que les fusées sont faites par des humains, mesurent mal ce que font trente ans de mépris et d'indifférence, et qu'il est difficile de faire cohabiter une région sous-équipée avec l'installation la plus prestigieuse de l'Europe en pleine forêt Amazonienne...
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Euh... La mémoire manque parfois, il me faut nuancer avec un rappel de la défunte navette spatiale qui a été la première à démontrer la possibilité d'un vaisseau réutilisable.
Mais aujourd'hui, le triomphe de la fusée Falcon-9 nous le ferait presque oublier : Elon Musk l'avait annoncé, dans le plus grand scepticisme, et il l'a fait. Pour la toute première fois, un constructeur, Space X en l'occurence, a lancé un satellite en se servant deux fois de suite du premier étage d'une fusée : le premier étage a effectué deux lancements successifs et est revenu sur Terre deux fois de suite en atterrissant sur une barge en haute mer. Jamais un tel exploit n'avait été réalisé auparavant.
 Le premier étage étant la pièce la plus coûteuse du vaisseau, cette réussite propulse les lanceurs dans l'ère du vaisseau réutilisable. Le premier étage a atterri impeccablement sur une barge en mer, comme cela est devenu, en moins de deux ans, une technique parfaitement maîtrisée...
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Dans la foulée, l'autre projet de fusée réutilisée a fait l'effet d'une annonce parallèle. Jeff Bezos, le dirigeant de Blue Origin, a publié une image du moteur du premier étage, le BE_4, qui équipera le premier étage des fusées de la société ULA (United Launch System  regroupe les sociétés Boeing et Lockheed Martin). Mais là, même si la volonté affichée est d'une belle clarté, il reste du chemin — entre la promesse et sa réalisation — à parcourir...

mardi 20 décembre 2016

2016 année de la Chine spatiale ?

La Chine poursuit son développement en direction de l'espace. 
Tout d'abord, cette année a commencé avec le lancement de deux fusées Longue Marche (ou Chang Zheng) de nouvelle génération: Chang Zheng 7 au printemps, et Chang Zheng 5 fusée lourde, capable de placer en orbite de transfert géostationnaire (c'est-à-dire aux portes du voyage spatial) une masse de 13 tonnes.
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Ensuite, le gouvernement a inauguré une nouvelle base spatiale, basée à Wenchang sur l'île de Hainan, soit une base le plus proche possible de l'équateur qui diminue considérablement les coûts de mise en orbite (comme d'habitude, la Chine se révèle particulièrement parcimonieuse en matière d'images... je n'ai trouvé que celle-là) :
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Et là, magnifique, vient de suivre le développement d'une grande parabole au Pôle Nord, au nord de la Suède pour être précis... car, pour communiquer, il faut savoir se munir de grandes oreilles !

La question du projet reste un peu en suspens : base orbitale capable de rivaliser avec la station spatiale internationale, ou base Lunaire permanente ? Les deux projets existent (1) et semblent se développer parallèlement : les objectifs de la Nation Chinoise sont particulièrement ambitieux et on aimerait que les frileux Européens en prennent un peu de souffle.
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Parabole Chinoise au centre spatial d'Esrange en Suède
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(1)  : information glanée sur l'excellent forum de la conquête spatiale.

vendredi 4 novembre 2016

CZ-5 : longue marche de la Chine

 La République Populaire de Chine a procédé hier au lancement de sa nouvelle fusée : CZ-5, Changzheng 5, ou Longue Marche (je ne résiste pas au plaisir de mettre le lien en rouge). 
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 Vous pouvez consulter ci-dessous la vidéo, assez publicitaire, mise en ligne par les autorités chinoises :
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 En quoi est-ce important ? La Chine développe actuellement une nouvelle génération de lanceurs appelés à prendre le relais de la génération Longue Marche 2, 3 et 4. La Longue-Marche-5 est un lanceur lourd de la même classe que la fusée Delta IV-Heavy !
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 Le lancement a eu lieu hier, jeudi 3 novembre 2016 et est un succès, voir la vidéo ci-dessous :
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À l'instar du Space Launch System développé par la NASA, la Longue Marche-5 est capable d'emporter 23 tonnes en orbite basse et treize tonnes en orbite géostationnaire (et donc bien au-delà) : si l'on risque l'hypothèse d'un retour vers la Lune, objectif avoué des Européens, possible pour les Américains et très déterminé pour les Chinois, ces lanceurs lourds sont les outils qui permettront d'assumer l'ambition d'aller de l'avant et d'explorer plus avant, au moins, l'espace proche, à commencer par notre satellite naturel ou un de ces astéroïdes géocroiseurs si nombreux sur l'orbite de la Terre autour du Soleil (plus d'un millier...).

vendredi 8 mai 2015

Blue Origin crée une fusée

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Retour sur une actualité récente : le 30 avril, la société Blue Origin a procédé au lancement d'une capsule inhabitée : propulsée par un nouveau moteur, le BE-3, développé par la société Blue Origin, la capsule s'est élevée jusqu'à une altitude de 93,5 km, approchant de près la frontière symbolique des 100 km d'altitude. Le vol s'est parfaitement déroulé, et la capsule est retombée en douceur, en sustentation sur trois parachutes.
Seul bémol, l'unique étage de la fusée, qui est conçu pour être ré-utilisé, n'a pu atterrir dans de bonnes conditions et s'est crashé. Mais le moteur a parfaitement fonctionné pendant la phase d'envol. 
Il faut rappeler que Blue Origin, basée au Texas, a été créée par Jeff Bezos le fondateur d'Amazon, dans le but avoué de réaliser un système capable de proposer du tourisme spatial.
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En fait, du point de vue de la communication, cette vidéo semble promettre ce tourisme pour demain, pourquoi pas, après tout, je fais partie de ceux que cette idée excite. En même temps, le tourisme spatial ne peut pas être un but en soi, pour qui s'intéresse à l'espace... les perspectives sont trop éloignées : dès lors, s'agit-il d'une opération de communication, une mise en scène coûteuse d'un projet sans fondement ?
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Du point de vue de la navette, peut-être, mais, si vous regardez plus attentivement le propulseur, ce réservoir trapu, assez peu élégant, mais assez puissant pour emporter d'une traite une navette à 100 km de hauteur... Il répond au nom peu poétique de BE-3, et, en brûlant un mélange d'hydrogène et d'oxygène liquides, la société Blue-Origin, sur son site explique qu'il produit une poussée de 50 tonnes, et qu'il équipera les futures fusées Vulcan développées par United Launch Alliance (ULA) : c'est-à-dire un consortium réunissant deux géants de l'espace : Lockheed Martin et Boeing... 
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Développée par ULA, la fusée Vulcan est destinée à remplacer les deux précédentes fusées que celle-ci produit actuellement : les fusées Atlas et les fusées Delta (soit 2 lancements sur 3 de la NASA, grosso modo). Si le tourisme spatial est un de ses objectifs, la société Blue Origin nous apprend qu'elle a également passé une alliance avec deux sociétés majeures du Spatial, et qu'elle s'est engagée dans un secteur clef : la conception de nouveaux moteurs de fusée, secteur clef et qui n'avait pas quasiment pas évolué depuis trente ans. Actuellement, l'astronautique américaine s'appuie, pour le premier étage de ses fusées sur des moteurs russes, le RD-180... d'une grande fiabilité, mais relevant d'une technologie de l'ère soviétique...
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Se dessine alors une perspective bien plus large que le tourisme spatial. Dans un contexte de tensions croissantes avec la Russie, les U.S.A. et la NASA mettent les bouchées doubles pour retrouver leur indépendance en matière de spatial : rappelons que la station spatiale internationale est majoritairement alimentée par des vaisseaux russes PROGRESS, et que les équipages sont relayés par des vaisseaux SOYOUZ. Cette perspective devient vite un enfer quand la Russie exerce un chantage sur les U.S.A. et leur interdit de venir soutenir l'Ukraine en pleine révolution...
Donc, outre que nous apprenons que les fusées américaines fonctionnaient avec un premier étage russe et que le chantage des russes en matière de spatial a montré le danger de la dépendance des U.S.A. et qu'il y avait des économies qui pouvaient coûter fort cher, quand celui dont on dépend a décidé une guerre de conquêtes...
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Pour le ravitaillement de la station spatiale internationale, les U.S.A. ont fait appel à court terme au Japon et à l'Europe, avant de devenir capable de sous-traiter celui-ci à des sociétés purement américaines : Space-X, avec son cargo Dragon, et Orbital-Sciences avec le vaisseau Cygnus, sont désormais capables d'alimenter la station spatiale.
Pour le renouvellement des équipages, les USA et la NASA financent le développement de deux navettes : la navette Dragon, de Space-X, à nouveau (elle vient d'être testée), et la navette CST-100... développée par Boeing... C'est ici, que prend place comme une brique de Légo dans une fort jolie construction, un projet industriel à long terme : le moteur BE-3, puis son successeur le BE-4, seront amenés à propulser, à court terme, désormais qu'il a fait la preuve de sa fiabilité, le premier étage des fusées d'United Launch Alliance, et à participer à la vie présente et future de la Station Spatiale Internationale... et là, on peut parler d'un développement industriel, cohérent, et plein d'avenir : vive le New Shepard, donc ! 

mercredi 11 février 2015

Lancement de l'IXV

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Lancement du Véhicule Expérimental IXV, depuis la base de Kourou, sur une fusée Vega : je l'ai un peu loupé pour cause de grosse fatigue, donc, quand j'ai vu qu'il prenait du retard... je suis allé combler ma fatigue dans mon lit... et j'ai bien dormi ! Pour les couche-tôt de mon genre, heureusement, il y a le forum de la conquête spatiale qui ne dort jamais, lui !

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(il s'agit ci-dessus du vol d'essai)
(et ici de la récupération réelle dans l'Océan Pacifique il y a deux jours)

vendredi 11 juillet 2014

La Russie lance la première fusée Angara

La Russie vient de procéder au lancement du premier exemplaire de la fusée Angara. Dit comme cela, la nouvelle a l'air simple, mais, il faut se rappeler que cette réussite rompt une série de plusieurs échecs russes.
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 Conçu par la la société publique Khrounitchev, ce prototype inaugure une nouvelle génération de lanceurs : les fusées Angara ont été conçues avec des moteurs non-polluants (par rapport aux fusées Proton) et sont prévues pour être déclinées en quatre variantes capables de s'adapter à des charges utiles, de deux jusqu'à vingt-cinq tonnes.
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Conçu en 1992, lancé par Boris Eltsine, premier président de l'après période soviétique, Ce projet industriel montre combien, à une époque qui ne jure que par la vitesse, l'actualité permanente, la réponse immédiate et le déferlement d'informations, il est peut-être utile de se souvenir que la majorité des œuvres importantes se situent dans le long terme : vingt-deux années ont été nécessaires pour arriver à lancer le premier prototype de cette famille de fusées. La lenteur et la durée comme fondements de la modernité.