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mardi 24 mai 2016

Hubert Védrines dit-il la vérité ?

Ce matin, sur France Inter, Hubert Védrines accuse la C.G.T. de représenter à peine 3% des salariés, et d'exercer un blocage sur l'économie. Poursuivant son raisonnement, il se fait fort de dénoncer un syndicalisme de la minorité prenant des poses extrêmes, sous-entendant que les partis eux, relevaient de la majorité... et de la raison. Alors, de quoi parle-t-on exactement ?
Hubert Védrines dit-il VRAI OU FAUX ?

EN 2014 :
Selon Wikipedia, la C.G.T. recense environ : 689 000 adhérents
alors que, toujours selon Wikipedia, le Parti Socialiste compte 131 000 adhérents à jour de leur cotisation.
Conclusion :
 689000 divisé par 131000 = 5,25. Il y a CINQ fois plus de syndiqués C.G.T. que de militants socialistes. Alors, qui représente une majorité ? Qui est une minorité ? Hubert Védrines, que l'on aurait pensé plus intelligent et plus ferme en matière d'usage de la raison, et qui aime tant à donner des leçons, ne connaît pas bien la politique intérieure !
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Conclusion : Hubert Védrines dit  FAUX

jeudi 10 mai 2012

Pourquoi une élection politique peut-elle être si émouvante ?

 Dimanche, je n'osais pas y croire, alors je me suis appliqué, comme si de mon soin, allait dépendre le soin de soixante millions d'électeurs : j'ai pris les deux bulletins, puis l'enveloppe, j'ai bien refermé le rideau de l'isoloir, mis mon bulletin dans l'enveloppe, rangé l'autre dans mon portefeuille, tout ça pour faire comme tout le monde, comme si mon vote était un secret de la plus haute importance et que je ne m'accordais même pas le droit d'en sourire.
  Puis je suis allé travailler. L'après-midi, je me suis fait la réflexion que ça faisait 24 ans. Je me suis dit que nous avons connu 19 années d'ultra-libéralisme, avec un intermède sympa, mais qui laissa un goût d'inachevé, de fragile, avant que reprenne un règne de privilèges aux privilégiés et de démantèlement des salaires, qui connut ses sommets au tout début et à la toute fin ainsi que l'envolée — sous prétexte de la juguler — de la dette. Je n'en dirai pas plus, il y en a de plus compétents, voir la courbe (notons quand même que c'est sous les affidés du Medev, Balladur et Sarkozy, qu'elle connut ses plus belles accélérations).
 Dans mon entreprise, la joie se faisait discrète. Ici, on n'affiche plus ses convictions — Peur du cynisme ? Frilosité de la jeunesse qui se méfie du politique ? Au soir, devant ma télé, j'ai un petit peu pleuré. Ô pas de grandes eaux larmoyantes, ce n'est pas la Révolution, ni la Lutte finale, ni les Lendemains qui chantent, je n'y ai jamais beaucoup cru, et moins aujourd'hui qu'hier, je n'attends nulle revanche sociale, nul règlement de compte, nulle utopie faite réalité. J'espère peut-être un peu moins d'injustice, un peu plus de bon sens, et une société qui ait envie d'aller de l'avant... Mais n'y ayant participé que par un bulletin de vote, je me sens étranger à cette Publica Res, qui me passionne sans que je n'ai éprouvé le besoin de m'y engager, méfiance des partis, des militants brutaux, des luttes de pouvoir internes, des lobbys qui viennent négocier dans les allées du pouvoir leurs petits avantages, pourtant on ne m'enlèvera pas de la tête que cette politique à laquelle je ne participe qu'épisodiquement, est importante.
 Et puis je me suis souvenu, non pas de 1988, dont il ne me reste rien, mais de 1981. La veille, le 9 mai, je confiai à un ami que la politique me semblait incapable de m'enthousiasmer et le 10 mai, ce fut l'embrasement. Je me souviens de la figure entrevue en sautant par dessus la foule, le jour du Panthéon, et ce visage — aperçu derrière une vitre de voiture — j'ai toujours imaginé que c'était le nouveau président. Un vieux monsieur, bien propre sur lui, avec un imperméable impeccablement plié sur le bras, car il faisait orageux ce soir-là, me demanda poliment « s'il » était passé. Puis, dans la foule qui se pressait vers le Panthéon, je butai sur une chaîne de C.R.S. se tenant par les coudes, et un badaud allant parler à l'un d'eux et disant : « Vous savez, je suis venu pour le voir. » et le C.R.S. tendu par l'effort de tenir la chaîne de lui répondre : « Pourquoi vous croyez que je suis là ? »
 Je me souviens aussi du 11 mai, je passai le concours de l'école des Mines, et, pendant l'épreuve de français, au milieu de la dissertation qui n'était qu'un ramassis de ce que nous avaient rabâché les profs, d'une idée qui m'est venue, une idée jamais émise, qui est devenue un développement qui s'est conjugué sous forme de paragraphes... J'ai eu l'oral des Mines, ce qui était un exploit à mon échelle, et malgré mes mauvaises notes en maths à l'oral, manqué de peu d'intégrer une école des Mines tellement ma note en français m'avait propulsé à des hauteurs dont personne ne me soupçonnait capable, moi le premier... 
 Alors, oui, aujourd'hui, sans illusion, ému et étonné de l'être...

dimanche 12 juin 2011

Pauvre philosophie

Quarante mille euro pour ne rien faire,
Ça fait cher du philosophe,
Mieux vaut s'en passer,
Ou en chercher un vrai,
Un idéaliste aux goûts modestes.
Mais quand l'homme, se sentant coupable,
Désireux de racheter son immuable oisiveté,
S'empresse de colporter une rumeur,
Récupérée dans une obscure alcôve,
Alors là, ce n'est plus de la philosophie,
Mais de la coprosophie.

mercredi 11 août 2010

Pouvoir de la confusion : le trouble ?

Cet article, écrit à l'origine en 2010, est une allusion directe à la politique abusive menée par le président de la République de l'époque, mais il a des applications pratiques quotidiennes :
. Quand un homme politique veut exclure de la nation un humain, arrêté pour un délit, il pratique la confusion : commettre un délit et posséder une nationalité sont des concepts distincts. Beaucoup d'assassins et de voleurs sont de français de longue date...
. Un homme politique se signale par ses amitiés avec le monde de l'argent, il pratique la collusion, qui devient confusion quand l'amitié crée une loi taillée sur mesure...
. Le même exige une loi pour un fait divers, alors que la loi existe, il pratique encore la confusion entre la police, qui exerce la justice, et fait appliquer les lois, et le pouvoir législatif...
 Il semble que le parti du pouvoir a choisi de faire de la confusion une arme rhétorique, un cynisme chargé de trouble séduction, pour proposer le plus souvent la répétition de recettes... confuses.
  Il n'est pas de conception saine du pouvoir sans mise en œuvre de la séparation des pouvoirs.
  Les politiques actuels prétendent — avec byzantinisme — se servir de la confusion comme d'une arme et souvent, ils montrent leurs vélléités et la médiocrité d'une absence de morale. L'injustice, qu'ils mettent en œuvre à tous les niveaux de la société, est la conséquence directe de la confusion — non cynique celle-là — de leurs esprits. 
  Cette confusion peut-elle engendrer autre chose que des troubles ?
Mais, dès qu'un conflit de pouvoir se renouvelle, et c'est mon cas depuis quelques jours, l'adversaire se dresse soudain, et il déclare mauvais les concurrents, il sème la confusion, et accuse l'Autre de ses propres défauts : impréparation notoire, amateurisme, absence de projet...

mercredi 4 août 2010

Mémoire de Félix Eboué

J'ai un ami qui tient un blog sur Cayenne et la Guyane, un blog plein de vie et d'images. Dernièrement, il vient de faire un rappel à la mémoire du destin hors du commun de Félix Eboué, qui m'a beaucoup remué.

vendredi 21 mai 2010

Pompons ces Marchés puants qui nous polluent

 Il y a un an encore régnait la Main Invisible du Marché (une fois n'est pas coutume, je loue le lien ci-joint vers un excellent article de Wikipedia), cette main divine régulait, selon d'auguste commentateur, les hommes, les lois, les états et Dieu seul sait quoi d'autre...
Rappel : ce concept fut inventé par Adam Smith... mais il considérait que la valeur centrale de l'humanité était la «sympathie » : c'est à dire la solidarité, l'entr'aide mutuelle, l'empathie...
 Ce matin, à la radio, un commentateur qualifiait le marché de « bébé capricieux » : car, s'étant endettés pour sauver le bébé, ces mêmes états se sont endettés, or le marché adore les tautologies. Qu'il soit le bénéficiaire de ces méthodes importe peu au marché. Ce qui révèle au contraire, une facette puissamment chaotique de ce marché, incapable de se réguler et de raisonner : seul un individu est capable de raisonner collectivement, ce qui n'est pas le moindre des paradoxes.
 D'autres le comparent à un Capharnaüm dans lequel
prolifèrent les parasites...
 D'autres encore le comparent à un cancer dont les cellules malades prolifèrent plus vite que celles du corps. L'investisseur comme une cellule cancéreuse, avec en toile de fond la mémoire du Gouffre Nazi...

  En tout cas, s'il y a bien une chose qui nous ferait du bien, c'est que le marché cesse de proliférer, d'où l'opinion de l'auteur de ce blog pour une taxe Tobin sur toutes transactions boursières : source d'eau fraîche, elle rembourserait la dette des états en pompant le trop-plein de la spéculation.

mercredi 11 novembre 2009

Quel devoir de réserve ? Quel raffut ? Quel Raoult ?


Le Prix Goncourt 2009 est-il une récompense attribuée par le président de la République ? L'auteur de ces curieuses demandes en appelle au droit de réserve des personnalités... Si les écrivains étaient des fonctionnaires, ils seraient astreints au devoir de réserve qui, plus qu'une loi, relève de la morale personnelle.

Quelle indiscrétion le prix Goncourt 2009 aurait-elle commise ? Ce qu'il demande consiste en fait à soutenir sans réserve un gouvernement et suggère une grande misère morale. C'est peut-être ça, le début de l'identité française ? L'adhésion au vent de la Liberté ?