Goggle Analytics

Affichage des articles dont le libellé est Bernard Henninger. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Bernard Henninger. Afficher tous les articles

samedi 22 janvier 2022

Parution de « Pluie de pierres sur Notreterre » (B. Henninger)

« Pluie de pierres sur Notreterre » (odyssée Martienne) est mon septième roman. Il clôt le cycle de Dajê Nin, commencé il y a treize ans avec trois nouvelles : « Le Dit de Dajê Nin », « Il qui prend des notes », et « Mon cœur pleure Léda ». 

« Les Sacrifiés » est le premier roman de ce cycle et raconte comment les hommes, dans une Terre submergée par une glaciation, provoquée par l'homme en voulant combattre le Réchauffement climatique, tentent de s'adapter.

PITCH : Depuis que la Terre émerge de la glaciation, des vaisseaux spatiaux sillonnent le système solaire, exploitant les ressources des astéroïdes.

  Aucun ne se rend pourtant vers la planète Mars. Lors de la grande glaciation, les colonies Martiennes ont été abandonnées à leur destin. 

  Que sont devenus les colons ? La planète n’est elle plus qu’un vaste cimetière de sable où les pionniers sont morts en attendant les secours des leurs ? Et s’ils ont survécu, dans quel état de ressentiment, de haine sont-ils vis-à-vis de ceux qui les ont condamnés ? 

dimanche 8 septembre 2019

Des tuiles de bois et un marteau

-
     Ses parents m'avaient invité...
     La maman nous avait emmenés déjeuner
     Dans un restaurant Chinois
     Qui devait être bon, je m'en souviens...
                    -
     Là-bas, il y avait un jardin,
     Qui menait à une minuscule rivière.
     Une barque, un vieux ponton
     De quoi faire un tour et s'arroser.
     Il y avait un patient poney aussi.
                    -
     L'après-midi, le père, nous a demandé
     De clouer des tuiles de bois,
     Sur une cabane : posées en quinquonce, 
     En partant du bas, chaque tuile
     Devait être recouverte au tiers.
                    -
     Il faisait beau, les filles riaient,
     Elles me passaient les tuiles, les pommiers
     Étaient en fleur. Perché sur le toit,
     Je clouais et jouais du marteau.
     J'étais amoureux,  je tapais fort,
     Ça me changeait des épreuves de maths
     Amoureux, oui, mais c'était la fin...
                    -
     Quelque quarante ans plus tard, je me
     Dis que la vie est comme cette cabane,
     Construite avec des livres, écrits à
     La main, avec la sueur et le reste :
     Comme les tuiles du toit, bien implantés,
     Ils protèg'ront longtemps du gros temps.
                                                                                    Bernard Henninger
-

vendredi 1 juin 2018

RÉSISTANCES (B. Henninger) (nouvelles)

 Huit nouvelles de Bernard Henninger, qui tentent de défricher le chemin des possibles — la Voie —, que vous seul pouvez suivre.
-
illusration de Vael Cat
-
 Aussi loin que remontaient ses souvenirs, Marie avait été mauvaise en calcul. La catastrophe remontait au jour où l’instituteur, s’appliquant sur les pleins et les déliés, avait tracé au tableau noir un ovale penché vers la droite, comme une lettre sans boucle, et qu’il avait demandé si quelqu’un savait ce que c’était :
 — C’est un chiffre, avait-il précisé.
 — Mais on les a tous faits ! s’était insurgée Marie.
 L’instituteur montra ses mains grandes ouvertes, puis, repliant ses doigts un à un, compta à rebours de neuf jusqu’à un. À la fin, il leur montra ses poings fermés :
 — Quand il n’y a plus rien, ça s’appelle un zéro...
-
« Dès lors que l’individu dont on veut courber l’échine se relève, choisit de ne pas accepter le destin qu’on lui trace, mais d’opposer aux certitudes et aux injonctions un perpétuel et salutaire questionnement... »  préface de Christian Léourier
-
Recueil paru aux éditions l'IVRE-BOOK
-
Version numérique disponible, version papier prévue pour la fin juin.
-


lundi 5 juin 2017

Accessit au concours Visions du Futur 2017

-
Le concours Visions du Futur est une compétition de nouvelles de science-fiction organisée annuellement par l'association Présences d'Esprits, qui tenait hier son assemblée générale. À la fin de l'A.G., la présidente du jury, Sylvie Gagnère, a annoncé les résultats. Cette année, c'est pas moins de 116 nouvelles qui ont été présentées à Visions du Futur qui connaît un succès croissant. Les lauréats de cette année, deux premiers prix ex-aequo, s'appellent Andrea Deslacs et Sylwen Norden.
Je concourrais avec une nouvelle intitulée « La retraite d'Eugénie » qui a obtenu un accessit ! Tous les lauréats seront publiés dans le numéro 46 de la revue A.O.C. (Aventures Oniriques et Compagnie) à paraître cet automne.
-
-

samedi 10 septembre 2016

« Les Sacrifiés » (parution aux éditions l'Ivre Book)

-
En m'excusant par avance pour les annonces multiples, inévitables dans ce cas précis, paraît aujourd'hui mon roman « Les Sacrifiés » aux éditions l'Ivre Book :
« Tous les ans, un groupe de Sacrifiés, des scientifiques réputés responsables de l'apocalypse, est envoyé dans le Caucase, s'exposer dans les neiges et les glaces, aux mutations... »
-
La couverture est de Thierry Cardinet
-
 L'Ivre Book, pour ceux qui ne connaissent pas, est un éditeur numérique, c'est à dire qu'il publie des livres que vous pouvez télécharger sur un ordinateur, une tablette ou une liseuse.
-
 Si vous désirez le lire de toute urgence, il n'est pour l'instant disponible que dans sa version numérique. Toutefois, l'édition sera double et un tirage papier sera disponible d'ici peu.
-
Pour le commander, il suffit de vous rendre sur le site de l'éditeur, ou chez tout libraire Internet (Amazon, Chapitre, Fnac) ou libraire équipé d'un point de téléchargement.
-

Quand la version papier sera disponible, le livre sera également inscrit sur le fichier des libraires. Je referai une annonce, il sera alors possible de commander la version papier chez votre libraire. Et puis je serai présent sur quelques salons...

samedi 5 mars 2016

Fantaisies (Bernard Henninger)

Ce dimanche, je ne vous propose pas un poète connu ou inconnu, mais juste, ce que, par amour de la poésie, j'ai pu écrire de poésie, et qui vient de paraître dans un recueil, intitulé : 
FANTAISIES
-
Les visiteurs observateurs ont peut-être remarqué que j'avais créé un onglet intitulé « Blogger de Loire » qui est la maison d'édition de mon recueil.
-
Des poèmes ont été publiés dans ce blog (sous mon nom ci-dessous à droite)... et parmi les plus anciens figurent des Haïkus écrits entre 1984 et 1985 alors que je vivais au Maroc, en tant que coopérant.
La règle de ce blog est d'offrir un poème, en voici un parmi les plus anciens, il date du mois de Ramadan 1985, environ entre mai et juin. À l'époque, je craignais RAMADAN, de m'y sentir encore plus violemment étranger que je ne l'étais depuis dix mois, et voilà que, par la grâce d'un ami marocain, des rues de nuit, je découvris un moment de ravissement et de joie :
Ramadan est une fête
             -
Il pleuvait sur Rabat ce soir là,
Petite fille au foulard,
Je t’ai vue, je n’oublie pas.
             -
Il y a une pile de crêpes sur un tabouret
Recouvertes d’un linge blanc,
Derrière il y a tes yeux, effrontés,
Malgré la pile intacte,
Et puis ton foulard rouge,
Sur le linteau de la porte.
             -
Il pleuvait même dans la Médinah,
Première nuit, premier soir
Du mois de Ramadan.
             -
Tu appelles des passants indifférents, 
Mohammed rit, il veut savoir
S’il y a des œufs dans tes crêpes.
Tu ris aussi de ta voix nette.
Très sérieuse, tu dis qu’il n’y a
Pas de savon dans tes crêpes.
-


mercredi 20 janvier 2016

parution d'IMPULSION chez L'IVRE BOOK

         Après deux ans d'errance et de vagabondages,
         Mon roman, Impulsion, retrouve un éditeur,
         Numérique, téléchargeable, c'est un nouvel âge,
         Après la solitude, un regain de fraîcheur
-
chez L'IVRE BOOK 

-
-
(pour cette réédition, YOZ a choisi de nous ré-accorder sa confiance pour la couverture)

mercredi 6 janvier 2016

DIMENSION SIDÉRATION : un extrait offert à la lecture

À propos de DIMENSION SIDÉRATION, l'anthologie réunie par Noé Gaillard, le début d'Âge sans visage, ma nouvelle, a été mis en ligne par Philippe Ward
-
  Troyens de Saturne en vue ! crie Won sur Radiobio.
Astronome du vaisseau, Won vit le nez sur ses radars et ses spectromètres, et il a une voix de petite fille qui a mâché de la coca, qui, ce soir, se double d'un trémolo troublant dans nos bioreillettes...
-
-

À VOT' BON CŒUR : Si cette anthologie vous intéresse, passez commande sur le site de Rivière Blanche. La possibilité de lire des auteurs français réside dans ces anthologies où se concentre la diversité de la création d'expression française. La lecture d'anthologies, exercice revigorant, dépend de votre soutien... alors, n'hésitez pas !

jeudi 30 octobre 2014

Le Réchauffement climatique et après

Parution aux éditions Arkuiris de l'anthologie :
-
Consacrée aux conséquences du réchauffement climatique, l'anthologie comprend quinze nouvelles, dont la mienne : « Mon cœur pleure Léda », avec une préface de Jean-Pierre FONTANA, et des illustrations de Lara BLOY.
Parution officielle : le 12 novembre, 
Si votre libraire ne la propose pas spontanément en rayon, n'hésitez pas à la lui commander... Les anthologies ont besoin de vous !

jeudi 22 mai 2014

Les arbres rêvent

L'hiver des palmiers 
Balançants,
Fruits aigres, les arbres rêvent.
-
Pour un concours organisé par le centre culturel japonais, j'ai écrit ce haïku, en 1984-1985, alors que j'effectuais mon service en coopération au Maroc.
Un ami marocain, devant qui je m'étais étonné de voir des oranges sur les arbres, avait ri et admis que, bien ce ne soit pas la saison, les arbres donnaient quand même des fruits, mais que ceux-ci étaient amers, et immangeables, et il avait ajouté : « On dit que les arbres rêvent. »
De ce concours date mon initiation à l'art du Haïku, auquel je ne comprends pas grand-chose, sauf que ce sont des merveilles de concision et de poésie. Curieusement, je n'ai pas trouvé d'image sur la toile, et, à l'époque, je ne faisais pas encore de photo...

jeudi 1 mai 2014

Œuvre de petit-gris

       Au soleil couchant,
       Le petit-gris avait fait vœu
       De traverser la route :
       Une nuit, pour un gastéropode
       C'est comme une semaine,
       Qu'il est long le chemin...
       Et périlleux, ardu, 
       Semé d'embûches,
       De pieds et de roues aveugles,
       Ainsi vont les vœux d'une vie,
       Qu'il est facile de s'en moquer
       Qu'ils semblent petits, ridicules,
        Mesquins, même,
       Pour qui n'a pris peine de vie...

jeudi 6 février 2014

Vagabondage

Le vent,
Le soleil se reflète sur l’eau
Le désir douloureux
À force de patience,
La liberté s’ébroue dans le cœur,
La brise qui soulève mes plumes,
La nostalgie le pays le rêve
                                         S’envoler
Pour changer, un petit poème de 2007, j'aime beaucoup la poésie, mais je n'en écris que rarement...

jeudi 25 avril 2013

En perdition dans les Antennes...

 Le capitaine du paquebot se reconnaît à son képi doré, mais s'il l'ôte, nul ne se souvient plus de son visage ni du son de sa voix, il règne sur une équipe de vingt-quatre seconds, qui ne quittent que rarement le gaillard-arrière, d'où ils décident le pilotage, mais, ne transmettant aucun ordre aux officiers inférieurs, et les officiers inférieurs évitant de parler aux boscos, le vaisseau réagit mal au pilotage, ou bien lentement. Or, voguant du côté de la constellation des Antennes, la flottille est entrée dans une zone de turbulences. Leur paquebot, un vaisseau à triple moteur à fusion inertielle, difficile à manœuvrer, vogue droit vers les astéroïdes où il risque de  se fracasser.  

 

 Un tiers de l'équipage est constitué d'officiers coupables de fautes graves et répétées, aussi, la capitainerie qui ne s'était jamais souciée d'emmener des passagers, a-t-elle décidé de leur allouer les cabines du pont supérieur, avec le bar, la piscine et la grande verrière ouverte aux Soleils des Antennes.
 Un tiers de l'équipage est constitué d'officiers qui se demandent à quoi servent les matelots. Pour devenir officier, il n'existe que deux règles : il y a ceux qui en rêvaient depuis leur enfance, minoritaires, les autres sont d'anciens marins qui n'avaient ni goût ni appétence pour la navigation : c'est l'ennui qui les a conduits là. Investi de tous les droits, vis-à-vis de l'équipage, un officier ose tout [c'est même à ça qu'on le reconnaît, disait un vieux loup de mer] et s'il faute, il est nommé au pont supérieur.
 Le dernier tiers de l'équipage est constitué de boscos et de marins. Les boscos sont des meneurs. Moins ils ont d'hommes sous leurs ordres, plus ils sont intraitables. En général, les boscos tentent de séduire les blanchisseuses, c'est une loi immuable. Certaines cèdent, d'autres pas, c'est la loi des boscos. Plus les boscos se trompent, plus ils font trinquer les soutiers, qui ne foutent jamais rien. D'ailleurs, on reconnaît un bosco à ce qu'il prétend pouvoir mener la salle des machines par la seule force de sa pensée ! Certains soutiers grommellent qu'ils font référence à l'organe dont ils sont en général le plus mal pourvu.
 Parmi les soutiers, il y a les soutiers véritables, qui rêvent de devenir officiers, et il y a les bons-à-rien qui rêvent de voyager dans les étoiles...

mercredi 28 novembre 2012

Pays de la nuit

Novembre, c'est le pays de l'effroi : 
Plongé au cœur des pays de la nuit, 
Je me lève dans l'hésitation de l'obscurité, 
Quand je m'en retourne, la nuit obscurcit de flou
 La pleine lune, les étoiles semblent éteintes,
Je navigue entre le gris et le nocturne,
Le cerveau cherche... mais quoi au juste ?
L'idée s'est échappée
Je me pose des questions idiotes :
Est-ce qu'il y aura encore un printemps...
Un printemps de nuit perpétuelle, de brume et d'ennui ?

vendredi 28 septembre 2012

Un scarabée doré sur notre chemin

Le moindre dénivelé lui est un obstacle...
Le moindre rayon de soleil le fait étinceler... 
Pas rare, mais plutôt agréable à croiser sur son chemin, de son vrai nom, c'est une cétoine dorée.

lundi 5 mars 2012

Précurseurs

      Au bord du chemin,
      Le cerisier précoce ouvre ses rose pâle,
      Sur les buissons des haies vives,
      Éclosent les fleurs minuscules,
      Blanches et gracieuses,
      Et dans le ciel, volant haut,
      Les hérons cendrés
      S'appellent à rudes cris
      Pour annoncer
.
      Le chambardement à venir...

dimanche 5 février 2012

Neige du matin

Neige unie
Craquante sous la botte,
Le canal et l'Ile Charlemagne gelés
Recouverts de neige,
Et la Loire constellée de plaques de glace
Que la neige blanchit
Dérivant dans la brume...

jeudi 4 août 2011

"Impulsion" dans AOC 21

Parution du dernier numéro de la revue de Science-fiction et de fantaisy : AOC  No 21*
avec au sommaire :
La passion des neutres ....... de Céline Weber
Impulsion   ........................... de Bernard Henninger
Le joueur de flûte ................. de Kira Nagio
Atempo .................................. de Don Lorenjy
Maxime au pays des proverbes de David Petit



« Impulsion »
conte l'histoire de Bénédicte, une scientifique de soixante-treize ans, qu'on appelle au pôle Sud, à la grande parabole de Concordia, pour présider au destin d'une sonde, jadis destinée à se mettre en orbite autour de Pluton... Etant jeune, pour surmonter une déception sentimentale, Bénédicte, regardant autour d'elle, remarque une petite annonce couverte de graffitis, elle la lit, puis elle la vole, et se lance dans l'étude du système solaire...

* AOC : Aventures Oniriques et Compagnie (science-fiction, fantaisy, fantastique...) éditée par l'association Présences d'esprits.

mercredi 15 décembre 2010

Véronique Barbier

C'est comme ça qu'elle se surnommait elle-même, Vébé,
Véronique Barbier, monteuse, charmeuse, généreuse,
Il y avait eu ce film qu'on avait monté ensemble,
Après il y avait eu des étés en Normandie,
Où on s'ingéniait à se faire du bien,
A aimer les images, et, longtemps avant,
Au tout début, cette nouvelle professeur,
Dans sa salle de montage, elle riait de me voir roder autour
D'elle et lui demander, mine de rien, s'il ne lui manquait rien,
Une lampe grillée qu'on remplace, des rouleaux de scotch
Dont on sait où ils ont été dissimulés, les crayons gras usés,
La magie du film et l'élégance de la personne