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lundi 26 janvier 2015

Solar Impulse II : la carte du tour du monde

Le 20 janvier 2015, Bertrand Piccard et André Borschberg ont donné une conférence de presse au cours de laquelle ils ont dévoilé la carte du tour du monde qu'ils vont entreprendre, à partir d'Abou Dhabi, à une date comprise entre la fin février et début mars : il y avait beaucoup de presse, espérons que le public sera aux rendez-vous suivants à suivre !
L'avion fera étage à Muscat (Oman), Ahmedabad (Inde), Varanasi (Inde), Mandalay (Myanmar), Chongoing (Chine), Nanjing (Chine), avant de se lancer dans la traversée du Pacifique, Hawai (USA), Phœnix (USA), New York (USA) avant de finir avec un défi, la traversée de l'Atlantique jusqu'en Europe... Les deux pilotes devront cohabiter dans un cockpit très restreint, dans lequel ils alterneront les phases de sommeil et d'activité, tout en volant à haute altitude, dans le froid...


  1. Première étape : lundi 9 mars d'Abou Dhabi à Muscat (Oman)
  2. Seconde étape : de Musca (Oman) à Ahmedabad 
  3. Troisième étape : d'Ahmedabad à Varanasi (Bénarès)
  4. Quatrième étape de Bénarès à Mandalay (Myanmar)
  5. Cinquième étape : lundi 30 mars 2015, de Mandalay à Chongqing (Chine)


jeudi 7 août 2014

Rosetta en tournée autour de Churyumov

L'ESA nous a annoncé, mercredi 6 août, à 11h que la sonde Rosetta avait entamé la toute première manœuvre de mise en orbite autour de l'astéroïde Churyumov-Gerasimenko : c'est la fin d'un long suspens, de dix ans, et le début d'une longue quête.
-> La mise en orbite se fera progressivement, en triangle, d'abord, de plus en plus resserrés, et c'est cela qui a commencé hier, puis, au fur et à mesure quand la sonde aura réussi à se rapprocher suffisamment de l'astéroïde, environ à une distance inférieure à dix kilomètres, alors seulement la gravité de l'astéroïde pourra jouer un rôle et relayer les moteurs de la sonde (elle est très faible)
-> Les instruments de la sonde commenceront leur moisson de mesures, 
-> En parallèle, les mesures de l'astéroïde — plan, orbite, rotation, régularité... —permettront de chercher la meilleure possibilité d'atterrissage pour le module PHILAE : rendez-vous est pris en novembre.

À défaut d'être « à bord », en attendant, c'est un peu la fête dans les têtes :-) 


mercredi 30 juillet 2014

L'ATV « Georges Lemaître » en orbite

La nuit du 29 juillet 2014, une fusée Ariane 5 a mis en orbite un véhicule de transfert avec mission ravitailler la station spatiale internationale. (lancement ci-dessous, en ligne sur le site du CNES). Cet ATV, cinquième du nom, a été baptisé Georges Lemaître, en l'honneur du grand cosmologiste belge.

Décollage d'Ariane 5/ATV-5 (29-30/07/14) par CNES

 Avec les cinq ATV qu'elle a armés, l'ESA a fait la preuve de sa capacité à créer un vaisseau cargo, à le diriger jusqu'à son arrimage automatique à la station spatiale internationale, lui fournissant plusieurs tonnes de fret : nourriture, eau, carburant... véhicule entièrement détruit lors de son retour dans l'atmosphère.
 Bien que fort discrète, ces missions « cargo » ont permis :
  1. de limiter la dépendance des USA vis-à-vis d’une Russie de moins en moins coopérative, ainsi que de pallier à l’arrêt des navettes spatiales.
  2. d'améliorer les rapports de la NASA et de l'ESA, au point que cette réussite a été suivie de la décision de la NASA de coopérer plus étroitement avec l’ESA en lui confiant le module de pilotage de la future capsule Orion, capable de piloter un équipage dans l’espace...
(vidéo au crédit du CNES)
(image < Wikipedia)

mercredi 16 juillet 2014

IXV : véhicule suborbital (ESA)

 On ne compte plus les tournants industriels que l'Europe, et la France a fortiori, ont manqué depuis cinquante ans : électronique, informatique, téléphones, et il est surprenant de voir soudain une entreprise être développée avec prudence, pas à pas, dans la conception d'un véhicule orbital. Il y avait eu, en 1986 — à l'époque de la Navette Spatiale — un projet de navette française, Hermès, qui n'avait pas dépassé le stade de la planche à dessins...
 Le fait est que l'Agence Spatiale Européenne tente — lentement, mais c'est une qualité — de rattraper son retard en matière de vols habités. Il y a eu tant d'obstacles, de ministres prétendant que l'Espace ne serait jamais fréquenté que par des robots... que c'est une surprise heureuse que de voir apparaître un véhicule expérimental, si peu sûr d'exister qu'il s'appelle IXV...  inconnu, ou, en faisant tourner les lettres, XIV une homophonie en chiffres romains de Louis XIV ? 
 À proprement parler, IXV ne sert à rien, juste à montrer la capacité des européens à concevoir un véhicule sub-orbital, le lancer dans l'espace, et montrer qu'il peut rentrer sur Terre, en traversant l'atmosphère, et revenir intact, en s'appuyant sur l'air par sa surface ventrale en guise d'ailes, et avec deux petits sabots mobiles à l'arrière qui permettront de l'orienter.
CONCEPTION :
Le projet de l'Agence Spatiale Européenne (ESA) remonte officiellement à 2005, quand l'Agence Spatiale Européenne a lancé les premières études. Au regard de la navette spatiale, de ses réussites et de ses échecs, au regard de l'absence de véhicule capable d'emmener et ramener des astronautes vers la station spatiale internationale (hormis les Soyouz russes... à l'avenir fort compromis), et de la perspective inéluctable d'envoyer des hommes dans l'espace pour des missions au long cours, l'Europe vise actuellement à combler le retard considérable qui a été pris en la matière. 
Depuis — j'en ai parlé précédemment—, l'ESA s'est associée à un des projets de véhicules suborbitaux développés sous l'égide de la NASA en entrant dans la société Sierra Nevada Corporation(Dream Chaser). Mais, en parallèle, les études se sont poursuivies, et en 2005, un conglomérat regroupant quarante industriels et organismes nationaux sous la houlette de Thalès Alenia Space Italia a été formé avec pour mission de développer un premier véhicule suborbital.
En 2014 ont été programmés les TESTS ULTIMES DE L'IXV : L'Agence Spatiale Européenne annonce que les tests finaux de l'IXV ont débuté, aux Pays-Bas, et qu'ils dureront jusqu'en septembre, date à laquelle, s'ils sont couronnés de succès, le véhicule suborbital sera transporté vers la base spatiale de Kourou.
DATE DE LANCEMENT :
Le lancement de ce premier véhicule expérimental est prévu pour la première quinzaine de novembre.


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Mise à jour du mercredi 11 février 2015 : IMAGES DU LANCEMENT 


mardi 8 juillet 2014

Flirt entre Rosetta & Churyumov-Gerasimenko, le feuilleton de l'été

En ces temps de disette de notre renommée, il n'est pas désagréable de (re)découvrir une sonde céleste, Rosetta, faite de main européenne qui, après un voyage de dix ans, se rapproche de son but, la comète Churyumov-Gerasimenko, autour de laquelle elle va tenter de se satelliser, et, si tout se passe bien, envoyer un atterrisseur (Philae) se poser dessus, afin de voir de quel bois (quelle eau) se chauffent les comètes. Nous pouvons suivre sa progression actuellement, presque jour par jour :
MARS 2014 : Un point lumineux parmi d'autres, il faut faire confiance au commentaire pour distinguer la cible des autres étoiles :
AVRIL 2014 : inquiétude à bord, la comète se dote d'une traîne inquiétante, va-t-elle se volatiliser dans un nuage de goutelettes ?
JUIN 2014 : Le dégazage soudain de la comète a cessé, renforçant l'idée que ces comètes sont des objets célestes hybrides, mélange de grumeaux de roches et de glaces. L'objectif se précise, il grossit suffisamment pour devenir autre chose qu'un point :
FIN JUIN 2014 : Le point est devenu un objet, qui vibre dans le champ de la caméra de Rosetta, situé à 86000 km, soit le quart de la distance Terre-Lune...
Désormais, Rosetta est en phase d'approche, il faut freiner la sonde, de façon à synchroniser sa vitesse sur celle de sa cible. La comète se précise : elle mesure quatre kilomètres de long, soit un peu moins haute que le Mont-Blanc, tourne sur elle-même en une douzaine d'heures, et, se rapprochant du soleil, elle dégaze l'équivalent d'un verre d'eau à chaque seconde (l'équivalent d'une piscine olympique en un mois). Pour sa vitesse, Churyumov-Gerasimenko voyage à la vitesse de 27 km/sec (près de 100 000 km/heure) (CNES).
Pour le calendrier, je l'ai trouvé sur Enjoy Space :
Le freinage s'effectue par impulsions successives, des rétroactions délicates à opérer. Les deux premières ont eu lieu le 6 et 19 juin, et ont été couronnées de succès. Les suivantes sont programmées dans les jours à venir :
      1. 09 juillet : 66 km/h
      2. 16 juillet : 28,4 km/h
      3. 23 juillet : 11 km/h. 
Il s'agit bien sûr de la vitesse relative de la sonde par rapport à la comète.
Début août commenceront les manœuvres d'approche, avec la mise sur orbite autour du noyau le 6 août. Dans le même temps, Churyumov-Gerasimenko passera au périhélie de sa trajectoire (point le plus proche du soleil), période où le dégazage est le plus important, mais pas d'inquiétude, ce point le plus proche est situé au-delà, de l'orbite de la Terre. (l'orbite de la comète dessine une ellipse qui va de l'orbite de la Terre à celle de Jupiter) 
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 Si cette phase là est réussie, alors commencera la véritable mission de Rosetta : cartographie, étude à distance de la comète, puis, préparation de l'atterrissage du robot Philae... et la mission d'étude d'une comète intacte depuis quatre milliards et demi d'années pourra se dérouler pendant un peu plus d'une année (décembre 2015)... Pour l'instant, on n'en est qu'à rêver d'un freinage progressif : 66 km/h, ce qui fait une distance de 1584 kilomètres parcouru par jour : avant de rêver à la suite, réussir chaque phase...

Références :
Au tout premier plan : Le CNES

jeudi 3 juillet 2014

Capturer un astéroïde (les projets de la NASA)

La NASA a récemment présenté une liste de projets qu'elle soutenait, mais un seul d'entre eux a focalisé l'intérêt des média, comme Le Monde ou les grands journaux télévisés, car l'idée est spectaculaire : pour les autres projets, le mieux est de consulter l'article que leur a consacré Air et Cosmos.
De quoi s'agit-il ? Des missions pour lesquelles la NASA vient d'attribuer un budget d'études pour l'année 2014, douze projets ont reçu chacun 100 000$. Plusieurs émanent de centres directement reliés à la NASA, comme le Jet Propulsion Laboratory de l'université Caltech de Pasadena : la conception d'un drône pour explorer l'atmosphère de Titan, visualiser les grottes lunaires à l'aide d'une nouvelle méthode d'analyse de la lumière, ou l'utilisation de harpons qui seraient lancés sur des astéroïdes afin d'utiliser leur énergie cinétique, un sous-marin pour explorer les lacs de Titan... Les idées sont exotiques, mais rien à côté du plus spectaculaire :
Développé par une entreprise privée, Tethers Unlimited, il propose de capturer un astéroïde, et de le placer dans une orbite facilement accessible afin de l'étudier. L'idée est séduisante :
  1. Repérer un astéroïde convenable : pas trop gros, (mais accessible par l'astronomie), pas trop oblong, pas trop en rotation sur lui-même... Au stade de nos connaissances : une perle rare. 
  2. Équiper la capsule Orion, actuellement en développement, d'un grand filet — une membrane — capable de se déployer et d'enrober l'astéroïde cible.
  3. Propulser l'astéroïde sur une orbite accessible : soit à un point de Lagrange (où un objet orbite de manière immobile par rapport à l'orbite de la Terre autour du soleil), soit sur une orbite stable autour de la Lune.
  4. Envoyer des astronautes sur cet astéroïde afin de l'étudier.
  5. Enfin, amorcer des études de sécurité, sur la meilleure manière de contrôler un objet céleste qui menacerait de percuter la Terre.
Remarque première : ce projet obligera ses participants à développer un vaisseau capable de se propulser dans l'espace, et d'effectuer des allers et retours autour de l'orbite terrestre, donc avec une autonomie plus importante que ce qui est aujourd'hui possible. 
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 Sur le site du monde, un journaliste, Pierre Barthélémy, dans son blog, Passeur de sciences, détaille les oppositions que ce projet, parmi les douze, suscite. La principale accusation vient de ce que la NASA profite de cette annonce pour réaliser une opération de lobbying pour un projet qui concurrence celui du « lobby martien ».
 D'autres reprochent au projet sa faisabilité : trouver un astéroïde répondant à ces spécifications sera un exploit, développer le filet aussi, et les études de sécurité nécessiteront au fond un investissement beaucoup plus lourd, à long terme : reproches mineurs.
 Surtout, ce projet s'oppose de manière frontale au désir d'une part importante de la communauté spatiale de lancer la colonisation de Mars, défendue, par exemple, par le  deuxième astronaute à avoir marché sur la Lune, Buzz Aldrin.
 Le lobby martien, puisqu'il faut bien le nommer, entend envoyer au plus vite une mission habitée vers Mars, soit un voyage de six mois à l'aller, deux années terrestres de vie sur place en attendant le contexte favorable du retour sur terre, toujours en six mois. Une version intermédiaire, développée par le milliardaire Dennis Tito défend le principe d'un voyage aller-retour d'un module habité vers Mars, qui se contenterait de quelques orbites autour de la planète rouge. (donc une année de voyage en totale autonomie...)
 Or, le président Barack Obama a nettement exprimé sa préférence pour cette idée de capture d'un astéroïde, moins prestigieuse, mais riche de développements ultérieurs. Monter une marche à la fois, plutôt que de sauter l'escalier d'un seul coup. 
 Deux projets de cette envergure peuvent difficilement co-exister. Ce qui sous-tend le projet de capture d'astéroïde, tient dans le développement et le test de technologies progressives et la possibilité d'explorer des champs de recherche nouveau... Derrière ce projet, il n'y a pas un mais plusieurs champs de recherches qui s'ouvriront. De plus, il obligera à :
  1. Développer un moteur avec une propulsion satisfaisante. Un voyage vers Mars, nécessite une propulsion qui réduira la durée des voyages : trois mois, ou un, au lieu de six, mais le vaisseau capable de cette prouesse devra pouvoir accélérer et freiner.
  2. Explorer la banlieue de la Terre, et notamment les objets célestes qui croisent son orbite. Dans les années soixante, les astronomes estimaient leur nombre à une centaine. Or, des études récentes montrent qu'environ 9000 astéroïdes orbitent dans le même plan que la Terre : certains sont menaçants, et la tentation est grande d'aller étudier ces objets relativement proches : au-delà d'une simple orbite lunaire, mais à une distance inférieure à ce que nécessitera un voyage martien. Le bac à sable semble suffisamment grand pour pouvoir s'y amuser (toute l'orbite terrestre et sa banlieue, c'est grand).
 Aujourd'hui, il faut six à huit ans à une sonde d'exploration pour atteindre Jupiter, six mois pour une sonde martienne, c'est trop, beaucoup trop, et les voyages interplanétaires, pour se métamorphoser en réalité nécessitent ce qu'ont été en leur temps la Pinta et la Nina pour Christophe Colomb : des navires capables de traverser les océans, de résister au gros temps et de se propulser à la force du vent... Sans ces moyens, il est à craindre qu'aucun projet ne soit en mesure d'aboutir... d'où l'intérêt de ces météorites.
 La Lune a été, il y a quarante ans, un objectif absolu : l'objectif lunaire a été un vecteur de progrès formidable, mais il a terminé en fiasco, dernière mission en 1972, l'odyssée d'Apollo 13, et l'arrêt de l'exploration lunaire.
 Donc, à l'inverse du lobby martien, j'aimerais soutenir — moralement :-) c'est l'unique objet de ce blog — un projet, qui ouvre les possibilités, et qui ne contraint pas le développement du spatial dans une direction unique. Ouvrons la chasse aux astéroïdes !

vendredi 6 juin 2014

Dragon : projet de véhicule spatial

La société Dragon vient de présenter son projet de véhicule spatial — la capsule Dragon — destiné à remplacer les capsules Soyouz, pour amener et ramener des hommes de la Terre à la Station Spatiale Internationale. D'après le projet, (mais il y a des faux raccords :-) ), la capsule se décompose en trois :
. à l'arrière un module de propulsion, équipé de panneaux solaires, qui se déploient dans l'espace
. au centre la capsule habitée, capable d'abriter jusqu'à six navigateurs, 
. et le nez où se trouve le sas de connexion avec la Station Spatiale Internationale.
Pour le retour sur Terre, la vidéo affirme que le véhicule se retournera, son bouclier ventral encaissant le réchauffement suite à la rentrée dans l'atmosphère. Dans un second temps, il se freinera à l'aide de rétro-fusées qui lui permettront d'atterrir sur le sol ferme.
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Les U.S.A. ont tellement envie de reprendre leur indépendance en matière de vol habité, qu'ils financent non pas un, mais trois projets : la capsule Dragon de Space-X est donc en compétition avec celle de Boeing (Capsule CST-100) et le Dream Chaser de Sierra Nevada. A noter que l'Agence Spatiale Européenne s'est récemment associée avec la société Sierra Nevada pour développer le Dream Chaser (qui ressemble un peu à la navette Hermès, le projet développé par le Centre National d'Etudes Spatiales dans les années 80).
DANS L'ORDRE : LA CAPSULE DRAGON DÉVELOPPÉE PAR SPACE-X  :
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LA CAPSULE CST-100 DÉVELOPPÉE PAR BOEING :
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LE DREAM CHASER DÉVELOPPÉ PAR SIERRA NEVADA ET L'ESA :
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ET, POUR MÉMOIRE, LA NAVETTE HERMÈS, TELLE QU'ELLE AVAIT ÉTÉ DESSINÉE :
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Bibliographie : Futura-Sciences


mardi 3 juin 2014

Premier vol de Solar Impulse 2

Lundi 2 juin a eu lieu le premier vol de Solar Impulse 2, le second avion solaire conçu par André Picard et son équipe internationale, moment magique à contempler, premières impressions :, il décolle en moins de 100 mètres, ne tient que sur une patte, il faut que deux personnes se précipitent à l'atterrissage pour l'empêcher de giter, mais nul doute que ces petites imperfections seront corrigées dans les mois à venir... REGARDEZ  MAINTENANT !

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Dernière impression, qui se confirme avec les vidéos suivantes : il est majestueux !

lundi 19 mai 2014

Manœuvres autour du spatial

En réponse aux sanctions économiques ordonnées par les U.S.A., le ministre Russe en charge du secteur de l'espace et des armements, Rogozine multiplie les interventions :
. Le 29 avril, il suggère aux américains d'utiliser un trampoline pour rejoindre l'ISS (depuis l'arrêt de la navette spatiale, il n'existe aujourd'hui que les Soyouz pour transporter des êtres humains dans l'espace).
. Le 15 mai, le ministre préconise de mettre fin à la co-gestion de la Station Spatiale Internationale à partir de 2020, date d'expiration du contrat actuel qui lie les U.S.A. et la Russie. (autre référence : 2)
. Le 16 mai, le même ministre, en représailles aux sanctions économiques, menace de ne plus livrer à la société Orbital Sciences (US) les moteurs russes qui équipent leurs lanceurs. Actuellement, ces livraisons sont la dernière mesure qui ne soit pas concernée par les restrictions. Les experts estiment que la Russie aurait plus à y perdre qu'à gagner (les U.S.A. ne remettent pas en cause ces livraisons : la tentative de la société Space-X pour les dénoncer a échoué en justice).
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Cependant, ce qui permet de mesurer la limite des menaces, le même jour, un lancement d'un satellite russe par un lanceur russe se soldait par un nouvel échec (il convient de rappeler que tous leurs derniers lancements indépendants ont échoué), montrant les difficultés que rencontre l'industrie russe spatiale pour se redéployer et innover.
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Dans le même temps, la NASA signale aujourd'hui lundi 19 mai, le succès du retour de la capsule Dragon depuis l'ISS, chargée de nombreuses expériences et son amerrissage réussi au large de la Californie...
Il y a loin de la coupe aux lèvres, mais il devient de plus en plus difficile d'imaginer, même sous la contrainte économique, un avenir à la coopération spatiale entre les U.S.A. et la Russie, et au jour le jour, entre les échecs russes et les annonces du ministre, il apparaît que les contrats seront maintenus, mais pour combien de temps ? Et jusqu'à quelle prochaine crise ? Alors que la livraison de gaz naturel ne semble pas devoir connaître de bouleversement majeur du jour au lendemain, le spatial, parce que ses progrès sont populaires, est susceptible d'évoluer plus vite, d'autant plus qu'il est un symbole.

jeudi 8 mai 2014

Solar Impulse 2 (fiche technique)

En attendant les essais en vol, essayons-nous au petit jeu des caractéristiques du Solar Impulse 2 : son envergure sera considérablement augmentée, ce qui donne un gain accru d'énergie (plus de 17000 cellules solaires), la puissance des moteurs (70 cv contre 40 cv) : ces gains seront au service du cockpit (plus grand), et de l'équipage (2 hommes), pour une vitesse identique : 70 km/heure.

Lundi 9 mars 2015 commence le tour du monde de SOLAR IMPULSE 2.

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18 mars 2015 : début de la 3ème étape du tour du monde de Solar Impulse 2, d'Ahmedabad à Bénarès.
Lundi 30 mars : cinquième étape de Mandalay à Chongqing.
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et l'article qui résume les étapes du tour du monde

samedi 19 avril 2014

Lancement de FALCON 9 (1.1) réussi


Je vous le livre à chaud : la société Dragon/Space X a réussi son premier lancement de l'année avec le lanceur Falcon 9 version 1.1. La vidéo est un peu longue, et en américain, fort bavarde. Pour les gens pressés, rendez-vous directement au minutage : 39 minutes et 50 secondes, pour assister au lancement de la fusée FALCON 9 :

Cette fusée, version 1.1, est un développement industriel à la fois original, et cohérent, ce qui fait tout l'objet de sa singularité : peu d'annonces fracassantes, mais des réalisations qui s'enchaînent, depuis plusieurs années, en collaboration avec la NASA.
Après quelques incidents, — normaux si l'on considère que ce lanceur est basé sur des technologies nouvelles — trois exemplaires de cette nouvelle fusée ont déjà volé en 2013, et vendredi 18 avril, le lancement de ce numéro 4 de la version Falcon 9 V1.1. s'est parfaitement déroulé.
Etape d'un développement industriel plus vaste, la fusée Falcon 9 a un premier étage doté de huit moteurs répartis sur un cercle (la première version étaient dotées de 9 propulseurs répartis en carré, mais il y a eu des pannes et des incidents qui ont fait préférer cette nouvelle structure). Les étapes suivantes censées suivre sont : 
. le développement d'un premier étage récupérable, 
. un lanceur lourd capable de placer en orbite une masse de plus de cinquante tonnes,
. un véhicule spatial habité, la capsule Dragon.
Ce qui fait tout son intérêt... puisqu'un tel véhicule, doté de propulseurs, serait capable d'emmener un jour — à nouveau — des hommes dans l'espace...

jeudi 10 avril 2014

Présentation du SOLAR IMPULSE II

Hier se tenait en Suisse, à Payerne, la conférence de présentation du nouvel avion Solaire — Solar Impulse 2, numéro : HB- SIB, conçu par Bertrand Piccard, André Borschberg et leur équipe, en présence des quatre sponsors. Malheureusement pour moi, la conférence était en anglais (anglais pas totalement incompréhensible, je l'avoue, mais barbant : pour les curieux). Le projet était au départ une association d'un ingénieur visionnaire, faisant appel aux amateurs, et il faisait rêver... J'avoue que la dimension rêveuse, du vol en solitaire, rappelait quelque chose de Saint-Exupéry...
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La conférence se tient dans le hangar, au pied du Solar Impulse. Au premier rang prennent la parole les représentants des industriels impliqués dans le projet. L'atmosphère est plus communicante, et le ton s'est terriblement professionnalisé : c'est un peu déstabilisant pour l'amateur, et en même temps, c'est heureux pour Bertrand Piccard et son équipe, car, avec quatre sponsors représentant de grands industriels, Solar Impulse accumule les atouts qui peuvent le faire entrer dans l'ère industrielle, avec des acteurs économiques convaincus de l'importance du développement des technologies à base d'énergie solaire...
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 Il a fière allure, ce Solar Impulse, en attendant sa première sortie... Le but de Bertrand Piccard est de réaliser avec ce second prototype, en 2015, un tour du monde par étapes, avec traversée des océans, en totale autonomie... Si je me souviens bien, la cabine de pilotage pourra abriter deux hommes, un avion plus grand, plus puissant, et un projet magnifique...
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Bon vent ! Bon soleil !

jeudi 27 mars 2014

Quel avenir pour la coopération spatiale entre nations ?

 Avec la révolution en Ukraine, l'évolution internationale semble faire ressurgir le vieux spectre de la Guerre Froide : avec une Russie qui renoue avec une volonté d'écrasement d'autrui (guerre & massacres en Tchétchénie, guerre-éclair en Géorgie), l'annexion de la Crimée par la Russie pourrait-elle mettre un terme à la coopération en matière de spatial ?
 À la suite du retrait de la navette spatiale, les seuls vaisseaux au monde capable d'emmener en orbite un équipage et de le ramener au sol sont des vaisseaux russes : les Soyouz. Or, hasard de l'actualité, le dernier Soyouz envoyé le 26 mars 2014 avec, à son bord, trois astronautes Russes et un Américain a raté jeudi 27 mars,  son arrimage à la Station Spatiale Internationale... Bien que la Russie revienne au premier plan politique et militaire, ses technologies accusent un retard conséquent. Ce qui constitue l'atout numéro Un du Soyouz ne tient pas dans sa modernité, mais dans sa robustesse, il y aurait un grand avantage à développer un nouveau type de véhicule habité, bénéficiant des progrès des technologies modernes.
 Depuis plusieurs années, la NASA a mené une politique cohérente pour recouvrer son indépendance mise à mal par l'absence de véhicules de ravitaillement : en sous-traitant la conception et la construction de cargos ATV à différents états : l'Europe et le Japon, puis à des organismes US privés (SpaceX, Orbital Sciences...), la NASA a recouvré la maîtrise de son indépendance.
 Par contre, pour le renouvellement des équipages, il est manifeste que la Russie tient en otage les U.S.A. : il n'existe aucun vaisseau capable d'embarquer un équipage vers la Station Spatiale Internationale. Aujourd'hui, les frères ennemis du Spatial sont donc contraints de coopérer.
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 En matière de vol habité, la NASA n'a pas été inactive, et s'est investie dans la conception de la capsule Orion, dans laquelle sont associées étroitement la NASA et l'ESA, l'Agence Européenne de l'Espace. Les européens et les japonais se sont lancés dans le développement de véhicules habités : par exemple, la société Astrium travaille sur ce concept depuis deux ans. Aux U.S.A., autre exemple, la société privée SpaceX travaille également au développement d'un véhicule habité.
 Cependant, ces travaux demandent du temps...
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 Les tensions internationales ravivées depuis peu, par la volonté des maîtres de la Russie de renouer avec une politique hégémonique indiquent la fin d'un cycle, commencé en 1989, avec l'effondrement des démocraties populaires, et qui aura donc duré vingt-cinq ans.
 Paradoxalement, ce cycle aura été consacré à la rénovation des ex-démocraties populaires et de leurs économies et il s'est accompagné d'un quasi-arrêt du spatial : la coopération russo-américaine a conforté chacun dans un renoncement moral, en s'appuyant sur les capacités propres du voisin (robustesse du Soyouz en échange de l'accessibilité à la Station Spatiale Internationale) et justifié le frein considérable donné au développement spatial.
 Or, la Russie signe son retour à la prospérité par des guerres, des massacres, et le soutien de dictatures : bien qu'un point de non-retour économique semble acquis (par exemple, pour la fourniture de gaz à l'Europe), les divergences entre Russie et pays membres de l'OTAN sont appelées à s'amplifier en tout vraisemblance : on ne négocie pas avec un état qui vise à vous écraser.
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Si les accords commerciaux ne peuvent pas facilement être cassés, une coopération symbolique peut être rompue à peu de frais tout en acquérant la sympathie de l'opinion publique.
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Je le dis : je ne suis spécialiste en rien, surtout pas en géopolitique. Donc, plutôt que de procéder par affirmation péremptoire, je vais m'essayer à des questions en demandant à un éventuel lecteur de pardonner mes imprécision et naïveté :
  1. Une rupture de la coopération spatiale serait d'un faible coût (en terme de budgets nationaux), et elle aurait l'avantage de rallier symboliquement l'approbation des populations que l'Espace fait rêver.
  2. Une rupture de la coopération spatiale, bien qu'inenvisageable aujourd'hui, pourrait-elle être envisagée l'horizon 2015-2020 ? Ce point ne sera possible que si la NASA et ses partenaires parviennent à développer un, ou plusieurs, véhicules habités indépendants. Récemment, l'ESA a pris une prise de participation dans la société Sierra Nevada Corporation qui développe une navette habitée : le Dream Chaser. La volonté d'indépendance des états associés dans la Station Spatiale Internationale est donc forte...
 Paradoxalement, la coopération spatiale internationale en réalisant des économies, a freiné le développement du spatial. Serait-il inimaginable qu'une séparation des états, signe un regain du développement du spatial ?
 Souvenons-nous que le premier pas sur la Lune a durablement boosté la recherche américaine et été le point de départ d'un nombre important de technologies, aujourd'hui source de richesses. Pour résumer, si la coopération spatiale a été un frein au développement du spatial, pourquoi pas une saine séparation si elle redonne de l'élan et un intérêt à sa marche en avant ? Les périodes de crise, c'est connu, sont les meilleures opportunités qui soient pour investir dans l'avenir...

jeudi 16 janvier 2014

L'ESA orbite autour d'une navette

 Un communiqué sur le site de l'ESA nous annonce que celle-ci a passé un accord avec une société qui développe une navette orbitale, capable de transporter des humains : comme son ancêtre, la navette spatiale, le Dream Chaser sera lancé comme une fusée et il atterrira sur une piste d'atterrissage pour avions, mais il sera plus petit, ce qui est une bonne nouvelle, une bonne partie des problèmes de la navette venait de son gigantisme et de son côte fourre-tout : faite à la fois pour aller dans l'espace et pour répondre aux exigences des militaires... A force d'empiler les exigences, la Nasa était arrivé à ce monstre ingouvernable et auquel il était impossible d'imaginer un avenir. A l'opposé, un vaisseau de petite taille est riche de potentialités.
Je ne suis pas un spécialiste, mais je me souviens d'un temps pas si lointain où un ministre de la recherche proclamait haut et fort que « L'homme dans l'espace ne sert à rien » et qu'il convenait de n'y envoyer que des robots.
 L'ESA a toujours formé des astronautes, mais ceux-ci n'ont participé qu'à des missions sur les stations russe ou américaine : à ma connaissance, c'est la toute première fois que l'Agence Européenne s'investit en prenant une participation dans le développement d'un véhicule pour humains.
Sierra Nevada Corporation, la société qui développe le Dream Chaser, a été choisie par la NASA pour développer cette navette capable de faire des allers-retours vers la station spatiale internationale, et il est possible que cette prise de participation, ne soit que la conséquence de l'implication croissante de l'ESA dans les projets à long terme de la NASA,  dont les missions Orion (dans lesquelles la Nasa lui a confié le pilotage du module), à destination encore mystérieuse : la Lune ? (redevenue attractive depuis que les Chinois y déroulent leur programme), les astéroïdes géocroiseurs ? Plus haut, toujours plus haut...
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samedi 7 décembre 2013

Chang'e 3 déesse de la Lune

Apollo 17 (7 décembre 1972 est la dernière mission humaine à s'être rendue sur la Lune. Effectuée par deux astronautes, Eugene Cernan, un militaire comme les USA les affectionnait (et l'armée a joué un rôle important dans le programme Apollo), et son compagnon Harrison Schmitt, un des rares civils du programme, ils séjournèrent moins d'une journée terrestre, parcourant grâce à la Jeep lunaire 36 km dans la région des monts Taurus, près du cratère de Littrow. Ils ramenèrent 111 kg de roches lunaires, et leur balade reste aujourd'hui encore un record à battre... (correctif : la dernière mission lunaire est en fait LUNA 24, soviétique, qui déposa un rover sur notre satellite : 37 ans, donc).
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Quarante-et-un (41, comme on précise sur les contrats d'éditeurs) ans plus tard, Chang'e 3 est la troisième mission chinoise à décoller de la base de Jiuquan le 6 décembre 2013 à destination de la Lune : les Chinois prennent le relais des U.S.A. en ce qui concerne l'exploration de la Lune. A l'heure où j'écris ce billet, Chang'e 3 a atteint l'orbite lunaire. Elle doit se poser dans le Golfe des Iris, un robot autonome partira en exploration, tandis que le module d'atterrissage se convertira en observatoire... Qui aurait parié un centime en aluminium de Pétain à l'époque sur cette Chine ravagée par la Révolution Culturelle ? Pour ma part, je
n'avais que douze ans à l'époque et j'imaginais la conquête spatiale comme le début d'un processus régulier, sans percevoir l'exception que fut la dite « conquête » de la Lune, comme l'avaient baptisée les Etats-Uniens.
Les chinois cultivent le mystère comme d'autres la communication : ils font et ils dissimulent ce qu'ils font derrière une chape de silence : derrière la conquête spatiale se profilent des militaires, la volonté politique de dire qui dirige le monde, et ce culte absolu du mystère et du mutisme.
A suivre, donc...

jeudi 7 novembre 2013

E-fan avion électrique d'EADS

Pour changer des ruminations, je vous propose aujourd'hui un petit tour dans les airs :
L'idée est différente de l'avion solaire, mais convergente : la société EADS a conçu un avion électrique, l'E-fan, qui doit réaliser ses premiers essais cet automne, et qui, d'ailleurs, fait partie des « trente plans de reconquête industrielle » définis par le gouvernement.
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La France est donc sur les rails en matière d'aviation basée sur l'électricité, mais elle ne semble pas pressée de s'inspirer du modèle suisse du Solar Impulse, qui, en plus, génère lui-même sa propre électricité.
Historiquement, le premier vol électrique est celui d'un ULM en 2007
En Allemagne, nos voisins ont développé un concept original, l'Electra, leurs voisins tchèques ont développé l'EPOS et la Chine le Yuneec E430.
Selon le concepteur de l'E-fan : « Tous ces avions ont une faible autonomie de vol et, pour la plupart, ils ne peuvent transporter qu'une seule personne. L'idée de l'E-fan, né d'une collaboration entre EADS et une petite entreprise charentaise, Aero Composites Saintonge est de créer un biplace qui puisse voler plus d'une heure. »
Voici une vidéo qu'EADS a mise en ligne sur le Net :
Le Yuneec E430 est commercialisé, leurs concepteurs annoncent une autonomie de 3 heures, mais il semble qu'ils n'en aient pas encore apporté la preuve.
 Bien noter l'image de fin qui donne une impressionnante liste de partenaires : pour l'instant, il s'agit juste d'un avion pour aéroclubs, capable de tracter un planeur pour lui donner une bonne impulsion, mais le potentiel de ces nouvelles technologies justifient toutes les attentions qui leur consacrées.
 Citons, dans le même registre, les batteries Lithium-Ion qui équipent les Boeing dernière génération et qui ont provoqué des débuts d'incendie : elles montrent que ces technologies électriques sont en plein développement, objets de toutes les attentions, et points de focalisation de grands industriels.
Enfin, pour le plaisir des yeux, un avion français, oui monsieur, oui madame, mais sous forme d'une de ces ailes volantes, qui me font rêver depuis que je suis  tout petit... 
(suite : présentation de l'Efan à la presse, mars 2014)

jeudi 31 octobre 2013

Mangalyaan : des indiens sur la piste de la planète rouge

Tous les deux ans environ, Mars et la Terre sont au plus proches, soit dans les 60 millions de kilomètres (1/2 unité astronomique, approximativement), et les agences spatiales mettent à profit cette proximité pour envoyer des sondes à destination de la planète rouge.
 Jusqu'à présent, Mars avait été la chasse gardée de la NASA, qui y a envoyé des orbiteurs (MRO est toujours en exercice) et des engins, mobiles ou pas : des sondes Viking jusqu'à Curiosity, l'an passé. L'U.R.S.S., puis la Russie ont bien tenté d'inclure Mars dans leurs objectifs, mais ils ont des problèmes avec leur nouveau lanceur (explosion au décollage cet hiver).
 L'Europe, avec la fusée Ariane, a été la première à suivre les traces de la Nasa vers la planète rouge, en envoyant à bon port un orbiteur, Mars Express, qui nous envoie depuis avec une grande régularité des images et des résultats de spectrométrie qui ont considérablement enrichi le savoir sur cette Mars si mystérieuse (tout en détectant du méthane, mais peut-être y a-t-il eu des interprétateurs hâtifs ? voir ci-dessous).
Dans ces opérations, très populaires, il est facile de discerner un immense désir de communication : Voici ce dont nous sommes capables et un vague et flou désir de faire progresser la connaissance, la loi du genre d'une époque peu portée sur la connaissance et toute dévouée à l'argent. Le prestige l'emporte toujours sur le désir : Comment fonctionne l'univers et en particulier, les planètes ? : si ça vous amuse, car ce prestige va de pair avec l'intérêt économique : plus facile de vendre des satellites, et tout ce qui va avec, quand on a su envoyer un satellite en orbite autour de Mars ou de  Saturne...
 Voici donc que les nations émergentes frappent à leur tour à la porte du commerce international en montant elles aussi des opérations de prestige. La Chine a commencé à déployer une station spatiale « nationale », et des orbiteurs autour de la Lune, Chang'e 1 et 2 (et bientôt un véhicule mobile : Chang'e 3). La nation indienne, soucieuse de participer à la conquête de l'espace doit lancer, normalement avant le 5 novembre, une mission à destination de Mars, un orbiteur intitulé : MOM, Mars Orbiter Mission, Mangalyaan de son petit nom.
 Suite à des problèmes avec le lanceur lourd qu'ils développent, les Indiens lanceront Mangalyaan avec leur lanceur classique, PSLV (particularité, il possède quatre étages, et il fonctionne avec une grande fiabilité depuis 1993). 
 La sonde pèse 1350 kg et contient 5 instruments :  une caméra Couleur, une caméra Infrarouge, un photomètre Lyman-Alpha (pour l'hydrogène), un analyseur d'exosphère (atmosphère, je suppose) et un détecteur de méthane (plus précis que celui de Mars Express, car Curiosity vient de déclarer que, contrairement à ce qui avait été déduit des observations de Mars Express, l'atmosphère martienne ne contient pas de méthane).
 Il y a eu un report du premier lancement, prévu le 28 octobre... Mais nulle doute que l'Inde poursuive sa marche en avant et se montre capable de rivaliser, avant la Russie, avec les grandes nations spatiales mondiales. De la coupe aux lèvres, il y a loin, c'est tout le défi de l'Inde que de placer une sonde en orbite, de l'insérer dans l'orbite de Hohmann adéquate, puis d'allumer ses moteurs en arrivant sur Mars, de façon à contrôler sa mise sur orbite martienne : nous nous sommes habitués à ce que d'autres le fassent avec brio et discrétion, mais une mission martienne reste un défi technologique que peu ont réussi...