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mercredi 8 avril 2026

Coucher de Terre et éclipse de Lune

 

– © Nasa –

Les commentateurs citent souvent Apollo 13,  mais en réalité pour avoir une image semblable, il faudra remonter à Apollo 8 et à la photo pris par Bill Anders, le 24 décembre 1968, soit 58 ans... En bonus, les astronautes d'Artémis proposent aussi une éclipse de soleil...

– © Nasa –

jeudi 25 juillet 2024

Ramsès : rendez-vous avec l'astéroïde Apophis

En prévision du passage de l'astéroïde APOPHIS en 2029, l'E.S.A  accélère la procédure pour qu'une sonde spatiale étudie de près son passage.

© ESA (l'astéroïde Didymos étudié par Héra ) –

La sécurité spatiale est un sujet qui motive les états et elle possède un département à l'agence spatiale. Récemment, les missons DART (américaine) et HÉRA (européenne) ont étudié un astéroïde lointain, Didymos pour étudier l'impact sur sa trajectoire que génère une masse envoyée le percuter.


Or, il existe un astéroïde découvert en 2004 et nommé APOPHIS, qui croise l'orbite de la Terre par deux fois pendant sa révolution autour du Soleil. La prochaine opportunité se présente en 2029, date à laquelle il frôlera la Terre à 32 000 km.

– © Cité de l’espace –

D'une taille d'environ 375 m, et d'une masse de 450 millions de tonnes, Apophis est l'exemple type d'un astéroïde capable de causer d'énormes dégâts en cas de collision, raison pour laquelle il a été très précisément étudié. Pour les cent prochaines années, il ne présente pas de risque majeur. Toutefois, en 2029, son passage à proximité permet d'envisager ce passage comme un rendez-vous.


Pour ce faire, il est nécessaire de disposer d'une sonde, prête à lui emboiter le pas et à l'étudier. L'Agence Spatiale Européenne, dont les décisions s'échelonnent sur des délais très longs, vient de décider de lancer une procédure simplifiée, pour être en mesure d'honorer ce rendez-vous avec Apophis :

. Les travaux ont été ouverts pour une mission nommé RAMSES (en anglais : Rapid Apophis Misson for Space Safety)

. La sonde sera envoyé en 2028 pour être sur place en 2029.

. Elle reprendra la même plate-forme que celle qui avait servi à concevoir la misson HERA.

. l’Italie fournira deux petits satellites de type Cubesat issus de l’architecture d’Hera. Un sera chargé d’accomplir des relevés radar et l’autre de se poser sur Apophis. Ce dernier, équipé d’un gravimètre et d’un sismomètre pourra recueillir des données inédites.


L'agence spatiale Japonaise aura elle aussi une mission (Destiny+) pour étudier Apophis, ainsi que la N.A.S.A. avec la sonde OSIRIS-REX rebaptisée OSIRIS-APEX qui pourrait se satelliser elle aussi autour d'Apophis.


vendredi 18 novembre 2022

Orion en route vers la Lune

- crédit © NASA -

 Le lancement s'est bien passé, on reçoit quelques rares images. Ici, la capsule Orion avec la Terre en arrière-plan. La NASA communique pour expliquer à quel point la mission se déroule bien (« A + » au niveau des tests), ceci expliqué par la directrice des vols spatiaux, Emily Nelson :

- crédit © NASA -

vendredi 2 avril 2021

L'Agence Spatiale Européenne recrute des astronautes


Ça n'arrive pas tous les jours : l'Agence Spatiale Européenne (ESA) ouvre une campagne de recrutement d'astronautes. Vous pouvez poser votre candidature jusqu'au 31 mai 2021.


Les missions concerneront des séjours à bord de la Station Spatiale Internationale, peut-être même des missions habitées vers Mars... Mars, n'y pensez pas trop, mais il y a toutes les études de missions vers la Lune, qui sont très concrètes et l'avenir à court terme du spatial.


Pour postuler, rendez vous sur le côté Français, le Centre National d'Études Spatiales, le C.N.E.S. OÙ EST EXPLIQUÉ LE COMMENT ET LE POURQUOI DES CANDIDATURES.


À noter : le CNES  signale également que le Centre recrute pour des postes au sol... J'en connais un qui y a passé toute sa carrière et qui a accompagné la mission Mars Insight.



Nombre d'astronautes : 4 à 6, femmes et hommes ! La campagne est européenne, ce qui signifie qu'il n'y aura peut-être qu'un citoyen français sélectionné, mais en même temps, c'est la première fois depuis 2008 qu'a lieu une campagne de recrutement pour succéder à Samantha Cristoforetti.

© NASA/Robert Markowitz (Domaine public)


jeudi 14 février 2019

Opportunity : fin de mission

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Le rover Opportunity n'ayant plus émis de message depuis juin 2018, la Nasa a mis officiellement fin à sa mission.
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La NASA nous propose la vidéo rétrospective ci-dessous, ainsi que ces images marquantes. La somme de ce qu'il nous a fait découvrir n'est sans doute pas terminée, il reste certainement des tonnes de données à analyser, mais ça reste une aventure très impressionnante, menée tout d'abord avec son jumeau, Spirit, et leur dernier avatar, Curiosity à compter du mois d'août 2012 (merci Eric !). Trois rouleurs martiens qui nous ont permis de découvrir des paysages, et d'analyser nombre de roches, faisant la preuve que de l'eau sur Mars, dans le passé, a coulé en abondance.
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Après avoir atterri sur Mars le 25 janvier 2004, Opportunity était censé fonctionné 90 sols (jours martiens), et au final il aura parcouru 45,16 km en 14 ans, plus de 58 fois sa mission initiale, en durée.
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Toutes les images sont © Nasa 

jeudi 20 décembre 2018

Face cachée de la lune, phase Chang'e 4

La Chine poursuit son entreprise de pré-éminence mondiale... et c'est elle qui devrait nous présenter, pour les Fêtes de fin d'année, sa nouvelle réalisation, à savoir l'alunissage sur la face cachée, d'un duo : atterrisseur et rover.
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Pour compléter cette panoplie, un satellite de communication, Queqiao, a déjà été envoyé et positionné sur le point de Lagrange L2 du système Terre-Lune (point stable situé à l'exact opposé de la Terre, si vous tracez l'axe Terre-Lune, c'est un peu au-delà). Il suit une trajectoire dite "en halo", et il pourra ainsi retransmettre les données émises par Chang'e 4 et son rover vers la Terre.
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Loren Roberts for The Planetary Society
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Comme pour la fois précédente, un rover est embarqué à bord de Chang'e 4 et il effectuera une reconnaissance autour du terrain d'atterrissage choisi, le cratère Von Karman. Equipé de caméras et d'instruments de mesure, il pèse 140 kg, est alimenté en énergie par des panneaux solaires et il est censé durer trois jours lunaires, soit environ 90 jours terrestres.
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© Forum de la conquête spatiale : localisation du cratère Von Karman sur la face cachée de la Lune.
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Ironie de l'histoire, c'est les Chinois qui fêteront donc le cinquantième anniversaire de la mission Apollo 8, la première à s'être échappée de l'attraction terrestre avec des humains à son bord, pour gagner l'orbite Lunaire (et dont le principal souvenir est une image de la Lune avec la Terre en arrière-plan (très bel article dans Ciel et Espace), c'était le 24 décembre 1968... La raison en était de devancer les Russes dans la course à la Lune, donc du pouvoir.
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© Apollo 8 et la NASA - 24 décembre 1968
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Si l'on interprète la course à l'espace comme une démonstration de puissance, la Chine prend désormais une longueur d'avance sur les nations (ce qui n'est pas très rassurant quand on lit la volonté hégémonique du président Chinois)... mais bon, Chang'e 4 vogue ! Et il/elle nous donne des raisons d'espérer, qui dit mieux ?
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dimanche 18 novembre 2018

Bénou (101955) au plus près (Osiris-rex) !

La sonde OSIRIS-Rex a réalisé une série de clichés de l'astéroïde en vue de préparer la mission de collecte de matériel : une fois assemblé, le voici en toute majesté, il est pas beau ce gros bébé tout caillouteux ?
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Loin du patatoïde auquel Rosetta ne manquait pas de faire songer, il ressemble étrangement à un autre astéroïde lui aussi géocroiseur, Ryugu, autour duquel orbite actuellement la sonde Hayabusa-2 : une toupie, relativement pointue sur ses pôles, et assez renflée sur son équateur, il n'est pas assez gros pour prendre une forme sphérique, mais suffisamment pour avoir commencé le travail menant à une sphère. D'autres mesures sont également prises, mais je vous laisse vous référer à l'article Wikipedia pour en connaître le détail.
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La NASA nous indique que le bras amovible dont la mission effectuera le « Touch-and-Go » lors de l'atterrissage pour prélever du matériau astéroïdaire a été testé ! 
© crédit des images : NASA


dimanche 20 mai 2018

Cheops, MarCO-1 et Tess

Pour cause de semaine de déplacement — un saut de puce vers Épinal —, je passe mon tour pour la rubrique poésie de ce dimanche et je vous livre trois brèves spatiales :
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Cheops est une mission de nos amis Suisses, sélectionnée en 2012 par l'E.S.A.
D'un poids de 200 kg, il comporte un télescope de trente centimètres de diamètre, son but est plutôt de re-visiter des étoiles déjà connues, pas trop lointaines, possédant des exoplanètes, mais au lieu de se contenter de les révéler, il aura pour mission une étude plus approfondie pour connaître leur diamètre... et tout ce qu'il sera possible de mesurer.
Le satellite est arrivé à Madrid, nous apprend l'ESA cette semaine, afin d'être intégré à la plate-forme de lancement, et avant de subir divers tests « thermiques, vibratoires et acoustiques ». 
Si les prévisions se confirment, il devrait être lancé fin 2018 - début 2019 depuis Kourou en Guyane.
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Selon Franck Selsis, qui a bien voulu répondre à mes questions, deux cas de figure se présentent : 
  • « 1) la planète est très intéressante mais uniquement détectée par vitesse radiale et Cheops va regarder si elle transite, c'est à dire si la planète passe devant l'étoile à chaque période orbitale. Si c'est le cas, cela permettra de mieux caractériser cette planète et notamment de déterminer sa masse. 
  • 2) La planète est déjà connue pour transiter mais nous voulons affiner la mesure de ses caractéristiques, en particulier de son rayon. »
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Donc pas forcément un outil destiné à découvrir de nouvelles exoplanètes, mais une étude approfondie de systèmes planétaires connus. Ce que l'ESA appelle une mission 'S' (pour Small, petite, et c'est la seule à l'heure actuelle), à faible coût, mais on ne sait jamais, les surprises et les exoplanètes inattendues viennent souvent de missions modestes, sérieuses et d'un travail de fond comme celui-là.
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Pour terminer, deux brèves, vous vous souvenez du nano-satellite, MarCO-1 qui accompagne la mission Insight ? La NASA lui a fait réaliser sa première image, en  se retournant, il nous a donné cette belle image du système Terre-Lune :
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crédit : NASA-JPL CalTech
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et Tess, qui vient d'atteindre sa trajectoire autour de la Lune, nous a également fourni sa première image.
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Crédit : NASA/MIT/TESS
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dimanche 12 mars 2017

Trappist-1 vue par Kepler

L'image ci-dessous vient directement du site de la NASA, et nous donne à voir l'étoile TRAPPIST-1 qui a défrayé la chronique les semaines passées, vue par un des plus puissants instruments existants, le télescope spatial KEPLER.
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- Trappist-1 filmée par KEPLER -
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L'observatoire spatial KEPLER est une réalisation de la NASA, qui vise une portion de ciel et étudie les transits de planètes devant leur étoile. Pour donner une idée de ses performances, KEPLER a détecté un millier d'exoplanètes et étudie 4000 candidates à ce titre. C'est l'observatoire d'exoplanètes le plus puissant et le plus précis existant à ce jour.
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Qu'est-ce qu'un transit planétaire ?
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1°) Il faut bénéficier d'un point de vue adéquat. Si vous vous situiez dans le plan du système solaire, mais très loin, un œil très sensible observerait à chaque fois qu'une planète passe devant le soleil une petite variation de luminosité.
Jupiter produirait une variation de luminosité assez nette, alors que Mercure en produirait une trop faible pour que les instruments la détectent. (Et si Jupiter se situait à la place de Mercure, une variation nettement plus importante, raison pour laquelle les premières exoplanètes se sont toutes révélées être ce qu'on a appelé par la suite des « Jupiters chauds »).
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2°) Le transit d'une planète crée un faible écart de luminosité, qui peut-être amplifié par les vibrations du satellite, ce que les spécialistes nomment la « vacillation » des pixels (c'est ce que montre le film ci-dessus).
Donc, si un creux permet de suspecter une planète, il en faut au moins deux pour suspecter sa période, et sans doute plusieurs autres pour éliminer des calculs les multiples erreurs d'observation, et éliminer le transit que produirait un caillou située entre le télescope spatial et l'étoile (mais qui ne passe qu'une fois)... Cela donne une idée de la complexité des calculs et nous ramène, loin des belles images d'artiste qui ont illustré Trappist-1 et son cortège de planètes, à la réalité étudiée.
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La NASA précise, à propos de cette image que « pendant la période comprise entre le 15 décembre 2016 et le 4 mars 2017, l'observatoire spatial Kepler, a observé TRAPPIST-1 pendant 74 jours. Cette animation montre 60 mesures de luminosité ou photos prises par la « caméra » à bord de Kepler une minute durant, une fois par heure le 22 février [...] L'image couvre une zone de 11 pixels carrés ou 44 secondes d'arcs du ciel. Cette zone est équivalente à un grain de sable tenu à bout de bras (sur fond de ciel...) »
.
(je mets « caméra » entre guillemets, car si le mot est une commodité bien pratique, pour un cameraman comme moi, cette caméra est si sophistiquée, puissante, précise, sensible, qu'elle est vraiment différente de celle que j'utilise quotidiennement) et seule la fonction rappelle ce qu'elles ont de commun.
— La voilà  ! Vous voyez ce que je voulais dire ? :-) —
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Donc, voilà à quoi ressemble Trappist-1 cette mystérieuse étoile naine ultra froide, située à 39 années-lumière du Soleil, et dont la masse vaut 8% du soleil, une étoile si petite que les planètes rocheuses qui tournent autour produise une variation assez sensible pour que nos chercheurs les étudient. Fascinant, non ?

vendredi 3 mars 2017

Rétro sur cinq ans de présidence et de spatial

 Alors que la fusée VEGA s'apprête à lancer le second satellite SENTINEL-2B, dédié à l'observation de la Terre, je me souviens que j'ai voté François Hollande, en priant secrètement pour que ce président de crise soit un président de New Deal : puisque nos industries sont bloquées, ouvrons des chantiers qui aillent de l'avant, au nombre desquels j'aurais bien rêvé, par exemple, d'un observatoire astronomique spatial.
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 Cinq ans plus tard, je me souviens d'un communiquant opportuniste applaudissant à l'atterrissage de Philae (et partant avant qu'on s'aperçoive qu'il était raté), et c'est à peu près la seule et unique fois où ce président de la Com' a daigné être présent dans le spatial : la mission avait pourtant été décidée en 1985, alors qu'il était conseiller du président Mitterrand, mais elle a été lancée le 2 mars 2004, sous la présidence de Jacques Chirac. La continuité en politique semble avoir un coût plus exorbitant que le montant de la dette Grecque.
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 Que nous restera-t-il de ce quinquennat en matière spatiale ? Le chantier des Ariane 6 ? L'importance du président apparaît toujours secondaire dans un dossier qui a été initié sous une présidence et achevé sous une autre, sans parler des changements ministériels, et du fait que ce chantier n'aboutira que sous un troisième...
 Peut-être l'engagement contre le Réchauffement climatique et ce programme Sentinel (la préparation du lancement de Sentinel-2B par Véga lundi 6 mars 2017,  illustrent ce post, merci aux images du blog du CNES )? Oui, sans doute, mais le Spatial ne peut-il servir à fournir autre chose qu'un miroir, une Image de Soi, le Spatial c'est une vision qui va de l'avant, qui interroge, qui explore, et qui par exemple soutiendrait la Recherche Française en matière d'astronomie qui est dynamique, innovante, qui trouve des Exoplanètes étonnantes, mais qui a besoin de plus d'outils et de chercheurs...
 Oui, ce président aurait pu aussi choisir des ministres compétents dans leur domaine, en matière de recherche, ou de culture, pour parler d'un domaine que je connais mieux (ah la loi scélérate sur les Livres Indisponibles !). Se montrer à Kourou, se montrer à Avignon, se montrer au C.E.R.N. qui est une belle réalisation européenne, en 2011, au moment de l'annonce de la découverte du boson de Higgs, ça aurait été un joli moment. Même en tant que pur communicant, il aurait pu émettre une présence à défaut d'idées ou d'un chèque.
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 Par exemple, l'idée de village lunaire, initiée par l'actuel directeur de l'E.S.A. Jan Wörner, pourrait être l'objet d'initiatives, d'études, de projet fondateur. Imaginez le titre dans la presse :
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« Grande Première pour le village Lunaire ! »
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ou encore un observatoire sur la face cachée de la Lune, projet genre Dragon de Lune qui nous revient de temps en temps, enfin, quoi, un coup de pouce, ça ne coûte pas si cher, et pour fédérer les bonnes volontés ça peut être très efficace. Y aura-t-il un jour un président qui désire faire avancer la connaissance, en se souvenant que c'est seulement en investissant dans l'avenir qu'un homme récolte les fruits des idées et du projet pour lesquels il a été élu ?
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On peut aussi se souvenir, comme je le fais chez moi, parfois, que le Chemin suivi par chacun prime, que les grandes ouvertures se font dans de petites pièces, avec des gens qui travaillent des années dans l'obscurité avec l'absolue incertitude du moindre résultat. Et que les gouvernements ne font que passer tandis qu'une œuvre, quelle qu'elle soit, prend forcément l'allure d'un terme dont la longueur est indéfini... Et c'est vrai que la recherche Française en matière d'astronomie peut se targuer d'avoir trouvé et imaginé beaucoup de choses avec des moyens modestes, mais bien employés...
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Et ces chercheurs patients et travailleurs nous aident à rêver.
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dimanche 12 février 2017

Osiris Rex recherche un Troïen

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Vous souvenez-vous d'OSIRIS REx ? Lancée en 2016, cette mission de la NASA vogue vers un astéroïde, Bénou, (l'âme de Râ, chez le les Egyptiens),
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 en orbite autour de la Terre avec pour objectif de prélever (en 2018) et de ramener sur Terre (en 2023) des échantillons de cet astéroïde, dont la trajectoire, géocroiseur proche de la Terre,  promet de nous apporter une moisson d'informations sur les origines de la Terre.
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En attendant, Osiris Rex voyageant sur l'orbite terrestre à près de 150 millions de kilomètres de distance, soit le point de Lagrange L4, les scientifiques de la Nasa lui ont assigné pour mission annexe, d'observer le ciel afin de savoir si la Terre possède des astéroïdes troïens, c'est à dire voyageant de concert avec la Terre, mais légèrement en avance : en effet, depuis la Terre, cette zone parasitée par le soleil ne permet pas de réaliser des observations fiables et la réponse à cette question, qui a l'air si simple, est une totale inconnue.
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mardi 24 janvier 2017

Time Lapse de Pluton

En juillet 2015, la sonde New Horizons, tel un train lancé vers les confins du système solaire, a survolé la planète naine Pluton, dont les chercheurs depuis, ne cessent de publier les découvertes de cet étrange système glacé, où se déroule une étrange géologie à base de méthane et d'azote plus ou moins gelés et qui ont façonné des paysages déroutants, volcans de glaces d'eau, plaines d'azote parsemées de fractures rectilignes. En ces temps de disette de navettes interplanétaires, la NASA vient de nous proposer un « Time Lapse* » de ce survol de Pluton, un petit de goût de « retournons-y » ?
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Time-Lapse : bout à bout d'images d'une scène, prises à des intervalles éloignées, et reconstituant un effet de filmage en accéléré d'un processus, qui a pris ici, environ deux mois.

lundi 9 janvier 2017

Les archives du système Solaire (NASA)

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 La NASA a sélectionné deux projets qui devraient ouvrir de nouvelles perspectives sur la naissance du système solaire, avec des corps apparus environ 10 millions d’années après la naissance du Soleil. Lucy et Psyché, c’est leur nom, ont été choisis parmi cinq autres et devraient être lancées entre 2021 et 2023.
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 Lucy visitera une cible mystérieuse, il s’agit des astéroïdes troyens, des astéroïdes, stabilisés sur l’orbite de Jupiter aux points de Lagrange L4 et L5 (un groupe suit Jupiter à la traîne, et l’autre groupe précède Jupiter). Lancé en 2021, Lucy doit visiter six astéroïdes de 2027 à 2033 : en formant l’hypothèse qu’il s’agit de corps formés dans les dix premiers millions d’années du Système solaire, les chercheurs tablent sur des matériaux qui n’ont que peu évolué depuis plus de quatre milliards d’années et qui devraient nous aider à mieux comprendre l’histoire du système Solaire.
 Techniquement, Lucy sera équipée des mêmes caméras que New Horizons qui ont largement fait leur preuve lors du survol de Pluton en 2016.
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 Psyché, de son côté, visera un astéroïde métallique, Psyché 16, dont la composition, Fer et Nickel, intrigue les chercheurs qui forment l’hypothèse qu’il s'agit là du noyau d’une planète originelle qui a été détruite et dont l’astéroïde serait l’ultime survivance. Lancé en 2023, Psyché devrait atteindre sa cible en 2030…
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jeudi 8 septembre 2016

Village lunaire européen

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Dans le cadre de la réflexion engagée par la nouvelle direction de l'Agence Spatiale Européenne, Claudie Haigneré s'implique dans le projet de village européen et nous livre ici une conférence très bien construite, finement argumentée, et somme toute, c'est un plus, assez émouvante :
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vendredi 22 avril 2016

Lancement de Sentinel 1B et propulsion Ionique

Brèves du spatial
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Ce soir, vendredi 21 avril, une fusée SOYOUZ décollera de la base spatiale de Kourou, elle emporte à son bord le satellite d'observation SENTINEL 1B, frère jumeau de Sentinel-1A  (lancé en 2014).
En outre, elle emporte un satellite plus petit, comparé au 2,3 tonnes de Sentinel, Microscope est une réalisation du CNES, il pèse 180 kg et son but est de tester la gravité, en comparant la chute libre de deux corps, mais depuis l'Espace : il devrait faire gagner deux chiffres significatifs à notre connaissance (en résumé, il s'agit d'un remake sophistiqué de l'expérience de Galilée jetant, du haut de la Tour de Pise, deux masses différentes)
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En outre, Soyouz emportera à son bord trois expériences technologiques avec les satellites :

AAUSAT4 (Danemark)
OUFTI-1 de l'Université de Liège (Belgique)
Est@r-II du Politecnico di Torino (Italie)

Chacun pèse un kilogramme, a été conçu par une université et donc par des étudiants, et emporte une expérience à son bord.
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- AAUST 4 -
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Pour les insomniaques, le lancement pourra être vu ici...
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Sinon, évolution technologique importante, si l'on veut voyager dans l'Espace avec un moteur capable d'une propulsion à longue durée, la Nasa annonce la signature d'un contrat avec la société Aerojet Rocketdyne pour le développement d'un moteur à plasma ionique. Par rapport à la sonde DAWN, qui fut équipée du moteur NT-Star qui développait une puissance de 2,6 kW, le moteur développé est annoncé d'une puissance de 13 kW. Par rapport à son équivalent chimique, le Xénon a une durée de vie multipliée...
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