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mardi 20 décembre 2016

2016 année de la Chine spatiale ?

La Chine poursuit son développement en direction de l'espace. 
Tout d'abord, cette année a commencé avec le lancement de deux fusées Longue Marche (ou Chang Zheng) de nouvelle génération: Chang Zheng 7 au printemps, et Chang Zheng 5 fusée lourde, capable de placer en orbite de transfert géostationnaire (c'est-à-dire aux portes du voyage spatial) une masse de 13 tonnes.
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Ensuite, le gouvernement a inauguré une nouvelle base spatiale, basée à Wenchang sur l'île de Hainan, soit une base le plus proche possible de l'équateur qui diminue considérablement les coûts de mise en orbite (comme d'habitude, la Chine se révèle particulièrement parcimonieuse en matière d'images... je n'ai trouvé que celle-là) :
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Et là, magnifique, vient de suivre le développement d'une grande parabole au Pôle Nord, au nord de la Suède pour être précis... car, pour communiquer, il faut savoir se munir de grandes oreilles !

La question du projet reste un peu en suspens : base orbitale capable de rivaliser avec la station spatiale internationale, ou base Lunaire permanente ? Les deux projets existent (1) et semblent se développer parallèlement : les objectifs de la Nation Chinoise sont particulièrement ambitieux et on aimerait que les frileux Européens en prennent un peu de souffle.
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Parabole Chinoise au centre spatial d'Esrange en Suède
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(1)  : information glanée sur l'excellent forum de la conquête spatiale.

jeudi 10 mars 2016

Ne vous fiez pas au Ciel qui dort (revue de presse)

Pour le ciel, pas d'actualité brûlante ou plus brillante que le projet de Code du Travail qui oblitère les autres cette semaine, mais il y a matière, pour l'esprit à s'envoler un tout petit peu : dressons une liste — non limitative — de quelques attentes.
L'ESA — l'Europe donc — est engagée dans la mission martienne franco-américano-russe. Une fusée doit décoller le 14 mars de Baïkonour, avec Exomars : Exomars comporte un orbiteur et un atterrisseur, ce qui, pour l'Europe, sera une grande première : (quoique, Huyghens a bien atterri sur Titan, et Philae sur Rosetta, « un peu cassés la margoulette », sans parler d'un vieil et cuisant échec martien) : Schiaparelli montre à l'envie que l'ESA veut et peut être capable de faire atterrir un visiteur mobile sur Mars. (et que ce problème n'est pas simple !)
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Le tour du monde de SI2 s'est arrêté l'an passé après qu'il eut accompli un exploit, cinq jours de vols en continu qui l'ont conduit de Nagoya à Honolulu. Mais, après cette première mondiale, l'avion solaire présentait des avaries si importantes que la mission a été suspendue pour de longs mois... En particulier, les batteries ont souffert du froid des hautes altitudes et elles ont été revues et modifiés.
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Un mail m'annonçait le 9 mars que Solar Impulse s'apprête à voler à nouveau : les équipes se sont employées à réparer les avaries, et à remplacer les pièces fragiles. Deux vols dans le ciel hawaïen ont permis de qualifier les réparations et d'autoriser la libellule solaire pour la poursuite de son merveilleux tour du monde. À suivre...
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LAS, BUT NOT LEAST : L'IDÉE VILLAGE D'UN VILLAGE LUNAIRE CONTINUE SON BONHOMME DE CHEMIN...
« J'ai l'intention de construire une base permanente sur la Lune: ce sera une station ouverte pour différents Etats participants, des pays des quatre coins du monde. » explique posément le nouveau directeur général de l'ESA, Jan Wörner. Le village ! voilà une riche idée et une bonne modélisation de ce qu'est l'Europe aujourd'hui.
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L'idée présente une ouverture originale : chaque nation pourrait apporter sa contribution, sous la forme d'une nouvelle maison... une auberge espagnole, à l'échelle mondiale, en quelque sorte, où le village ne deviendrait que ce que chacun est prêt à contribuer...
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 Récemment, l'ESA a démontré sa capacité à manipuler la communication... Si la communication ne sert qu'à magnifier des projets destinés à ne jamais aboutir, grand est le risque de retourner contre elle la désillusion des rêveurs, naïfs, peut-être, mais aussi fatigués de la vanité des promesses. Mais si, à force de patience et de travail, elle mène à des aventures aussi motivantes qu'ont été Cassini, Rosetta, alors...
 Avec des imprimantes 3D, qui se serviraient du régolithe lunaire comme matériau de construction, il faudra peut-être vingt ans pour que ce projet aboutisse, mais il serait un excellent vecteur de développement d'un spatial qui vise à la marche suivante, de la banlieue de la Terre à l'orbite lunaire, un pas, un petit pas pour l'humanité...