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Affichage des articles dont le libellé est télévision publique. Afficher tous les articles
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lundi 10 juin 2013

Sauvons la miss Météo ! (France 3 Centre)

Nous recevons ce communiqué de presse, France 3 Centre veut supprimer la miss Météo, en présentant des cartes qu'une voix atone et désincarnée vous présentera. Or, si la télévision régionale existe, c'est peut-être surtout par les petits services quotidiens qu'elle vous rend, comme cette météo avec présentatrice qu'un technocrate (de Rennes) entend supprimer parce qu'il veut tout UNIFORMISER. « Uniformiser, a dit quelqu'un c'est la science des ânes » : si vous aussi vous pensez qu'il faut lutter contre l'uniformité, n'hésitez pas à signer cette pétition défendue par des salariés de France 3 Centre !

jeudi 24 janvier 2013

Journal télévisé sous la neige

Le journal du dimanche, à France 3, se réduit à un flash, mais il était tombé de dix à quinze centimètres de poudreuse dans la nuit de samedi à dimanche : la rédaction a décidé de réaliser le journal en extérieur, à l'étang d'Orléans-la-Source, tout près de la station, tout en extérieur et sous la neige qui tombait dru...

mardi 13 septembre 2011

Le travelling mal-de-mer

A la télévision publique, hier, quelqu'un a évoqué le filmage d'une interview. Il existe une technique à deux caméras : la première filme le journaliste, la seconde filme la personne interviewée, c'est un peu plus compliqué à tourner (il faut 2 cameraman), facile à monter et lisible, car on travaille en plans fixes. J'ai vu le rédacteur en chef de l'édition, à qui j'en parlais, faire une moue amusée, et pour tout dire : condescendante.
 J'ai compris pendant le journal : il y avait une interview qui avait été filmée par un unique journaliste. Celui-ci, clairement désireux de montrer son savoir-faire, avait tout filmé en un seul plan en mouvement,  il passait d'une personne à l'autre, en suivant une figure en huit : serré sur la personne qui parlait, puis il élargissait et se retournait doucement pour aller filmer l'autre, tout le temps en mouvement. C'était plein de virtuosité et ça donnait le mal-de-mer.
  Ça m'a rappelé un match de foot de l'équipe de France 1998 où le jeune Zidane, désireux de montrer son savoir-faire, s'était fendu, d'une roulette, puis d'un dribble, avant de perdre bêtement la balle. Depuis le banc de touche, Aimé Jacquet avait fulminé. Le malaimé Jacquet avait raison : Si tu fais quelque chose de difficile, fais-le au moment où ce sera percutant ! Sinon, fais-toi oublier.
 Avec son mouvement permanent, le cameraman virtuose a réussi à ce qu'on ne voit jamais la personne interviewée car l'attention était accaparée par le mouvement qui occultait le visage. Quant aux paroles de la personne interviewée, le va-et-vient avait suffi à en tuer l'intérêt. Donc on a vu un grand mouvement de caméra, sur un sujet rendu secondaire, pauvre femme malmenée par un cameraman maladroit à force d'ignorer autrui...
 Dans une première version, j'ai parlé de mépris et je le regrette. La télévision en mal de rénovation cherche à se réformer et on a donné à un jeune cadreur mission de tourner en extérieur le journal de la locale et tous les plateaux. C'est un excellent cadreur, mais très formaliste, il se creuse beaucoup la tête pour dynamiser l'image... La première chose que j'ai vue de lui, c'était ce travelling peu discret et peu modeste, j'ai regardé d'autres plans, d'autres images, plus belles, plus respectueuses, plus dynamiques et de très bonne qualité : prions donc pour que l'expérience aidant, le padawan fasse le tri entre le précieux, le formel et l'utile (Quelque chose de simple, quelque chose d'utile, quelque chose de beau, disait le poète)

jeudi 14 juillet 2011

Technologie libératrice, technologie perverse du Pouvoir

Je crois que je ne pourrai jamais me défaire du plaisir à me servir de technologies puissantes : me libérant, elles me permettent de créer. Ainsi, j'ai vécu deux métiers, ingénieur en informatique et cameraman : métiers de création, de libération du regard pour mieux exercer le travail de l'esprit.
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Pourtant mes conditions de travail, ici comme ailleurs, se dégradent. A marches forcées, ma direction m'impose un travail terne, et exige de moi répétitivité et obéissance : je n'ai pas changé, naïf, je ne peux m'empêcher d'aimer mes caméras, c'est ma faiblesse, eux c'est leur cynisme. Ma direction se sert de la technologie en vue d'asservir, de réduire, d'humilier et de ramener les hommes à des automates. Pour eux, la technologie, c'est le moyen de réduire, d'enchaîner et d'exclure. Leur vision de la technologie, c'est l'esclavage, c'est l'abrutissement d'autrui et au fond, c'est leur vision de la condition humaine.
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La technologie est comme un miroir qui révèle à autrui votre âme : l'âme de ma télévision serait donc de l'ordre de l'exclusion, de l'étroitesse d'esprit et du mépris. Et cette vision de la technologie comme perversité débouche naturellement sur un art du harcèlement moral.

mardi 22 mars 2011

Bouc émissaire : cameraman de la télévision nationale

Quand j'étais petit, cameraman, c'était le plus beau métier du monde.
Aujourd'hui, c'est ce que je suis devenu, je travaille à France 3.
Et là, on me demande dix fois par jour, ce que ça fait que d'être un fainéant.
Qu'importe la réalité, du moment que la plaisanterie est grasse,
Lourde, répétitive et qu'elle sert admirablement les intérêts de la direction.
 Du fait de l'invention de caméras dites robotisées, notre métier a été vilipendé. Peu à peu, on nous a interdit de bouger les caméras, de changer de point de vue, et les mouvements. Puis on a vidé les plateaux : plus de livre, plus de médaille qu'on montre, de légumes qu'on apporte pour venter leurs qualités, de collectionneurs déballant leurs jouets pour qu'ils soient filmés, rien de tout ça, car, supposant une recherche, une qualité d'image, il est évident qu'une caméra robotisée est inapte à rendre ce service, et qu'il faut un opérateur pour faire une image vivante et originale. Donc on vide les plateaux pour les rendre sans intérêt.
 Nos centres régionaux ont été affectés à des chefs sans imagination (sauf pour casser une grève, là, ils font preuve d'originalité) : pour faire des économies, on a interdit tout ce qui était original, puis on a figé les caméras, et une fois qu'elles ont été figées, on les a robotisées en argumentant que les opérateurs étaient inutiles. En tuant le chien, on a tué l'image, puis l'homme dont c'était la mission que de l'inventer et de la rendre belle.
« Le troisième millénaire est un bouillon de médiocrité promue au rang de dynamique d'entreprise. »
La modernité, depuis onze ans, c'est être empêché d'exercer notre métier, c'est de la répétitivité, de la fadeur, de l'ennui et comme par hasard, des audimats qui s'effondrent. Les anciens chefs de centre étaient ingénieurs, dévoués et modestes devant la compétence. Les chefs de centre modernes sont surtout imbus d'eux-mêmes : en robotisant une caméra, ils suppriment les cadreurs : de bouc émissaire, nous sommes devenus des non-hommes, des variables d'ajustement.
 France Télévisions qui est par ailleurs un champion de ce qu'on appelle des « placards dorés », des gens dont on ne veut plus, mais qu'on promeut et qu'on paye très cher pour ne rien faire, quelques centaines de postes selon les estimations les plus raisonnables, sacrifient sur l'autel de la déshumanisation les cameraman qui lui ont tant donné... Injustice, humiliation et maintenant liquidation, la télévision de service public est devenu un bouillon d'inculture et d'injustice : vive la modernité ? 

vendredi 27 février 2009

Révolution culturelle & Télévision Publique

Hautement consciente des nouvelles charges
Qu'impliquait la modernité,
La Tête entreprit de réformer le Corps.
***
Pour commencer, il fallait rajeunir 
Ce Corps qui ne rendait en miroir que décrépitude
Et ne rendait guère honneur à la vigueur de la Tête.
***
Le Corps, qui était un peu bête, résista,
Aussi la Tête décida d'en changer.
Elle tua un jeune corps, et décolleta
Proprement sa jeune Tête de linotte.
Elle dut contraindre par la force
Le vieux Corps récalcitrant à lui obéir,
Et ainsi elle se coupa le cou.
***
Elle ne put jamais réintégrer
Le jeune Corps tant désiré,
Faute de mains à gouverner.
Ni le jeune corps vigoureux,
Ni le vieux Corps entêté dans son refus,
Ne voulurent obtempérer.
***
Le vieux Corps en particulier,
S'entêta dans une attitude passéiste,
Nostalgique et pour tout dire
D'arrière-garde. Leur immobilisme,
Fidèle en cela à des traditions surannées,
Ne daigna pas prendre part à l'élan
Merveilleux de la Révolution, Culturelle,
Opérée par la Tête.
***
Une autre version de l'histoire prétend que
Le vieux Corps rencontra une nouvelle Tête, 
Peut-être pas tout à fait adéquate, 
Peut-être moins habitée du sentiment
De sa jeunesse et de sa perfection,
Traumatisée par une séparation ancienne et douloureuse.
Leur attirance les rapprocha tant et plus que
La Tête pas tout à fait adéquate et le Corps pas si décrépit,
Finirent par décider d'accepter les avanies du passé
Et de former un duo singulier,
Tandis que la Tête réformée continuait à vitupérer,
Sur le bord de la chaussée.
Ils prirent la route en réfléchissant 
A la colère qui nous pousse à tout briser.
La Tête tentait d'apaiser le vieux Corps
Et ils poursuivirent leur long cheminement.

vendredi 26 décembre 2008

Le soldat MINC sauvera-t-il TF1 de la FAILLITE ?

Une réforme devrait avoir pour objet de réformer le sujet dont elle s'occupe. Lapalissade ?
Que non point. Celui qui prétend être l'initiateur de cette réforme et qui se targue d'avoir l'oreille du président (Sarkozy), défendait (sur France Inter, le 23 décembre 2008) la Réforme de la Télévision Publique prônée par le chef de l'état avec les arguments suivants :
1°) L'actuel PDG de France Télévisions est le "co-auteur" d'un livre écrit par l'épouse du précédent président de la République. Où l'on mesure l'ampleur de la critique du service public et l'intelligence profonde, assortie d'une vision sur le long terme dudit conseiller.
2°) Aujourd'hui, le concurrent du Service Public — TF1 — est en mauvaise posture et sa cotation en Bourse en fait une entreprise de second rang du CAC 40. Il s'agit donc de sauver TF1 ?
Donc cette Réforme aurait pour but, non pas de sauver un Service Public qui n'avait rien demandé à personne, mais une garde rapprochée audiovisuelle. Or, le meilleur moyen de sauver quelqu'un, c'est de déstabiliser ses adversaires : mettre le foutoir dans le Service Public pour sauver TF1, en clair.
*
Quelle émission novatrice OU populaire TF1 a-t-elle créé depuis 1995 ? La question est un peu brutale, mais elle vaut son pesant de légumes. Avant, il y avait Julie Lescaut, le commissaire Navarro séries populaires et novatrices en leur temps, aujourd'hui, des "pilotes" plus pitoyables les uns que les autres.
Avant, il y avait « Ciby 2000 » qui a fait travailler MM Almodovar(Talons Aiguilles), Emir Kusturica (Underground, palme d'or à Cannes), Robert Altman, Bertrand Tavernier, Jane Campion(La leçon de piano, autre palme d'or à Cannes), David Lynch (Twin Peaks) et Bernardo Bertolucci(Le dernier empereur). Depuis 1995 : cette politique de qualité a été remplacée par une surabondance de navets donnent une claire image de la réalité : une chaîne privée d'âme et sans vocation ne peut que voir péricliter son influence.
*
Cette chaîne privée se résumerait-elle à un journal et à un garde-à-vous rigide, pour un parti politique ? A quoi sert de sauver une chaîne de télévision qui ne joue plus la concurrence ?

jeudi 9 octobre 2008

LE JOURNALISME EST-IL UN LOISIR ?

Quand on annonce la fermeture d'une usine et la mise au chômage des employés, s'agit-il d'une chose sérieuse ? La réponse semble positive.
a) Quand cette information est-elle reçue ? Pendant les loisirs, souvent en mangeant et cette double activité pose question. Le sérieux de l'information, indubitable, est assortie d'un envers : il s'agit d'une détente de l'esprit, d'où ambiguïté.
b) Cette fermeture d'usine provoque notre émotion au même titre qu'une fiction. Nous ne sommes ni renvoyés ni liquidateur, juste témoin.
c) Oui, mais il s'agit là d'un événement véritable ! Parfois la fiction parle de la Réalité, et la fiction n'est pas moins sérieuse. 
d) L'information se tait souvent. L'autocensure fait que les journalistes nous confient des informations dont ils ne feront jamais état. La fiction se rit des noms et des mensonges d'un discours : elle possède l'aptitude de se servir de son propre mensonge pour partir en quête d'une vérité que tous évitent : la vérité est dangereuse.
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  Il faut réconcilier l'information qui se prend trop au sérieux, et la fiction pour que toutes deux donnent le meilleur d'elles-mêmes, voilà ce que pourrait être une télévision publique digne de ce nom : modeste, opiniâtre et courageuse.

lundi 22 septembre 2008

REFORME DE LA TELEVISION PUBLIQUE

« Vous désirez une télévision dont nous n'avons plus les moyens » me dit aujourd'hui un responsable régional de télévision publique.
1°) La politique actuelle de la télévision publique est une politique de réduction et de démantèlement : faire moins de programmes avec moins de monde.
2°) Elle est comprise par le personnel comme un désir de médiocrité.
3°) L'obéissance moutonnière a pour conséquence que les personnels se démènent pour réaliser cet objectif merveilleux : être médiocre. « On fait pas Ben Hur » me susurre une voix grasse et chargée d'autosatisfaction. Pas la peine d'éclairer, pas la peine de poser des questions, pas la peine d'enquêter, pas la peine... de QUOI ?
Quand je parle de ce responsable politique qui veut réduire les Antennes Régionales, les gens ne savent pas de quoi il est question : les programmes régionaux de France 3, diffusés le samedi et le dimanche sont le « trou noir » de la télévision : méconnus, ignorés, souvent bâclés, partagés entre des sous-traitances de misère, du copinage, et de petits arrangements.
En résumé, ces programmes démontrent le laisser-aller de dirigeants qui ont démissionné. Et je crains que ces dirigeants ne tentent de me démontrer que ce sont précisément les personnels qui sont une gêne pour la télévision publique. Du sens de la responsabilité... Une télévision à laquelle ses dirigeants ne voient aucun avenir, mais que les personnels et les spectateurs désirent encore... Qui aura raison ?
[ pour en savoir plus, cliquer sur le titre ]