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samedi 1 octobre 2016

Rosetta : fin de mission

Et voilà, c'est fini, toutes les télés et les radios en ont parlé, je n'en rajouterai pas, voici trois des derniers clichés, le plus flou est le tout dernier, les optiques étant réglées sur l'infini, la sonde Rosetta est trop proche pour améliorer la mise au point, en se souvenant que l'infini, en optique, commence à partir d'une dizaine de mètres, peut-être un peu plus pour les caméras de Rosetta ?
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Rosetta est morte, vive les projets à venir de l'E.S.A. : village lunaire, mission vers Europe, la lune glacée de Jupiter et, plus près de nous, l'atterrissage de Schiaparelli sur Mars, dans un peu plus de deux semaines.

mardi 20 septembre 2016

Fin de partie (Rosetta)

 Vous, je ne sais pas, mais moi, depuis un an, je suis comme un enfant de dix ans collectionnant des vignettes de joueurs de football, ou des Pokemon, et je collectionne les images de Rosetta. Je me rue sur la moindre péripétie : l’atterrissage réussi, puis raté, de Philae, la vaine recherche, puis les retrouvailles l’an passé, et après le silence : impossible de renouer le contact… Jamais une machine humaine n’avait approché si longtemps et de manière si précise un astéroïde, dont la forme biscornue nous est devenue si familière que nous le reconnaissons au premier coup d’œil et que beaucoup le désignent plutôt par son sobriquet : Churry que son improbable nom : 67P/Tchourioumov-Gérasimenko.
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 Le 30 septembre, Rosetta finira sa mission en tentant de se poser sur l’astéroïde, et je suis la performance, tout en croisant les doigts pour que l'atterrissage se passe sans scrash ni rebond. 
Depuis un mois, c'est un feu d'artifice : l’E.S.A. publie des survols de plus en plus rapprochés, nous donnant des détails d’une extrême précision sur ses étendues sableuses semées de rochers, ses falaises soudaines et son horizon, qui surgit, noir sur fond d’étoiles, je ne m’en lasse guère. Il y a quelques jours, une de ces images a permis de trouver Philae, coincé dans son trou ! Profitez-en, dans dix jours ce sera fini ! Mais que cette année Rosettienne fut belle…
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vendredi 25 mars 2016

Pourtant Elles tournent encore...

Même si nous ne pensons plus du tout à elles, elles ont connu leur heure de gloire : Cassini, en 2004, et Rosetta, il y a à peine un an et demi.
Cassini-Huygens a réussi à se mettre en orbite du système Saturnien en 2004 il y a douze années, maintenant et il a réussi à poser la sonde Huygens sur Titan, voici donc que la Nasa nous offre cette image superbe des montagnes de Titan, désormais cartographiées...
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Rosetta a eu moins de chances avec son petit, qui a rebondi sur le sol de la comète Tchourioumov-Guérassimenko : Philae a tout juste pu accomplir le début de sa mission et malgré de nombreuses tentatives, le contact n'a été renoué que par épisodes trop brefs... Juste le temps de prouver qu'il résistait au contexte hostile de la comète. Quant à Rosetta, il est prévu de la faire atterrir sur la comète, cet automne... et finir en beauté une mission magnifique. Voici les dernières images que l'E.S.A. vient de délivrer
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Pour tous ceux qui sont quotidiennement exposés aux quolibets, au harcèlement d'un imbécile qui a titre de chef, à la mythomanie des autocrates autoritaires... que ce jour soit l'occasion de dédier une pensée aux missions de longues durées, à ces sondes défiant les années, les aléas, poursuivant leur but sans faiblir, et capables de réaliser l'exploit qui était leur objectif depuis le début, délivrant au moment juste leur fabuleuses découvertes...

jeudi 29 octobre 2015

Un bol d'air sur Churyumov-Gerasimenko

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L'E.S.A. nous présente sur son site les résultats de la spectrométrie effectuée par Rosetta sur Churyumov-Gerasimenko : les analyses révèlent une abondance relative, mais surprenante de différents gaz :
— mono-oxyde de carbone (CO)
— di-oxyde de carbone (CO2)
— De l'eau (H2O)
et une grande variété de gaz à base :
— d'Azote (élément : N / gaz : N2), de Carbone (C) et de Soufre (S)
— même des gaz nobles ont également été détectés : de l'Argon principalement.
 La surprise vient de ce que les mesures révèlent une quantité importante d'oxygène (O2), or, ce gaz, le troisième élément le plus répandu dans la nature, avait été jusqu'à présent considéré comme rare, car, étant fortement réactif, sa concentration reste toujours faible. 

 Les exobiologistes avaient même proposé sa mesure pour évaluer la probabilité d'existence d'une vie... Avec ce résultat, tout est remis en cause, annonce l'article de l'ESA. Soyons justes : il est établi que les toutes premières formes de vie étaient fondées sur le gaz carbonique, CO2, et qu'elles rejetaient de l'oxygène, O2, dans l'atmosphère, et que c'est plus tard, quand cet oxygène est devenu important que des processus biochimiques à base d'oxygène ont vu le jour.
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  Mais Churyumov-Gerasimenko, dont les chercheurs se demandaient quelle était son activité chimique ne cesse de bousculer les tenants disons d'une certaine simplicité, supposant un corps assez inerte, mélange de roches et de glaces, avec une dégazage d'eau — au passage du périhélie — important. Or, depuis un an, observations et découvertes se multiplient.
 Chury présente une grande variété de gaz et d'éléments organiques (Carbone, Soufre, Azote), et des réactions variées. Churyumov-Gerasimenko ressemble beaucoup plus désormais à une cocotte en fonte qui « botte-botte » à petit feu à chaque passage au périhélie, laissant à supposer que les processus à l'origine de l'éclosion de la vie seraient courants, naturels pour tout dire (plus besoin de dessein) : des molécules organiques y ont été détectées, ainsi que des précurseurs d'une chimie organique complexe. Les clefs de la biologie semblent toutes présentes et la surprise vient de les découvrir une si grande variété sur un objet aussi désolé et isolé que Churyumov-Gerasimenko.

jeudi 10 septembre 2015

Chury et ses gaz

Tchourioumov-Guérassimenko : Trois clichés pris à quatre jours d'intervalle montrent que, suite au passage du périhélie, où le dégazage de la comète avait atteint un pic, celui-ci décroît maintenant de manière spectaculaire :

22 août 2015

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26 août 2015
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30 août 2015
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Rosetta devrait bientôt pouvoir se rapprocher et reprendre sa mission d'observation rapprochée (sans oublier le petit Philae couché sur le flanc, et si difficile à joindre)...

samedi 8 août 2015

Pourquoi Philae est si difficile à joindre...

La reprise des communications avait soulevé un grand espoir, puis une grande déception quand la communication s'est révélée complexe à reprendre, suivi de vingt minutes d'échanges début juillet, puis à nouveau un silence de cathédrale, tandis que Churyumov-Gerasimenko, au plus près du soleil pour les trois semaines à venir, tourne sur elle-même, et émet des jets de matière brutaux qui creusent des puits dans les sols....
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Rosetta, dont les poussières affolent les senseurs (qui se guident sur les étoiles) est tenue de se tenir à distance respectable de la comète, explique Philippe GAUDON dans cet article de la DEPECHE.FR :
« Rosetta est maintenant entre 170 et 200 km, explique Philippe Gaudon, chef du projet Philae au CNES. Il faudrait qu'ils soient à 100 km de distance pour une bonne communication. Philae est aussi vraisemblablement couché et ses antennes sont dirigées plus vers le sol que vers l'espace. Plutôt qu'un mouvement de Philae, un changement du paysage, des rochers, et donc des ombres sur Philae est probable. Ce qui ajoute aux difficultés. À court terme, on n'est plus très sûr de pouvoir rétablir la communication»
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Il faut attendre un retour au calme de la comète (c'est-à-dire pas avant septembre) pour espérer reprendre contact avec Philae, couché sur le côté, mal alimenté, avec une antenne au ras du sol et dont la constance, même robotique, soulève le respect !
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Illustration réalisée par Alex Torres (CNES), David Ducros (Active Design) avec l'aide des images de la caméra Civa de Jean-Pierre Bibring (IAS) à l'occasion de la parution du dossier Philae dans le N°349 du magazine américain Science. Crédits : CNES/A.Torres - IAS/JP. Bibring - Illustration D. Ducros, 2015.

dimanche 12 juillet 2015

Reprise de contact avec PHILAE : 20 minutes de bonheur

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Décidément, malgré de louables efforts, et un site complètement renové, le CNES reste peu disert en matière de communication, raison de plus pour souligner le plaisir de lire un nouvel article qui fait le point sur les communications, justement, avec Philae : après avoir renoué contact avec l'atterrisseur dans la nuit du 13 au 14 juin, les européens ont rapproché Rosetta de « Churri », mais, après un contact le 24 juin, nous étions dans le silence le plus complet.
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 À leur corps défendant, il faut reconnaître que la position exacte de Philae n'est pas bien connue, ni l'angle exact dans lequel pointe son antenne. Donc, si le CNES ne communiquait pas sur Philae, c'est parce qu'il n'avait rien à nous proposer que leur inquiétude et l'incroyable difficulté de positionner la sonde Rosetta de façon à ce qu'elle passe bien dans l'axe de communication : silence radio, donc,  jusqu'au 9 juillet, où soudain, la communication a été rétablie et où Rosetta a reçu quasiment vingt minutes de communication « presque ininterrompues » : c'est leur huitième contact.
 Évidemment, pendant que Rosetta cherche la position exacte où échanger avec le petit atterrisseur, elle ne peut pas procéder à des mesures, mais le doute ne semble pas vraiment permis : il y a plus à gagner en récupérant les données stockées par Philae. Gageons que la persévérance des européens permettra de faire avancer la connaissance sur la comète...
 Or la priorité est, pour l'instant, donnée à la récupération des données... il faudra de nombreux échanges, et que ceux-ci soient fructueux (et non pas interrompus de multiples fois, comme cela s'est déjà produit et dans ce cas, il faut recommencer à chaque fois tout le protocole d'échange) avant que les chercheurs ne puissent programmer de nouvelles missions à Philae, par exemple, de nous donner une image un peu moins branque que la seule qu'il a fournie et à laquelle on ne comprend pas grand chose !

lundi 15 juin 2015

Philae émerge de son hibernation !

(image du CNES mise à disposition des visiteurs)
La nouvelle vient de tomber : dans la nuit du samedi 13 au dimanche 14 juin, la sonde Rosetta a reçu un signal émis par le petit atterrisseur Philae, Belle au Bois Dormant endormi depuis le mois de novembre, à 22h28, communication qui a duré : 
deux minutes !

« Nous avons pu récupérer des signaux de sa part pendant deux minutes ainsi que 40 secondes de données » a déclaré sur RTT Jean-Yves Le Gall, le président du C.N.E.S. Ainsi donc, tous les espoirs sont ouverts : tester les instruments les uns après les autres, et évaluer ce qui peut être mené à bien pour compléter la mission de la sonde et de son atterrisseur, voire, enfin ! réaliser des images de Churyumov-Gerasimenko vu de près, de très près, et de manière compréhensible, étudier le terrain où a atterri Philae, récupérer toutes les données des expériences, recommencer celles qui n'ont pas marché...
Lire, sur 20minutes.fr, l'interview de Philippe GAUDON, chef de projet de la mission ROSETTA : PHILAE est à une température de -35°C, les batteries sont à 0°C, elles ont donc commencé à se recharger. Désormais, à chaque orbite, c'est à dire toutes les 12H30, Rosetta pourra récupérer les données en attente... avant de pouvoir à nouveau relancer les expériences : composition des gaz émis par la comète, images. En première approche, les échanges pourraient se poursuivre jusqu'en octobre.
Le temps est compté, car la comète  approche de son périgée, mais la fenêtre d'espérance s'est à nouveau entrebaillée.

vendredi 12 juin 2015

On a retrouvé Philae !

Le douze novembre 2014, la sonde Rosetta a envoyé vers l'astéroïde Churyumov-Gerasimenko un petit atterrisseur du nom de Philae, chargé d'expériences et des espoirs de toute l'Europe. Malheureusement, l'atterrissage ne s'est pas bien passé : les petits réacteurs qui devaient plaquer la sonde au sol n'ont pas fonctionné, les harpons qui devaient l'arrimer au sol non plus... Philae a donc rebondi, et flotté à la surface de l'astéroïde sur plus d'un kilomètre de distance : la gravité est si faible, que si vous étiez, un simple coup de pied sur le sol vous ferait planer sur des kilomètres...
Pour les passionnés, le mieux consiste à lire l'article sur le site du CNES, pour les autres, les pressés, il s'agit d'un travail de romain, passé à comparer deux photos datées des 12 & 13 décembre, assez peu définies, avec une autre, prise avant : le point blanc n'existe que dans les dernières et il a été détecté par Guillaume Faury, membre d'un laboratoire privé qui travaille avec le Laboratoire d'Astrophysique de Marseille. Et ce point blanc a été le dernier candidat d'une longue liste de déceptions... Il suffit d'avoir traqué les points lumineux suspects sur une photo de l'astéroïde pour comprendre l'immensité du travail...
Maintenant, il ne reste plus qu'à espérer que cette détection permette d'affiner les mesures qui ont été faites en novembre, voire, favoriser une meilleure compréhension de Philae et des raisons qui font que la petite sonde ne parvienne pas à sortir de son hibernation...
SAMEDI 13 JUIN : PHILAE S'EST REVEILLE

vendredi 10 avril 2015

Rosetta nous fait une frayeur

Hier, l'ESA publiait une étrange photo de l'astéroïde Churyumov - Gerasimenko :
Il faut bien dire que nous nous sommes habitués, depuis novembre, à scruter ces magnifiques images en gros plan, en se prenant à espérer secrètement arriver à identifier Philae, avant tous les spécialistes.
L'explication nous en a été donnée ce matin par le CNES : « Rosetta va bien » affirment-ils, c'est-à-dire qu'elle a failli très mal aller ! À la suite d'un survol rapproché, les capteurs stellaires qui servent à stabiliser la trajectoire et qui sont pointés vers des étoiles, ont été abusés par les poussières dégazées par la comète. Éteints en urgence, ils ont refusé de se rallumer, et soudain Rosetta a perdu le Nord... s'éloignant inexorablement de l'astéroïde.
Or, si la sonde perd le Nord, elle rompt toute communication avec la Terre : impossible de lui donner des ordres. Les responsables l'ont mise en mode urgence, tous instruments éteints, et alors, alors seulement, les capteurs stellaires ont consenti à se rallumer... OUF. La sonde était alors à 75 km de la comète qui dégaze de plus en plus fort au fur et à mesure de son approche du soleil ! Quand la situation a été rétablie, l'image ci-dessus, qui ressemble à un ratage, est en fait la preuve que la sonde avait retrouvé le Nord... mais à 400 km de l'astéroïde.
(Anecdote : ça me fait penser au capitaine Haddock s'éloignant dans le vide, capturé par l'attraction d'un astéroïde : justement, cette anecdote montre qu'une toute petite pichenette suffirait à s'éloigner — définitivement ! — de cette comète que la sonde a mis des années à rattraper)
Après avoir juré qu'on ne les y reprendrait plus (Rosetta va se tenir à une distance raisonnable de Churyumov-Gerasimenko), les responsables respirent ! Cette jeune Rosetta, pleine du feu de la jeunesse, et d'étourderie, revient de ses frasques légèrement penaude, mais non sans nous fournir une image du dernier survol en rase-motte, qui permet d'obtenir des images d'une définition inégalée et qui sont désormais hors de portée : la comète est un compagnon décidément plus turbulent que prévu. Celle-là donne envie d'aller y faire un brin de tourisme, non ?