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Affichage des articles dont le libellé est Philae. Afficher tous les articles
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samedi 8 août 2015

Pourquoi Philae est si difficile à joindre...

La reprise des communications avait soulevé un grand espoir, puis une grande déception quand la communication s'est révélée complexe à reprendre, suivi de vingt minutes d'échanges début juillet, puis à nouveau un silence de cathédrale, tandis que Churyumov-Gerasimenko, au plus près du soleil pour les trois semaines à venir, tourne sur elle-même, et émet des jets de matière brutaux qui creusent des puits dans les sols....
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Rosetta, dont les poussières affolent les senseurs (qui se guident sur les étoiles) est tenue de se tenir à distance respectable de la comète, explique Philippe GAUDON dans cet article de la DEPECHE.FR :
« Rosetta est maintenant entre 170 et 200 km, explique Philippe Gaudon, chef du projet Philae au CNES. Il faudrait qu'ils soient à 100 km de distance pour une bonne communication. Philae est aussi vraisemblablement couché et ses antennes sont dirigées plus vers le sol que vers l'espace. Plutôt qu'un mouvement de Philae, un changement du paysage, des rochers, et donc des ombres sur Philae est probable. Ce qui ajoute aux difficultés. À court terme, on n'est plus très sûr de pouvoir rétablir la communication»
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Il faut attendre un retour au calme de la comète (c'est-à-dire pas avant septembre) pour espérer reprendre contact avec Philae, couché sur le côté, mal alimenté, avec une antenne au ras du sol et dont la constance, même robotique, soulève le respect !
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Illustration réalisée par Alex Torres (CNES), David Ducros (Active Design) avec l'aide des images de la caméra Civa de Jean-Pierre Bibring (IAS) à l'occasion de la parution du dossier Philae dans le N°349 du magazine américain Science. Crédits : CNES/A.Torres - IAS/JP. Bibring - Illustration D. Ducros, 2015.

dimanche 12 juillet 2015

Reprise de contact avec PHILAE : 20 minutes de bonheur

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Décidément, malgré de louables efforts, et un site complètement renové, le CNES reste peu disert en matière de communication, raison de plus pour souligner le plaisir de lire un nouvel article qui fait le point sur les communications, justement, avec Philae : après avoir renoué contact avec l'atterrisseur dans la nuit du 13 au 14 juin, les européens ont rapproché Rosetta de « Churri », mais, après un contact le 24 juin, nous étions dans le silence le plus complet.
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 À leur corps défendant, il faut reconnaître que la position exacte de Philae n'est pas bien connue, ni l'angle exact dans lequel pointe son antenne. Donc, si le CNES ne communiquait pas sur Philae, c'est parce qu'il n'avait rien à nous proposer que leur inquiétude et l'incroyable difficulté de positionner la sonde Rosetta de façon à ce qu'elle passe bien dans l'axe de communication : silence radio, donc,  jusqu'au 9 juillet, où soudain, la communication a été rétablie et où Rosetta a reçu quasiment vingt minutes de communication « presque ininterrompues » : c'est leur huitième contact.
 Évidemment, pendant que Rosetta cherche la position exacte où échanger avec le petit atterrisseur, elle ne peut pas procéder à des mesures, mais le doute ne semble pas vraiment permis : il y a plus à gagner en récupérant les données stockées par Philae. Gageons que la persévérance des européens permettra de faire avancer la connaissance sur la comète...
 Or la priorité est, pour l'instant, donnée à la récupération des données... il faudra de nombreux échanges, et que ceux-ci soient fructueux (et non pas interrompus de multiples fois, comme cela s'est déjà produit et dans ce cas, il faut recommencer à chaque fois tout le protocole d'échange) avant que les chercheurs ne puissent programmer de nouvelles missions à Philae, par exemple, de nous donner une image un peu moins branque que la seule qu'il a fournie et à laquelle on ne comprend pas grand chose !

lundi 15 juin 2015

Philae émerge de son hibernation !

(image du CNES mise à disposition des visiteurs)
La nouvelle vient de tomber : dans la nuit du samedi 13 au dimanche 14 juin, la sonde Rosetta a reçu un signal émis par le petit atterrisseur Philae, Belle au Bois Dormant endormi depuis le mois de novembre, à 22h28, communication qui a duré : 
deux minutes !

« Nous avons pu récupérer des signaux de sa part pendant deux minutes ainsi que 40 secondes de données » a déclaré sur RTT Jean-Yves Le Gall, le président du C.N.E.S. Ainsi donc, tous les espoirs sont ouverts : tester les instruments les uns après les autres, et évaluer ce qui peut être mené à bien pour compléter la mission de la sonde et de son atterrisseur, voire, enfin ! réaliser des images de Churyumov-Gerasimenko vu de près, de très près, et de manière compréhensible, étudier le terrain où a atterri Philae, récupérer toutes les données des expériences, recommencer celles qui n'ont pas marché...
Lire, sur 20minutes.fr, l'interview de Philippe GAUDON, chef de projet de la mission ROSETTA : PHILAE est à une température de -35°C, les batteries sont à 0°C, elles ont donc commencé à se recharger. Désormais, à chaque orbite, c'est à dire toutes les 12H30, Rosetta pourra récupérer les données en attente... avant de pouvoir à nouveau relancer les expériences : composition des gaz émis par la comète, images. En première approche, les échanges pourraient se poursuivre jusqu'en octobre.
Le temps est compté, car la comète  approche de son périgée, mais la fenêtre d'espérance s'est à nouveau entrebaillée.

vendredi 12 juin 2015

On a retrouvé Philae !

Le douze novembre 2014, la sonde Rosetta a envoyé vers l'astéroïde Churyumov-Gerasimenko un petit atterrisseur du nom de Philae, chargé d'expériences et des espoirs de toute l'Europe. Malheureusement, l'atterrissage ne s'est pas bien passé : les petits réacteurs qui devaient plaquer la sonde au sol n'ont pas fonctionné, les harpons qui devaient l'arrimer au sol non plus... Philae a donc rebondi, et flotté à la surface de l'astéroïde sur plus d'un kilomètre de distance : la gravité est si faible, que si vous étiez, un simple coup de pied sur le sol vous ferait planer sur des kilomètres...
Pour les passionnés, le mieux consiste à lire l'article sur le site du CNES, pour les autres, les pressés, il s'agit d'un travail de romain, passé à comparer deux photos datées des 12 & 13 décembre, assez peu définies, avec une autre, prise avant : le point blanc n'existe que dans les dernières et il a été détecté par Guillaume Faury, membre d'un laboratoire privé qui travaille avec le Laboratoire d'Astrophysique de Marseille. Et ce point blanc a été le dernier candidat d'une longue liste de déceptions... Il suffit d'avoir traqué les points lumineux suspects sur une photo de l'astéroïde pour comprendre l'immensité du travail...
Maintenant, il ne reste plus qu'à espérer que cette détection permette d'affiner les mesures qui ont été faites en novembre, voire, favoriser une meilleure compréhension de Philae et des raisons qui font que la petite sonde ne parvienne pas à sortir de son hibernation...
SAMEDI 13 JUIN : PHILAE S'EST REVEILLE