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vendredi 2 avril 2021

L'Agence Spatiale Européenne recrute des astronautes


Ça n'arrive pas tous les jours : l'Agence Spatiale Européenne (ESA) ouvre une campagne de recrutement d'astronautes. Vous pouvez poser votre candidature jusqu'au 31 mai 2021.


Les missions concerneront des séjours à bord de la Station Spatiale Internationale, peut-être même des missions habitées vers Mars... Mars, n'y pensez pas trop, mais il y a toutes les études de missions vers la Lune, qui sont très concrètes et l'avenir à court terme du spatial.


Pour postuler, rendez vous sur le côté Français, le Centre National d'Études Spatiales, le C.N.E.S. OÙ EST EXPLIQUÉ LE COMMENT ET LE POURQUOI DES CANDIDATURES.


À noter : le CNES  signale également que le Centre recrute pour des postes au sol... J'en connais un qui y a passé toute sa carrière et qui a accompagné la mission Mars Insight.



Nombre d'astronautes : 4 à 6, femmes et hommes ! La campagne est européenne, ce qui signifie qu'il n'y aura peut-être qu'un citoyen français sélectionné, mais en même temps, c'est la première fois depuis 2008 qu'a lieu une campagne de recrutement pour succéder à Samantha Cristoforetti.

© NASA/Robert Markowitz (Domaine public)


jeudi 14 février 2019

Opportunity : fin de mission

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Le rover Opportunity n'ayant plus émis de message depuis juin 2018, la Nasa a mis officiellement fin à sa mission.
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La NASA nous propose la vidéo rétrospective ci-dessous, ainsi que ces images marquantes. La somme de ce qu'il nous a fait découvrir n'est sans doute pas terminée, il reste certainement des tonnes de données à analyser, mais ça reste une aventure très impressionnante, menée tout d'abord avec son jumeau, Spirit, et leur dernier avatar, Curiosity à compter du mois d'août 2012 (merci Eric !). Trois rouleurs martiens qui nous ont permis de découvrir des paysages, et d'analyser nombre de roches, faisant la preuve que de l'eau sur Mars, dans le passé, a coulé en abondance.
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Après avoir atterri sur Mars le 25 janvier 2004, Opportunity était censé fonctionné 90 sols (jours martiens), et au final il aura parcouru 45,16 km en 14 ans, plus de 58 fois sa mission initiale, en durée.
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Toutes les images sont © Nasa 

mardi 27 novembre 2018

Insight envoie un signe de vie !

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Insight a atterri : freinage, parachute, rétro-fusées, tout a fonctionné, et dans la soirée, la N.A.S.A. a reçu cette toute première image du sol de la planète rouge. 
La grande mission d'étude des entrailles de la planète rouge va pouvoir commencer, en association avec le C.N.E.S. et l'E.S.A : petit cocorico, certains instruments sont de conception française !
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Crédit : NASA / JPL - cal Tech
(à gauche, l'instrument SEIS (CNES), à droite, le bras mobile qu'il faudra déployer)

jeudi 1 mars 2018

Perspicacité en Mars, Insight en mai

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Mars Insight est une mission conjointe de la NASA et du CNES dont le premier appel d'offres remonte à 2010. En 2013, les choix furent définis, ainsi que le nom :
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InSight : perspicacité
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Sa mission change de ce qui a été étudié jusqu'à présent. Les sondes et les rovers étaient très généralistes, (MRO, Opportunity). Curiosity est la première à avoir reçu une mission de géologue très précise, et Insight poursuit dans cette voie, mais avec la volonté de sonder les entrailles de la planète Mars. Peut-être n'est-t-elle que la première de missions dédiées à un objectif très pointu : en l'occurence, elle étudiera la géologie martienne, sa sismologie en vue de mieux connaître ses entrailles : écorce, manteau, noyau que l'on sait assez figé (manque de magnétisme), mais dont on ne sait pas grand-chose en fait.
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Équipée d'une sonde capable de forer jusqu'à 5 mètres de profondeur, et dotée d'un sismomètre, conçu par le C.N.E.S. (j'y reviens) : cette mission est donc une opération conjointe de la NASA et du CNES et il est remarquable de noter — dans l'atonie spatiale que nous traversons — qu'elle sera la seule mission d'exploration de la NASA lancée en 2018.
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Ce matin, un NASA-twit nous informe que la sonde Insight a été embarquée, depuis le Colorado vers la base de Vandenberg en Californie, d'où elle devrait être lancée en mai 2018.
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La petite pensée du matin vient de ce que je me souviens... qu'en 1984, j'ai effectué mon stage de fin d'études au C.N.E.S. et qu'un des rares de ma promo à avoir accepté d'y travailler est un ami, Laurent, et qu'il bosse sur ce projet maintenant depuis huit ans ! Il aura fallu trente quatre ans de patience, de persévérance et de courage pour participer à un projet qu'on peut assimiler à un rêve de gosse, et la preuve qu'on vient à bout de beaucoup d'obstacles... et puis, le fait de passer à des études différenciées de la planète Mars ouvre la voie à d'autres missions, d'exploration ou d'étude, reste à espérer que le Perspicace ne soit que le premier d'une longue liste de missions pertinentes...

vendredi 8 décembre 2017

Space Rider (développement d'un véhicule spatial)

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Un communiqué de l'ESA  nous apprend que l’Agence Spatiale Européenne a décidé de poursuivre l’expérience qui avait conduit à construire un prototype de véhicule de rentrée atmosphérique, IXV, qui fut testé avec succès en 2015. Maintenant, l'ESA  s'engage sur le développement du Space Rider.
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Le SPACE RIDER pourra emporter jusqu’à 800 kg d’expériences, il sera réutilisable six fois, et il sera lancé par une fusée VÉGA C : l’ingénierie du véhicule a été confiée à European Launcher Vehicle, la société italienne qui développe la fusée VEGA, et à Thalès Alenia Space, qui avait conçu le prototype IXV. Le lanceur Véga C sera opérationnel en 2021
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Le SPACE RIDER sera un véhicule à corps portant, un engin dénué d’ailes, qui limite les difficultés dues à la Rentrée atmosphérique, et il atterrira au moyen d’un parachute de type parafoil.(ci-dessous, un prototype testé pour le véhicule US : X38), mais je ne suis pas sûr que cette technologie ait été très développée jusqu'à présent.
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 Il est toujours intéressant de voir des acteurs industriels se pencher sur le développement d’un véhicule spatial.
 Les européens ont pris du retard sur les américains dont le mystérieux X37 sillonne la banlieue atmosphérique depuis plusieurs années, et ce véhicule promet de nombreux et intéressants développements… On peut toujours rêver…

jeudi 5 octobre 2017

Deep Space Gateway

Moins bruyante que certaines com', cet été, la N.A.S.A. a annoncé un projet d'envergure qui provoque une agréable sensation. 
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Un projet ni utopique, ni trop restreint, et, à l'instar d'une auberge espagnole : modulable, en fonction de ce que chacun y apportera ! en particulier ouverte à des développements ultérieurs, le projet est fédérateur, donc on peut avoir l'espoir de le voir mener à bien, même s'il ne nous fera pas toujours rêver. 
En ce qui me concerne, je ne saurais pas dissimuler le plaisir que me procure l'annonce d'un projet dont la faisabilité ne laisse aucun doute et qui a l'avantage de s'insérer dans une progression.
Il a un nom anglo-saxon :
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L'idée a l'avantage pour elle de la logique et d'une certaine simplicité, toute relative, puisqu'il s'agirait de créer une station spatiale à l'instar de l'actuelle, mais située sur une orbite plus lointaine, autour de la Lune. Le délai annoncé serait les années 2020 et permettrait d'y employer le lanceur SLS et la capsule Orion.
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Depuis un an, plusieurs partenaires planchent sur le projet de vaisseau spatial, on y retrouve pêle-mêle : Lockheed Martin, Boeing, Bigelow Aerospace, et d'autres moins connus comme Sierra Nevada Corporation’s Space Systems et NanoRacks of Webster... Donc la N.A.S.A. et ses partenaires ont établi des accords sur le développement du projet. Mais en fait, des projets avancés par une nation ont déjà été annoncés par le passé sans être suivi d'effet.
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La nouveauté de l'été tient à ce que, après que l'ESA et les agences Canadienne et Japonaise aient signé un accord avec la NASA, l'agence spatiale Russe Roskosmos s'est à son tour engagée, dans le Deep Space Gateway. Dans un contexte politique tendu, souvent hostile, entre les deux nations, cette oasis de coopération, bienvenue, dit la volonté des partenaires de progresser sur un projet fédérateur.
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Selon l'article de l'Express, les partenaires annoncent même avoir réglé un certain nombre de problèmes, dont l'épineuse question des normes permettant à chaque partenaire de développer indépendamment leurs participations à la future station. L'engagement des Russes pourrait être suivi de celui des Chinois et des Indiens, mais là, il s'agit là de prospective.
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Pour la trajectoire, sans que je puisse vous expliquer le pourquoi, et le comment, il s'agirait d'une trajectoire elliptique, assez excentrique, et perpendiculaire à l'axe Terre-Lune.
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L'ensemble présente deux avantages : une distance plus importante. Après l'actuelle station spatiale qui orbite à 100 km au-dessus de nos têtes, le futur port se situera dans le plan lunaire, à 300 000 km de la Terre et contraindra à développer des équipements plus sécurisés, et  indépendants.
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Développements :
1°) Vu comme une station portuaire, cet ensemble ouvre l'espace comme test de vie dans un vide complet, et comme tremplin d'où pourraient être lancés des voyages lointains, vers Mars bien sûr...
2°) Les partenaires qui développent une politique de colonisation lunaire, comme le village défendu par Jan Woerner, directeur de l'ESA, ou le programme d'exploration Chinois, disposeront d'un outil efficace à partir duquel pourraient être pilotés les modules destinés à l'alunissage.

vendredi 22 avril 2016

Lancement de Sentinel 1B et propulsion Ionique

Brèves du spatial
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Ce soir, vendredi 21 avril, une fusée SOYOUZ décollera de la base spatiale de Kourou, elle emporte à son bord le satellite d'observation SENTINEL 1B, frère jumeau de Sentinel-1A  (lancé en 2014).
En outre, elle emporte un satellite plus petit, comparé au 2,3 tonnes de Sentinel, Microscope est une réalisation du CNES, il pèse 180 kg et son but est de tester la gravité, en comparant la chute libre de deux corps, mais depuis l'Espace : il devrait faire gagner deux chiffres significatifs à notre connaissance (en résumé, il s'agit d'un remake sophistiqué de l'expérience de Galilée jetant, du haut de la Tour de Pise, deux masses différentes)
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En outre, Soyouz emportera à son bord trois expériences technologiques avec les satellites :

AAUSAT4 (Danemark)
OUFTI-1 de l'Université de Liège (Belgique)
Est@r-II du Politecnico di Torino (Italie)

Chacun pèse un kilogramme, a été conçu par une université et donc par des étudiants, et emporte une expérience à son bord.
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- AAUST 4 -
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Pour les insomniaques, le lancement pourra être vu ici...
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Sinon, évolution technologique importante, si l'on veut voyager dans l'Espace avec un moteur capable d'une propulsion à longue durée, la Nasa annonce la signature d'un contrat avec la société Aerojet Rocketdyne pour le développement d'un moteur à plasma ionique. Par rapport à la sonde DAWN, qui fut équipée du moteur NT-Star qui développait une puissance de 2,6 kW, le moteur développé est annoncé d'une puissance de 13 kW. Par rapport à son équivalent chimique, le Xénon a une durée de vie multipliée...
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dimanche 7 février 2016

Aperçu sur le développement du Privé Spatial

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18 novembre : le Space Act of 2015, loi votée par le congrès U.S. ouvre la voie théorique d'une exploitation minière des astéroïdes (et révolutionne complètement un droit international désinteressé, qui prévalait jusqu'alors)
24 novembre : une fusée BE_3 emmène un prototype à 100 km d'altitude et revient se poser à son point de départ.
22 décembre : une fusée FALCON 9 V1.1. met en orbite un satellite et parvient à faire revenir à son point de départ le premier étage.
16 janvier 2016 : la NASA qualifie la version cargo du Dream Chaser pour ravitailler la Station Spatiale Internationale.
Au quotidien, les événements se succèdent : tout d'abord, celui dont tout le monde a parlé, le 21 décembre 2015, la société SpaceX fait atterrir impeccablement, le premier étage de sa fusée FALCON 9 et ouvre la voie à une fusée ré-utilisable, passage obligé pour qui veut faire baisser le coût des transports spatiaux.
Deux autres atterrissages réussis ont lieu presque en même temps, avec la société Blue Origin : le 24 novembre 2015, la fusée BE-3 emporte une capsule à 100 km d'altitude et parvient à faire atterrir le premier étage. La seconde fois, en janvier 2016 : le même étage est ré-utilisé pour atterrir une seconde fois.
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La troisième nouvelle date du 16 janvier 2016 et est passée plus inaperçue : la N.A.S.A a qualifié la version cargo du Dream Chaser, de la société Sierra Nevada Corporation, pour le ravitaillement de la Station Spatiale Internationale.
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L'an passé, la N.A.S.A, lors de la qualification d'un véhicule capable d'emporter, et de ramener sur Terre des astronautes vers la Station Spatiale Internationale, avait recalé le projet de Dream Chaser, et retenu les projets présentés par Boeing, le CST-100, et encore une fois, la société SpaceX pour sa navette Dragon (V2)).
En matière de ravitaillement, le Dream Chaser vient compléter les cargos développés par les sociétés Orbital Sciences (Cygnus) et SpaceX (Dragon, version cargo), précaution nécessaire après les échecs retentissants de l'année écoulée.
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ESSAI DE SYNTHÈSE :
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Pour moi, le Spatial et son développement ont toujours été le fait de sociétés publiques, mais ce dogme a été mis en brèche depuis trente ans : dans les années 80, le développement de la fusée Ariane s'est fondé autour d'un mariage d'intérêts nationaux : l'ESA, l'Agence Spatiale Européenne et d'intérêts privés, Arianespace. Pendant longtemps, la NASA a combattu cette vision mercantile de l'espace qui est devenu aujourd'hui une réalité incontournable.

Depuis quinze ans, la N.A.S.A. échoue à relancer l'exploration spatiale, autrement que par des sondes interplanétaires et des observatoires. La phase d'exploration et de découverte du système solaire a été achevée cet été avec le survol de Pluton par la sonde New Horizons, mais le déploiement des hommes vers l'espace est totalement arrêté depuis le 19 décembre 1972, soit environ 43 ans et la Station Spatiale Internationale, bien qu'elle ait permis de faire avancer la connaissance pour la vie dans un milieu aussi hostile arrive en fin de vie : toutefois, il est facile d'imaginer les ressources touristiques qu'elle pourrait offrir à des personnes assez fortunées pour s'offrir un séjour à son bord.
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Donc, à la suite de l'arrêt du programme Constellation, par l'administration de Barack Obama, le développement d'un nouveau véhicule spatial, développé par des agences nationales (l'Europe participe au programme Orion) a été conditionné à une privatisation progressive des « orbites basses ».
Cette privatisation progressive du proche espace passe par l'ouverture à la notion de profit, et à une certaine libéralisation, exploitation minière ou développement du tourisme : la faiblesse des matières premières rares, et le désir de voyager dans l'espace garantissent un apport de ressources (des passagers pour le projet de Virgin Galactic ont réservé leur billet sans aucune garantie quant à la finalisation du projet).
Difficile de conclure à la beauté stratégique du processus, ou de gémir en pensant à l'abandon d'un développement désintéressé (fort illusoire, mais il existe des passionnés, persuadés que le Spatial ne doit pas se soumettre aux lois du Marché), mais il serait présomptueux de conclure à l'échec de cette stratégie : pour l'instant, elle ouvre l'espace au désir de quelques personnes assez riches pour développer de nouveaux outils, et en particulier de redéployer le domaine des lanceurs — qui a fort peu évolué depuis les fusées Saturn V qui emportaient les capsules Apollo — et des vaisseaux spatiaux, le développement et le succès des moteurs ioniques appellent de nouveaux développements de propulsion. 
À ces objectifs technologiques nouveaux,  cette stratégie a l'avantage de libérer les administrations nationales pour la recherche, la connaissance, et la curiosité humaine.
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OBJECTIFS CONNUS POUR 2016
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. Blue Origin développe un premier étage BE-4 qui doit succéder au BE-3 et équiper des fusées lancées par les sociétés Orbital Sciences ou ULA. (en remplacement des premiers étages de fusées russes 
. SpaceX tente d'occuper tous les créneaux spatiaux, avec le développement du cargo Dragon V1 et de la navette, Dragon V2. Cette année, SpaceX prévoit le premier essai d'un lanceur lourd : Falcon Heavy, capable d'emmener 53 tonnes en orbite basse, ou 21 tonnes en orbite géostationnaire (30 000 km d'altitude), mais rien, ou presque n'a filtré.
. Boeing devrait finaliser la première version de sa navette CST-100.
. D'autres projets, plus difficiles à décrire, sont mis en œuvre actuellement par les sociétés Deep Space Industries ou Planetary Ressources, afin de définir les prototypes d'une exploitation des astéroïdes.

. L'ESA, associée récente de Sierra Nevada Corporation, pourrait engager un co-développement vis-à-vis de la navette cargo Dream Chaser... souhait personnel, puisqu'il serait dommage d'écrire un article de synthèse, sans émettre une opinion, si modeste soit-elle. L'an passé, l'ESA a beaucoup dépensé pour une opération de communication, avec le lancement de l'IXV, réussi, mais qui n'a fait l'objet — à ce jour — du moindre développement... Alors, ne serait-ce pas un souhait très réaliste que de mettre au premier plan, l'Homme — Voyageur ou Villageois Lunaire, comme l'évoquait le directeur de l'ESA, Johann-Dietrich Wörner, dans la politique spatiale ?
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mercredi 6 janvier 2016

DIMENSION SIDÉRATION : un extrait offert à la lecture

À propos de DIMENSION SIDÉRATION, l'anthologie réunie par Noé Gaillard, le début d'Âge sans visage, ma nouvelle, a été mis en ligne par Philippe Ward
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  Troyens de Saturne en vue ! crie Won sur Radiobio.
Astronome du vaisseau, Won vit le nez sur ses radars et ses spectromètres, et il a une voix de petite fille qui a mâché de la coca, qui, ce soir, se double d'un trémolo troublant dans nos bioreillettes...
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À VOT' BON CŒUR : Si cette anthologie vous intéresse, passez commande sur le site de Rivière Blanche. La possibilité de lire des auteurs français réside dans ces anthologies où se concentre la diversité de la création d'expression française. La lecture d'anthologies, exercice revigorant, dépend de votre soutien... alors, n'hésitez pas !

jeudi 12 novembre 2015

Exomars : préparation d'un met Franco-Russe

  Exomars est une mission conjointe menée par l'Europe (ESA) et les Russes. Les américains qui avaient pris une participation, se sont retirés à la suite de la montée des tensions et des guerres.
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La mission se conjugue en deux expéditions vers Mars. 
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 En 2016, la charge comprendra un orbiteur et un petit atterrisseur. Exomars Trace Gas Orbiter est un orbiteur développé par l'ESA, et il est prévu qu'il décolle au printemps 2016, sa mission consistera à analyser les gaz composant l'atmosphère martienne, en particulier le méthane dont les précédentes missions ont trouvé des traces irrégulières.
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 Suite aux échecs précédents, la première mission d'ExoMars EDM, rebaptisée Schiaparelli (en l'honneur de Giovanni Schiaparelli qui étudia et permit de connaître la planète Mars comme un monde singulier) doit tester les techniques d'atterrissage sur Mars et ce sera une première pour l'ESA. 
Si l'atterrissage réussit, ExoMars EDM, qui pèse 600kg, aura déjà transmis nombre de données durant la descente et il procèdera à des expériences au sol,  limitées par la durée de vie de ses piles.
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  En 2018, en tenant compte des paramètres de la première mission, la Russie et l'Europe lanceront un Rover, mobile, et un laboratoire (immobile et muni de panneaux solaires, voir ci-dessus l'assemblage plateforme + rover) dans le but de procéder à des analyses biochimiques « fines ». En particulier, le Rover Exomars devrait être capable de forer le sol jusqu'à deux mètres de profondeur et d'analyser les prélèvements à la recherche de traces biochimiques.

  Récemment, l'ESA a rendu public le site d'atterrissage du rover Exomars (2018), il s'agit d'une vaste région déjà visitée par les sondes Viking, Mars Pathfinder et Opportunity. Située à une lattitude d'envirion 26° Nord, près de Chryse Planitia et de Marth Vallis, Oxia Planum est un plateau en altitude, dans une dépression riche en argiles : ces régions où l'eau a coulé par le passé (lors du Noachien, il y a quatre milliards d'années) et les scientifiques se demandent si une vie bactérienne a pu s'y développer, et s'il reste — peut-être — aujourd'hui — des organismes vivants, cachés en profondeur, là où pourrait subsister de l'eau liquide...

vendredi 8 mai 2015

Blue Origin crée une fusée

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Retour sur une actualité récente : le 30 avril, la société Blue Origin a procédé au lancement d'une capsule inhabitée : propulsée par un nouveau moteur, le BE-3, développé par la société Blue Origin, la capsule s'est élevée jusqu'à une altitude de 93,5 km, approchant de près la frontière symbolique des 100 km d'altitude. Le vol s'est parfaitement déroulé, et la capsule est retombée en douceur, en sustentation sur trois parachutes.
Seul bémol, l'unique étage de la fusée, qui est conçu pour être ré-utilisé, n'a pu atterrir dans de bonnes conditions et s'est crashé. Mais le moteur a parfaitement fonctionné pendant la phase d'envol. 
Il faut rappeler que Blue Origin, basée au Texas, a été créée par Jeff Bezos le fondateur d'Amazon, dans le but avoué de réaliser un système capable de proposer du tourisme spatial.
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En fait, du point de vue de la communication, cette vidéo semble promettre ce tourisme pour demain, pourquoi pas, après tout, je fais partie de ceux que cette idée excite. En même temps, le tourisme spatial ne peut pas être un but en soi, pour qui s'intéresse à l'espace... les perspectives sont trop éloignées : dès lors, s'agit-il d'une opération de communication, une mise en scène coûteuse d'un projet sans fondement ?
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Du point de vue de la navette, peut-être, mais, si vous regardez plus attentivement le propulseur, ce réservoir trapu, assez peu élégant, mais assez puissant pour emporter d'une traite une navette à 100 km de hauteur... Il répond au nom peu poétique de BE-3, et, en brûlant un mélange d'hydrogène et d'oxygène liquides, la société Blue-Origin, sur son site explique qu'il produit une poussée de 50 tonnes, et qu'il équipera les futures fusées Vulcan développées par United Launch Alliance (ULA) : c'est-à-dire un consortium réunissant deux géants de l'espace : Lockheed Martin et Boeing... 
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Développée par ULA, la fusée Vulcan est destinée à remplacer les deux précédentes fusées que celle-ci produit actuellement : les fusées Atlas et les fusées Delta (soit 2 lancements sur 3 de la NASA, grosso modo). Si le tourisme spatial est un de ses objectifs, la société Blue Origin nous apprend qu'elle a également passé une alliance avec deux sociétés majeures du Spatial, et qu'elle s'est engagée dans un secteur clef : la conception de nouveaux moteurs de fusée, secteur clef et qui n'avait pas quasiment pas évolué depuis trente ans. Actuellement, l'astronautique américaine s'appuie, pour le premier étage de ses fusées sur des moteurs russes, le RD-180... d'une grande fiabilité, mais relevant d'une technologie de l'ère soviétique...
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Se dessine alors une perspective bien plus large que le tourisme spatial. Dans un contexte de tensions croissantes avec la Russie, les U.S.A. et la NASA mettent les bouchées doubles pour retrouver leur indépendance en matière de spatial : rappelons que la station spatiale internationale est majoritairement alimentée par des vaisseaux russes PROGRESS, et que les équipages sont relayés par des vaisseaux SOYOUZ. Cette perspective devient vite un enfer quand la Russie exerce un chantage sur les U.S.A. et leur interdit de venir soutenir l'Ukraine en pleine révolution...
Donc, outre que nous apprenons que les fusées américaines fonctionnaient avec un premier étage russe et que le chantage des russes en matière de spatial a montré le danger de la dépendance des U.S.A. et qu'il y avait des économies qui pouvaient coûter fort cher, quand celui dont on dépend a décidé une guerre de conquêtes...
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Pour le ravitaillement de la station spatiale internationale, les U.S.A. ont fait appel à court terme au Japon et à l'Europe, avant de devenir capable de sous-traiter celui-ci à des sociétés purement américaines : Space-X, avec son cargo Dragon, et Orbital-Sciences avec le vaisseau Cygnus, sont désormais capables d'alimenter la station spatiale.
Pour le renouvellement des équipages, les USA et la NASA financent le développement de deux navettes : la navette Dragon, de Space-X, à nouveau (elle vient d'être testée), et la navette CST-100... développée par Boeing... C'est ici, que prend place comme une brique de Légo dans une fort jolie construction, un projet industriel à long terme : le moteur BE-3, puis son successeur le BE-4, seront amenés à propulser, à court terme, désormais qu'il a fait la preuve de sa fiabilité, le premier étage des fusées d'United Launch Alliance, et à participer à la vie présente et future de la Station Spatiale Internationale... et là, on peut parler d'un développement industriel, cohérent, et plein d'avenir : vive le New Shepard, donc !