Goggle Analytics

Affichage des articles dont le libellé est mariage homosexuel. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est mariage homosexuel. Afficher tous les articles

dimanche 10 février 2013

[61] Pier Paolo Pasolini, poète

             En brave héros, j'ai ri des choses humaines
             Que j'appelais avec raison du reste,
             Bourgeoises : une fidélité conjugale
             Était le comble de mon mépris.
                           -
             Maintenant que je ne puis vous empêcher d'aller
             Où vous voulez, je sens avec terreur que rien n'a béni
             Notre union ni ne nous a fait jurer
             Quelque pacte réciproque. Au nom de l'affection
                           -
             On ne peut prétendre à rien :
             Et prétendre à quelque chose est la seule chose qui reste
             Pour qui est abandonné, même si c'est misérable.
                           -
             J'en suis réduit à envier, de manière déchirante,
             Les liens dont la réalité se manifeste,
             Même si elle n'a plus de sens, par une stupide petite bague.
Rye, octobre 1971
Surprise que de découvrir le grand cinéaste Pier Paolo Pasolini, poète d'une poésie qui est si belle en français que son original doit l'être encore plus :
Da bravo eroe io risi delle cose umane
che chiamavo a ragione, del resto,
borghesi : una fedeltà coniugale
era il colmo di quel mio giusto disprezzo.
                          *
Adesso che non poss trattenervi dall'andare
dove volete, sento con terrore che niente ha benedetto
La nostra unione o ci ha fatto giurare
qualche patto reciprovo. In nome d'all'affetto
                          *
non si può pretendere niente :
e pretendre qualcosa è la sola cosa che resta
a chi è abbandonato, anche se ciò è meschino
                          *
   Son ridotto a invidiare in un modo struggente
   i legami la cui realtà si manifesta
   anche se no ha più senso, con uno stupido anellino
Ce bonheur de découvrir le poète sous le cinéaste nous vient d'un opus édité par la collection Poésie / Gallimard nrf . Elle est suivie d'une très belle postface du traducteur, René de Ceccaty (quel bonheur, une postface qui ne vient pas gâcher la lecture avant même qu'elle ne soit commencée !), il nous en donne l'époque, le tournage des Contes de Canterbury, les protagonistes et on ne saura pas si Pasolini aurait voulu leur publication, mais c'est une belle découverte...

jeudi 5 avril 2012

Mariage homosexuel

Des militants de l'homosexualité demandent le mariage. Le mariage bourgeois ? Celui qui a été vilipendé et dont se détournent les couples hétérosexuels, parce que c'est une institution vieillie, rigide et peu apte à répondre à la modernité des couples ? Oui oui.

Mais alors pourquoi ces chantres de la modernité, issus de tant de souffrance, exigent-ils le mariage ? Pourquoi se marier ? Que se serait-il passé si Georges Brassens et Marguerite Duras, bras dessus bras dessous, avaient postulé à l'Académie Française ?
De servante n'ai pas besoin,
Et du ménage et de ses soins
Je te dispense...
Qu'en éternelle fiancée,
A la dame de mes pensées
Toujours je pense...
La majorité des Pactes Civils de Solidarité est le fait de couples hétérosexuels, et il semble que les jeunes désirent une union consacrée, mais légère, sans repas pantagruélique, rassemblant les bans et arrière-bans de la famille, sans promesse devant Dieu, sans engagement solennel devant la société, sans serment qui se brise misérablement, avec la possibilité d'enfants et en sachant qu'on se sépare bien souvent.
 La jeunesse d'aujourd'hui se méfie de la passion d'hier. Le coup de foudre prôné comme seul amour véritable par les féministes de ma jeunesse a connu tant d'échecs qu'on le compare aujourd'hui à une maladie aussi brûlante que brève, plus inutile que douloureuse. D'où vient cette bizarre mascarade ? Et pourquoi des lobbys exigent-ils le mariage homosexuel à grand renfort de tonnerre médiatique ? Et si la finalité de tout cela n'était pas la vénérable institution, mais une autre ? On aurait affaire à une sorte de coups de billard à deux bandes, le mariage n'étant que le dindon d'une farce de moins en moins drôle ? Ne serait-il pas alors préférable, et salutaire, de se contenter de réformer l'autre institution ? L'adoption ?