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dimanche 9 septembre 2018

ESA et THALES s'engagent sur le Deep Space Gateway

Déjà évoqué ici, le Deep Space Gateway (DSG) est appelé à succéder à la station spatiale internationale, mais alors que celle-ci était dédiée à des expériences en apesanteur dans le voisinage de la Terre, le but est de construire un habitat permettant de vivre à long terme dans l'espace profond, en l'occurence dans le voisinage de la Lune. Un contrat a été signé cette semaine entre l'ESA et la société THALES ALENIA SPACE (franco-italienne).
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Conçu comme une collaboration internationale, le Deep Space Gateway regroupe les agences nationales : États-unienne (NASA), Russe (Roscosmos), Japonaise (Jaxa), Canadienne (CSA) et Européenne (ESA)... et probablement tous ceux qui en émettront l'envie et qui en accepteront les contraintes (je pense à la Chine, mais rien n'est moins sûr... et aussi à l'Inde qui veut développer des missions habitées).
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 Cette position éloignée, à plusieurs jours de voyage de la Terre, permettra de tester en grandeur réelle, dans un vide poussé, soumis en particulier aux aléas du rayonnement solaire, les effets sur l'homme d'un voyage interplanétaire, et (mais ce n'est que mon avis) la définition d'un habitat sain où tout doit être récyclé. Des cultures dans le vide ? Et elle répond au nom de LOP-G (Lunar Orbital Platform-Gateway).
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D'autre part, et cela a séduit visiblement toutes les agences, elle servira de relais, soit pour des missions Lunaires, ambition affichée des européens et des Russes, soit pour lancer une mission interplanétaire, vers Mars... Mais elle pourrait aussi servir de port d'envol de sondes d'exploration...
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L'horizon est un plan de travaux communs qui sera soumis à signature en 2019, et le début des travaux en 2020. 
La nouvelle importante de cette semaine consiste en la signature, côté européen, de l'Agence Spatiale Européenne (ESA) avec le groupe Thalès pour (je cite) : « des études de phase A/B1 de deux éléments du programme LOP-G (Lunar Orbital Platform - Gateway) ». 
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Thalès s'est engagé le 4 septembre 2018 à développer le module ESPRIT, acronyme de (European System Providing Refuelling, Infrastructure and Telecommunications). Ce module sera un ravitailleur, non habitable, multi-fonction, du tout premier élément de la station, le PPE : Power and Propulsion Element. Un camion tout-terrain, si j'ai bien compris, capable aussi d'apporter des éléments de communication avec la Lune. Ce module participerait aux toutes premières campagnes de création du LOP-G. Sur le schéma ci-dessous, le PPE est à gauche, et l'I-HAB est le deuxième situé juste après :
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Le contrat comporte une étude à long terme de définition d'un module habité : I-HAB, qui équiperaient la station à partir de 2026.

jeudi 26 avril 2018

Nouvelles des politiques spatiales

Il est grand temps de me secouer pour l'annonce des deux nouvelles, peu spectaculaires, mais qui signifient du changement !
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  • Tout d'abord un administrateur a été nommé à la tête de la NASA, il s'agit de Jim Bridenstine, nommé par Donald Trump. Élu à la Chambre des Représentants, c'est un ancien pilote qui a évolué en Aghanistan et en Irak. Il a été directeur du musée de l'air à Tulsa. Jusqu'à présent, sa candidature a été critiquée, du fait de son manque de connaissances scientifiques, et bien que, en bon soutien de Trump, il soit climato-sceptique, si cette expression a un sens.
   La NASA a vécu sans administrateur désigné depuis plus d'un an, et sa nomination est un indice de poursuite des projets engagés, même si la politique actuelle des U.S.A. en matière de spatial est plus que floue. (mais ils ne sont pas les seuls dans ce cas).
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  • Toujours aux U.S.A., la société Orbital ATK, plutôt spécialisée dans le secteur militaire, avec des lanceurs de petite et moyenne taille comme Antares, Pegaus et Minotaur annonce le développement d'un lanceur lourd, OmegA, un lanceur lourd, capable d'emporter une masse importante en orbite géostationnaire.

  Après le SLS toujours en développement, la Falcon Heavy qui a réalisé son premier essai, et le Vulcan développé par ULA, cela fait trois lanceurs lourds, peut-être à mettre en lien avec le projet Deep Space Gateway  déjà évoqué ici  ?
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jeudi 5 octobre 2017

Deep Space Gateway

Moins bruyante que certaines com', cet été, la N.A.S.A. a annoncé un projet d'envergure qui provoque une agréable sensation. 
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Un projet ni utopique, ni trop restreint, et, à l'instar d'une auberge espagnole : modulable, en fonction de ce que chacun y apportera ! en particulier ouverte à des développements ultérieurs, le projet est fédérateur, donc on peut avoir l'espoir de le voir mener à bien, même s'il ne nous fera pas toujours rêver. 
En ce qui me concerne, je ne saurais pas dissimuler le plaisir que me procure l'annonce d'un projet dont la faisabilité ne laisse aucun doute et qui a l'avantage de s'insérer dans une progression.
Il a un nom anglo-saxon :
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L'idée a l'avantage pour elle de la logique et d'une certaine simplicité, toute relative, puisqu'il s'agirait de créer une station spatiale à l'instar de l'actuelle, mais située sur une orbite plus lointaine, autour de la Lune. Le délai annoncé serait les années 2020 et permettrait d'y employer le lanceur SLS et la capsule Orion.
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Depuis un an, plusieurs partenaires planchent sur le projet de vaisseau spatial, on y retrouve pêle-mêle : Lockheed Martin, Boeing, Bigelow Aerospace, et d'autres moins connus comme Sierra Nevada Corporation’s Space Systems et NanoRacks of Webster... Donc la N.A.S.A. et ses partenaires ont établi des accords sur le développement du projet. Mais en fait, des projets avancés par une nation ont déjà été annoncés par le passé sans être suivi d'effet.
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La nouveauté de l'été tient à ce que, après que l'ESA et les agences Canadienne et Japonaise aient signé un accord avec la NASA, l'agence spatiale Russe Roskosmos s'est à son tour engagée, dans le Deep Space Gateway. Dans un contexte politique tendu, souvent hostile, entre les deux nations, cette oasis de coopération, bienvenue, dit la volonté des partenaires de progresser sur un projet fédérateur.
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Selon l'article de l'Express, les partenaires annoncent même avoir réglé un certain nombre de problèmes, dont l'épineuse question des normes permettant à chaque partenaire de développer indépendamment leurs participations à la future station. L'engagement des Russes pourrait être suivi de celui des Chinois et des Indiens, mais là, il s'agit là de prospective.
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Pour la trajectoire, sans que je puisse vous expliquer le pourquoi, et le comment, il s'agirait d'une trajectoire elliptique, assez excentrique, et perpendiculaire à l'axe Terre-Lune.
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L'ensemble présente deux avantages : une distance plus importante. Après l'actuelle station spatiale qui orbite à 100 km au-dessus de nos têtes, le futur port se situera dans le plan lunaire, à 300 000 km de la Terre et contraindra à développer des équipements plus sécurisés, et  indépendants.
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Développements :
1°) Vu comme une station portuaire, cet ensemble ouvre l'espace comme test de vie dans un vide complet, et comme tremplin d'où pourraient être lancés des voyages lointains, vers Mars bien sûr...
2°) Les partenaires qui développent une politique de colonisation lunaire, comme le village défendu par Jan Woerner, directeur de l'ESA, ou le programme d'exploration Chinois, disposeront d'un outil efficace à partir duquel pourraient être pilotés les modules destinés à l'alunissage.