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dimanche 31 décembre 2023

Derniers poèmes (Ursula K. LE GUIN)

Cherchant des cadeaux de Noël pour des amies au rayon poésie, je suis tombé sur ce recueil inédit d’Ursula K. LE GUIN, édité par les Forges de Vulcain que nous ne saurions trop remercier de s’attaquer enfin à cette partie importante de son œuvre.

Intitulé, Derniers poèmes, il reprend deux recueils édités en langue anglaise, Late in the day (En fin de journée, 2015) So far so good (Jusqu’ici tout va bien, 2018). L’édition prend le soin de nous proposer une version bilingue qui retrouve avec bonheur le style elliptique et expressif de cette grande autrice.

On mesure la taille de l’œuvre à sa diversité : Ursula K. LE GUIN est devenue célèbre par ses romans, mais elle n’a jamais cessé de s’épanouir dans tous les genres, que ce soit à l’intérieur de la fiction, où elle a abordé avec la force que l’on sait, tant la science-fiction, la fantasy, que le récit historique et fantastique, dans une veine proche de Tolstoï ou Dostoïevsky (Chroniques Orsiniennnes) ou dans d’autres formes, beaucoup de nouvelles — dont certaines ne sont pas encore traduites —, où elle s’essaie aussi au récit féministe, des formes plus étonnantes, mais aussi des conférences, des traductions et enfin cette partie si importante de son œuvre, la poésie.

J’oublie les récits pour l’enfance.

Sa poésie explore la nature, se remémore l’esprit du Taoïsme, le Tao Te King… Je trouve remarquable la langue, l’épure et sa recherche du sens qui se résume par la quête d'une sobriété dans l'expression. Ursula K. Le Guin se caractérise par une économie du mot : elle affine son écriture par la concision, donne toute sa force à un mot, et entrelace ainsi les sens par la parenté qu'ils entretiennent par leur proximité.

Je me contenterais d’un exemple, « Parenté » (page 19) que je recopie ci-dessous. 


PARENTÉ

  Dans la forêt, le grand arbre se consume doucement
  dressé dans le léger creux de la neige
  que fait fondre autour de lui la chaleur subtile et tenace
  de son être et de sa volonté d’être
  racines, tronc, feuilles, et de connaître
  la terre noire, le soleil éclatant, la caresse du vent, le chant de
                                                                           l’oiseau.
  Sans racine, sans répit, êtres au sang tiède,
  nous brûlons de ce brasier qui nous rend
  aveugles à ce haut frère lent, feu de vie aussi vigoureux
  aujourd’hui que dans la jeune pousse il y a deux siècles

dimanche 26 novembre 2023

Remise du prix Guillaume de Lorris

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Samedi 25 novembre, Frédérique de Lignières (à droite de JP Sueur) des éditions L'ANDRIAGUE a remis officiellement le prix Guillaume de Lorris. Anne-Sophe Guénéguès (représentée par ses parents, au centre de la photo) est lauréate du prix pour son roman :

              « En attendant »

Le prix a été remis à ses parents, (l'autrice étant en voyage) par Jean-Pierre Sueur, en présence de Valérie Martin, maire de Lorris, qui accueillait la remise de prix au Centre Culturel du Martroi de Lorris.

Dix-huit candidats avaient proposé un roman et au terme de la sélection, il ne restait que deux candidates, Elisabeth Roche (à droite sur la photo), pour « Marcher dans les sables du temps » et Anne-Sophie Guénéguès pour « En attendant ».

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Bravo à la lauréate et longue vie au prix Guillaume de Lorris !

vendredi 24 novembre 2023

Essai du moteur Vulcain 2.1 (Ariane 6)

 
-  © ESA : mise à feu au sol du moteur Vulcain 2.1 -

Suite à l'arrêt d'Ariane 5, la base spatiale de Kourou est orpheline de lancement : le programme Soyouz est à l'arrêt depuis le déclenchement de la guerre en Ukraine, le programme du petit lanceur italien, la nouvelle version Vega C prend du retard (un lancement a connu un échec cette année). En octobre, un lancement a été réussi, mais il s'agissait du dernier modèle de la version précédente. Il semble que les défauts aient été identifiés, mais l'entreprise Avio à force de traîner sur la mise au point d'un contrôle/qualité strict semble accumuler défauts et retards...

La situation est assez critique pour qu'Arianespace ait dû sous-traiter des mises sur orbite... à Space X.

Donc, jeudi 23 novembre, le test de mise à feu pour Ariane 6 était crucial : il s'agit du premier étage, un moteur VULCAIN 2.1, qui fonctionne avec un mélange Oxygène/Hydrogène. Il s'agit d'une optimisation du moteur Vulcain 1, qui équipait les Ariane 5, et il propose une poussée supérieure de 20% par rapport à la première version.

L'essai a consisté à allumer le moteur, et à faire fonctionner dans sa durée nominale, en brûlant les 150 tonnes de carburant embarqué noyé dans un déluge d'eau. Plus de 800 mesures ont permis d'enregistrer les différentes phases de fonctionnement du moteur. Une première très encourageante et qui permet d'espérer un premier vol d'Ariane 6, on va dire bientôt sans savoir la date.

mercredi 15 novembre 2023

ROSE / HOUSE (Arkady Martine)


                        Rose House

                                       Arkady Martine

Pour paraphraser une célèbre réplique de cinéma : « Quand Rose House vous demande : “ Qui êtes-vous ? ”, à quoi pense Rose House ? ». Ultime création de l’architecte Basit Deniau, Rose House est son chef-d’œuvre. Son ancienne assistante, Selene Gisil est la seule à pouvoir pénétrer le domaine, et consulter ses archives, convoitées par les architectes du monde entier. Or Maritza Smith, enquêtrice, a reçu un appel de l’Intelligence qui gère Rose House l'informant de la présence d’un cadavre dans le domaine…

Pourquoi une I.A. appelle-t-elle ? Dénuée d’affect, d’émotions, Rose House suit les instructions, consistant à interdire l’entrée à tous. Bien que sa parole soit humaine, à s’y méprendre, Rose House ne parle pas, elle répond aux questions, et si la question est mal posée, elle répond à côté. Et elle raccroche.

Comment un homme a-t-il pu s’introduire dans Rose House ?

Comment Maritza Smith pourra-t-elle pénétrer dans Rose House et pourra-t-elle y mener son enquête ?

Quelle aide lui apportera Selene Gisil ? Alors qu’elles arrivent devant le domaine, à la question : « Qui êtes-vous ? », Maritza décline ses identité et titre et se voit refuser l’accès. Selene Gisil qui connaît mieux Rose House la présente comme étant : « Commissariat de China Lake » et là, une porte s’ouvre, mais le domaine est un labyrinthe de caches que Rose House semble dissimuler avec ce qui ressemble à un « plaisir pervers ».

Le cadavre est au centre, il repose au pied d’un socle supportant un diamant — les cendres de Basit Deniau, compressées en diamant. Quel est le but de Rose House ? Le cadavre semble avoir été étranglé. Qui l’a tué ? Le meurtrier se trouve-t-il dans Rose House ? Où ? Maritza ressent l’ambigüité qu’il y a à faire parler Rose House. Quelle question lui poser pour obtenir une réponse que celle-ci s’échine à contourner ? Que cache-t-elle ?

Cette novella remet au centre de la narration le langage. Avec ce récit novateur, Arkady Martine déploie son amour de l’intelligence avec un bonheur renouvelé, les mots, les sens qu’ils recèlent produisent un envoûtement qui dure après la lecture : « À quoi bon le langage, sans corps vivant pour l’incarner ? »

Bernard Henninger


dimanche 8 octobre 2023

Un éclat de science dans une meule d'imaginaire

Dernièrement, j'ai participé aux Aventuriales et un de mes plaisirs consiste en visites répétées au couple de bouquinistes (de l'association Les mains ouvertes) qui viennent tous les ans et au plaisir de dénicher – parfois – une rareté dans leur rayon : d'ailleurs, ils connaissent mes goûts et me présentent systématiquement les vieilleries qui pourraient attirer mon intérêt, celle-ci n'est pas une fiction, mais un authentique livre de prospection sur l'accès à l'espace (il s'agit de l'édition française de 1955) :

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Hermann Oberth fut avec Hohmann et Werner von Braun, de ces allemands qui rêvèrent la conquête de l'espace et inventèrent les futures fusées. Dans un contexte houleux, on le retrouve travaillant comme conseiller technique pour Fritz Lang, dans « La femme sur la Lune », pour l'armée roumaine pendant la guerre, où il expérimente les fusées à combustible liquide, à Pennemünde sur les V1 et V2, puis aux États-Unis, avec Werner von Braun, pour la NASA.
Les hommes dans l'espace expose les théories du physicien sur la conquête de l'espace, et la construction à venir de vastes stations spatiales.
Neuf, non coupé, version française de 1955, d'un ouvrage des années 30 qui réveille la mémoire des précurseurs qui, de Tsiolkovski, Goddard à Hohman imaginèrent les grandes lignes de ce présent jamais terminé...
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- Projet de miroir et de station spatiaux -

mardi 19 septembre 2023

L'imaginaire d'une suédoise : Amatka

Une participante de la convention, Ann Olsson Rousset, me demandait pourquoi aucun Français n'avait participé à la convention européenne d'Uppsala en  2023, et derrière son sourire, je sentais un léger reproche, envers ces Français fanfarons incapables de faire vivre leur littérature à l'étranger. J’ai avoué que les Français voyageaient mal, surtout les écrivains. Sans parler du délabrement : nous avons des imaginaires florissants que nul ne semble se soucier d'exporter.

Pour compenser mon inculture, sur ses conseils, je me suis lancé dans la découverte de ma première autrice suédoise d'imaginaire : elle s'appelle KARIN TIDBECK 

et le roman : AMATKA (le lien mène vers deux chroniques)

VANJA débarque dans une colonie, un univers gris où la vie semble restreinte à quelques colonies. Cet monde semble hostile à l'implantation humaine et tout ce que l'homme crée doit être régulièrement nommé sous peine de se dissoudre... Dans cette société où tout est géré par le collectif, Vanja découvre l'amour et elle désire s'y intégrer, alors qu'une menace impalpable croît et que le village tente de faire régner une loi régressive...

Magnifique, hors des sentiers ordinaires de la science-fiction, et prenant !

mardi 5 septembre 2023

actuSF à l'arrêt

La mise en liquidation des éditions actuSF sonne le glas d'une des plus jolies entreprises de l'imaginaire depuis vingt ans.

Pour ma part, je n'ai pas été un afficionado des origines, mais depuis dix ans, c'est un des éditeurs pour qui j'ai le plus travaillé, des participations mineures concernant toutes une même autrice : d'abord une postface pour l'effet Churten, (qui reprenait des textes de Pêcheur de la mer Intérieure), puis deux articles pour la somme réalisée par David Meulemans, et enfin la direction littéraire de la traduction d'Unlocking the air. Merci de ta confiance, Jérôme !

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samedi 19 août 2023

Prix Rosny aîné 2023

Les instances du prix Rosny aîné ont dépouillé les votes des conventionnel(le)s et les lauréats sont :

ROSNY, section ROMAN : « Les temps ultramodernes » de Laurent Genefort

ROSNY section NOUVELLE : « Encore cinq ans » d'Audrey Pleynet

Prix CYRANO : Joseph Altairac à titre posthume

Avec nos félicitations très chaleureuses !

- © Philippe Caza, statuettes réalisées par Raphaella Barré -

mercredi 17 mai 2023

Mon premier « speed dating » avec Ozélir


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Lundi 15 mai au matin, à l'hôtel Tassin, à Orléans, sept éditeurs, sous la houlette de Josiane Guibert, de News Orléans, ont présenté leur maison d'édition, leur travail, leurs projets et réalisations devant un parterre de libraires. De retour d'Angers, c'était un challenge que de présenter mon travail en un temps qui m'a semblé court, mais la réunion a duré deux bonnes heures. Les échanges ont permis de confronter des logiques très différentes. Quelques contacts rares après la réunion, mais surtout la découverte d'éditeurs très originaux, allez-zou éditions qui réalise des livres en tissus imprimés, L'Andriague qui a lancé un appel à roman, Le silence qui roule dédiée à la poésie et à la bibliophilie... auquel j'ajoute pour être exhaustif, les éditions du Jeu de l'Oie, French Flowers, les éditions Moulin et moi-même, Blogger de Loire.

Difficile de savoir si j'ai été convaincant, précis, ou à défaut, cohérent, et si cette variété a pu éveiller la curiosité.

C'est un fait, notre région possède des démarches éditoriales singulières, ne reste qu'à souhaiter que ces voix parviennent à rencontrer des relais régionaux et que cette rencontre soit le prélude d'autres rencontres à venir.

- les deux premières photos sont de moi -

- et là je suis sur la photo ! -

mardi 16 mai 2023

En passant par la... les ImajN'ère d'Angers

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Je ne passerai pas par la Lorraine cette année, mais j'étais content que les  ImaJn'ère d'Angers m'accordent à nouveau leur confiance. Et la douceur angevine a bien des attraits, bien qu'il soit difficile d'être un petit éditeur. La fièvre de lire que nous avions connue l'an passé était retombée, c'est dommage, mais il va falloir retrouver nos méthodes d'avant covid et être inventif...

L'an passé, il y avait à la fois de l'affluence et un grand plaisir des visiteurs à regarnir leurs piles à lire. Cette année, nous avons eu des visiteurs un peu plus amateurs de footing que de lecture pour être sincère. Étonnamment, ce sont de tout petits objets que j'ai édités il y a plus de douze ans, des nouvelles au format A6, réalisées à la main et de manière artisanale qui ont fait mon bonheur dans ce salon 2023... qui a été assez surprenant au fond.

J'en ai profité pour renouer et les retrouvailles furent chaleureuses et sympathiques, Philippe Caza, Bénédicte Coudière, Sandrine Scardigli, Joëlle Wintrebert, Catherine Secq, Robert Darvel, Yann Quéro, Éric Lysøe et sa compagne, Arnauld Pontier... et pardon pour celles et ceux que j'oublie.

- retrouvailles sur le stand d'Arkuiris / Yann Quero -

L'avantage, c'est que j'ai eu du temps pour réaliser quelques photos...

À tout seigneur, tout honneur, mon ami Jean-Marie Leteneur qui est venu m'aider à tenir le stand, et c'est toujours agréable d'être deux pour tenir un stand :

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Et des autrices et des auteurs... dans l'ordre où j'ai rencontré les unes et les autres.

- Marine SIVAN -
- Édouard H. Blaes -
- Robert DARVEL -
- Raphaël BARDAS -
-Audrey PLEYNET -
- Emma CORNELLIS -
- Stéphane PAVANELLI -
- Philippe CAZA qu'on ne présente plus et qui est toujours aussi disponible ! -

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samedi 21 janvier 2023

Comète C/2022 E3(ZTF)... bravo à elle !

- © Image Credit & Copyright: Jose Francisco Hernández -

Je vous propose de nous intéresser au ciel, car nous « voyons » filer ce mois un objet aussi rare qu'intéressant pour les astronomes, une comète nommée : C/2022 E3 (ZTF).

La lecture de la presse nous apprend qu'elle a été découverte par un observatoire Californien du mont Palomar, le Zwicky Transient Facility, dédié à l'observation des objets transitoires. Découverte en 2022, d'où son nom C/2022 E3(ZTF)

Originaire du nuage d'Oort, on pense qu'elle est déjà passée une fois dans notre ciel, il y a environ 50 000 ans (entre Néandertal, Cro-Magnon et Denisova).

Elle a atteint le périhélie le 12 janvier, et sera visible dans le ciel nocturne (loin des villes et avec au moins une paire de jumelles), entre la Grande et la Petite Ourse. Sa composition – sa signature chimique – eau, carbone, molécules organiques,  focaliseront  les observations, y compris par le James Webb Space Telescope dans les jours à venir. Il y a beaucoup à apprendre d'une comète et de son passage.

Après, on estime qu'elle sera éjectée du système solaire et qu'elle partira à l'aventure, on aimerait y atterrir avec sa caravane, sa serre, déployer des voiles solaires et se servir d'un tel vaisseau pour voyager dans l'espace entre les étoiles...


– © copyright : CIEL & ESPACE

jeudi 5 janvier 2023

Gama : une voile solaire française


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Je me fais l'écho d'un article paru dans CIEL & ESPACE à savoir le lancement le 3 janvier 2023 d'une fusée FALCON 9, qui emporte dans ses soutes, entre autres, un cubesat (un petit satellite) de la société GAMA SPACE, prototype d'une voile solaire, dont le fondateur décrit le principe dans les vidéos ci-dessous.
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La start'up a été créée en 2020, et le cube-sat qui a été envoyé en orbite basse est un prototype qui va permettre de tester le déploiement de la voile solaire dans l'espace suivant un principe reprenant celui de la seule voile solaire réussie jusqu'à présent, la sonde IKAROS, conçue par les Japonais de l'agence JAXA dans les années 2000.
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 Les premières semaines seront consacrées à vérifier le fonctionnement de chaque organe du mini satellite, avant de tester au printemps 2023, la phase cruciale : le déploiement de la voile solaire (voir vidéo ci-dessous) suivant un principe d'inertie : la rotation du satellite provoquera le déploiement progressif de la voile.
 À long terme, l'objectif des concepteurs est de créer un vaisseau spatial, capable de manœuvrer dans l'espace profond (ou Deep space), à des distances supérieures à 1000 km de la Terre, sans carburant, et qui sait, de l'envoyer pour des missions à longue distance, vers Neptune, par exemple... (qui supposerait de résoudre de multiples questions, la pression de radiation solaire diminuant avec la distance). Mais déjà, une voile solaire évoluant au voisinage de l'Unité Astronomique serait un grand exploit.
Pour l'instant, commencent les phases de test, avec ce cubesat, et avec des expériences menées dans l'Airbus ZERO G, il faut rester prudent, les deux derniers essais de voile – développées par des sociétés américaines – n'ont pas été concluants. Il s'agit d'une technologie, imaginée depuis longtemps, mais dont le seul exemple probant, Ikaros, remonte à 2010 et n'a pas connu de descendance.
Gama Space est une société française, et la seule en Europe à se lancer sur ce créneau risqué et plein d'avenir, une entreprise très intéressante...
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jeudi 29 décembre 2022

Convention nationale de science-fiction 2023

La convention française de Science-Fiction se tiendra en 2023, près de Valenciennes, dans un lieu que connaissent tous les cyclistes : la trouée d'Arenberg, là où commencent les choses sérieuses sur Paris-Roubaix, et, cette année, là où commenceront les agapes de la science-fiction et de l'imaginaire.
Pierre Gevart, par ailleurs rédacteur en chef de la revue Galaxies, vient d'en dévoiler l'affiche, ainsi que le nom :
PENTACONTACON 

qui signifie qu'il s'agira bien de la cinquantième convention française (par ex, un pentacontagone est un polygone à cinquante sommets, je viens de vérifier, on ne sait jamais).

- L'affiche est l'œuvre de Frédéric MICHAUD -

. Sylvie Denis, Emilie Gevart, Fleurs Hopkins-Lopéron, Dominique Warfa, Jean-Pierre Fontana, Didier Cottier et Dom Herbet en seront les invités.

. La convention se tiendra du 17 au 20 août 2023

. Lieu : le site minier de Wallers-Arenberg
. Les inscriptions sont à quarante euros (40 €) jusqu'au 31 décembre

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S'INSCRIRE ? C'EST ICI

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Petit rappel : une convention française est une réunion d'écrivains, de critiques, de traducteurs et de fans, qui dure quatre jours, et où les activités se répartissent entre rencontres, tables rondes, conférences, exposition et, sans doute plus encore important qu'ailleurs, aux échanges informels, qui se font traditionnellement autour du bar ou lors des repas pris en commun.

Tout inscrit a droit à la parole et à une table...

Basées sur la convivialité, les conventions ne reçoivent pas de subventions et sont donc indépendantes des aléas de la politique (...). Elles sont donc aussi relativement pauvres et se financent exclusivement au moyen des inscriptions. L'inscription est donc un acte de liberté ! et une garantie d'autonomie. Les invités sont des participants particuliers, mais ils restent sur un pied d'égalité, différence notable avec un salon.

Tout inscrit(e) peut demander à bénéficier d'une table où il pourra proposer ce qu'il a apporté, la convention a un côté auberge espagnole qui en fait le charme : vous pouvez trouver des "incunables", des Rayons Fantastiques, des revues disparues depuis des lustres (puisqu'on est dans le registre 50), et des nouveautés que vous ne trouverez nulle part ailleurs.