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jeudi 21 août 2014

Une visite de la cathédrale d'Amiens

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 La convention de science-fiction 2014, NEMO 2014, a été l'occasion de visiter la cathédrale d'Amiens. Voici donc cette visite en images, j'éprouve toujours un mélange tourbillonnant de sentiments à visiter un monument religieux, désir d'apaisement, vertige devant la grandeur du monument (c'est la plus haute nef de France), et intense recueillement avant la journée — plus tendue (mais sympa) — de la Convention.
 J'ai manqué le spectacle son & lumière qui remet en couleur le porche : autrefois, les statues des porches des églises étaient peintes, c'est la mode des XIXème et XXème siècle qui s'est prise d'amour pour le dénuement de la pierre. Mais ce n'est pas très grave, au matin de ma visite, le soleil levant était magnifique.
 (possibilité de retrouver l'album sur google+)
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jeudi 26 septembre 2013

La paix d'une église (Fay-aux-Loges/Loiret)

Bien qu'athée, j'ai été éduqué dans la religion catholique, et, si je me sens étranger dans une synagogue, une mosquée ou même un temple protestant, j'aime entrer dans une église catholique, en vue de calmer le vacarme assourdissant qui peut, parfois, assiéger la tête... C'est très agréable, de courir d'un rendez à l'autre, en expliquant avec un sourire un peu vaniteux, « qu'on a un horaire de ministre », j'aime aussi le faire, beaucoup, à vrai dire, mais ça me lasse encore plus vite.
Ne rien faire, s'astreindre à ne rien faire, est, par opposition, une source d'angoisse.
Si on prend le temps d'entendre cette angoisse, cela peut être une possibilité d'ouverture : essayer d'écouter le bruissement intérieur, ces angoisses que la course de la vie n'a nullement réduites et qu'il vaut mieux, dans le silence et l'inactivité, laisser s'exprimer. Cette douleur croissante quand on tente de la refouler, peut se révéler fugitive quand on l'accepte pour ce qu'elle est : un problème dont on possède rarement l'unique clef.
Ainsi, je me suis promené à dix kilomètres d'Orléans dans le village de Fay-aux-loges, et j'ai visité son église. La flèche en pierre, haute de plus de 47 mètres, est singulière, sans être belle, elle est un peu hors de proportion – prétentieuse –, mais elle attire le regard, l'église est ancienne, petite, ombreuse, agréable... Je n'ai pas fait très attention à l'orgue, mais j'ai eu tort, il est magnifique, et il remplit tout le chœur. J'ai aussi omis de photographier le lutrin en forme d'aigle, par contre, je trouve les vitraux, naïfs, plein d'attraits...





mercredi 24 octobre 2012

Abbaye de Saint-Benoît sur Loire

Récemment, avec des amis, je visitai l'abbaye de Saint-Benoît sur Loire, le temps était agité, alternant averses glacées et un retour subit du soleil...
Dans la basilique, la tombe d'un roi capétien, excommunié pour avoir répudié sa première épouse, pour Bertrade de Montfort, qu'il aima au point d'affronter la tête haute son excommunication au concile d'Autun. Faute de s'être réconcilié avec les évêques de France, Philippe 1er (1052-1108) dota Saint-Benoît qu'il aima, vénéra avec humilité et obtint d'y établir sa dernière demeure, un gisant fort simple.
 La vierge en albatre, sauvée pendant les guerres de religion, et devant laquelle Max Jacob venait prier tous les jours, jusqu'à ce que, en 1944, les nazis viennent l'arrêter...
Je ne laisse ici qu'un seul de la forêt de chapiteaux romans qui supportent le porche, beaux et mystérieux à la fois, j'ai constitué un petit album que vous pouvez consulter

La châsse de Saint-Benoît dont les moines allèrent en expédition chercher les restes au monastère — abandonné — du Mont-Cassin et qu'ils rapportèrent en France au prix de mille dangers, imaginez comment cela serait interprété aujourd'hui... Même les mosaïques du sol ont du charme, elles semblent dater de l'époque romane...
Mosaïque de Germigny et basilique de Saint-Benoît
(cliquez sur les mosaïques pour voir l'album)