Goggle Analytics

Affichage des articles dont le libellé est musique. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est musique. Afficher tous les articles

mardi 31 janvier 2023

Bird's Lament (Moondog)

 

-

Pendant que mes amis défilent et que je les encourage, mais de chez moi, trop vieux, trop fatigué, déjà retraité, mais indigné par cette chose qui se dit « loi » écrite en vue d'accroître l'inégalité des droits... passons.


- Moondog sur la 6me avenue avec ses instruments singuliers -

Entre autres, j'écoute cet ovni découvert récemment, Bird's lament, dédié à Charly Parker, et écrit par cet artiste que je découvre seulement, Louis Thomas Hardin, dit Moondog surnom qu'il prit en hommage à un chien qui hurlait à la Lune plus fort que les autres... 

Rendu aveugle dans sa jeunesse suite à une explosion accidentelle, il devint musicien, ni tout à fait classique, mais reconnu par Leonard Bernstein, Toscanini ou Philip Glass, ni tout à fait jazzman, mais les fréquentant et reconnu comme un pair, et à qui Janis Joplin rendit hommage en adaptant une de ses créations, Bird's lament semble connaître une veine posthume, méritée, mais étonnante, hurlons donc à la Lune et au destin. Certains semblent avoir un don unique : transformer un handicap en sensibilité et en chant.

samedi 19 novembre 2011

Paradoxe du mélomane : écouter / rêver


 J'adore la musique, je joue du piano, je chante dans une chorale, mais ce que j'aime dans la musique, c'est sa capacité à me transporter, à me faire rêver.
En particulier, dans l'exercice de l'écriture, j'ai écrits mes romans avec Bach pour l'un, Bashung pour l'autre... Le paradoxe vient de ce que, si une musique me soulève et provoque en moi une émotion, je ne l'écoute plus, puisque la musique me transporte ailleurs, dans une rêverie féconde. Quand j'assiste à un concert, je peux dire si j'ai aimé le concert à cela qu'il ne m'en reste aucun souvenir...
 L'absence de musique me gêne dans mon travail, d'ailleurs, et je préfère aller faire des images — puisque c'est mon métier — en écoutant de la musique en me rendant sur les lieux de tournage, sachant que, plus sûrement que toute réflexion intellectuelle, la musique va guider mes images.
 Pourtant, plus je suis absorbé par une musique, moins je l'écoute, ce qui n'est pas sans difficulté quand j'exécute un morceau au piano, où la rêverie peut se révéler dévastatrice et le terme exécuter reprendre son sens premier. Des amis n'ont d'ailleurs pas manqué de fustiger mon manque d'écoute... Mais si je n'écoutais pas vraiment, je ne rêverais pas non plus. Donc pourquoi est-ce que le fait de ne pas entendre ne permettrait-il pas une écoute juste, à défaut d'être exacte ? 

jeudi 15 septembre 2011

A great gig in the Sky

Il s'agit d'une histoire que je trouve belle et que j'ai entendue à la radio une nuit où je roulais : en 1973, le groupe PINK FLOYD est en pleine effervescence, ils enregistrent leur prochain album, dont le titre sera : DARK SIDE OF THE MOON. Ils ont une chanson composée par Richard Wright, qui cherche une voix pour l'illustrer. Le choix du groupe se porte sur une jeune choriste qu'on vient de leur présenter, Clare TORRY.  Férus d'improvisation, apprentis-sorciers, les Pink Floyd lui demandèrent de chanter en pensant à la mort, et de jouer des émotions qu'elle déclinerait à l'aide de sa seule voix.
  La jeune femme se lance, et, subjuguée par le groupe qui lui demande de tout donner, elle donne. Emportée par la puissance de son chant, elle éclate en larmes, s'excuse d'avoir si mal chanté. Rien ne la rassure...
  Pourtant, après avoir réalisé deux autres prises, le choix se porte sur cette première prise étonnante... La chanson subjugue encore, près de quarante ans plus tard et la nuit où je l'ai écoutée, au volant de ma voiture, j'ai cru revivre la première fois où je l'ai entendue...
  La petite histoire dit que Clare TORRY, payée 30 livres à l'époque, finit par faire un procès pour obtenir une reconnaissance d'auteur, car la partition musicale, honnête et droite, semble bien terne devant le torrent d'émotion que l'étonnante jeune femme a donné... c'est bien elle, la créatrice de ce concert dans le ciel. Quand le modèle, dépassant le maître, s'empare du sujet...