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vendredi 20 octobre 2017

Le regret de ce qui ne fut pas

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                    Lumière qui fuit est aussi celle qui éblouit
                    Le chemin souvent foulé se jonche de jaune
                    Et bien qu'il ait eu le souffle bien court, l'été
                    Se pare du regret de ce qu'il ne fut pas.
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jeudi 5 octobre 2017

Deep Space Gateway

Moins bruyante que certaines com', cet été, la N.A.S.A. a annoncé un projet d'envergure qui provoque une agréable sensation. 
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Un projet ni utopique, ni trop restreint, et, à l'instar d'une auberge espagnole : modulable, en fonction de ce que chacun y apportera ! en particulier ouverte à des développements ultérieurs, le projet est fédérateur, donc on peut avoir l'espoir de le voir mener à bien, même s'il ne nous fera pas toujours rêver. 
En ce qui me concerne, je ne saurais pas dissimuler le plaisir que me procure l'annonce d'un projet dont la faisabilité ne laisse aucun doute et qui a l'avantage de s'insérer dans une progression.
Il a un nom anglo-saxon :
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L'idée a l'avantage pour elle de la logique et d'une certaine simplicité, toute relative, puisqu'il s'agirait de créer une station spatiale à l'instar de l'actuelle, mais située sur une orbite plus lointaine, autour de la Lune. Le délai annoncé serait les années 2020 et permettrait d'y employer le lanceur SLS et la capsule Orion.
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Depuis un an, plusieurs partenaires planchent sur le projet de vaisseau spatial, on y retrouve pêle-mêle : Lockheed Martin, Boeing, Bigelow Aerospace, et d'autres moins connus comme Sierra Nevada Corporation’s Space Systems et NanoRacks of Webster... Donc la N.A.S.A. et ses partenaires ont établi des accords sur le développement du projet. Mais en fait, des projets avancés par une nation ont déjà été annoncés par le passé sans être suivi d'effet.
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La nouveauté de l'été tient à ce que, après que l'ESA et les agences Canadienne et Japonaise aient signé un accord avec la NASA, l'agence spatiale Russe Roskosmos s'est à son tour engagée, dans le Deep Space Gateway. Dans un contexte politique tendu, souvent hostile, entre les deux nations, cette oasis de coopération, bienvenue, dit la volonté des partenaires de progresser sur un projet fédérateur.
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Selon l'article de l'Express, les partenaires annoncent même avoir réglé un certain nombre de problèmes, dont l'épineuse question des normes permettant à chaque partenaire de développer indépendamment leurs participations à la future station. L'engagement des Russes pourrait être suivi de celui des Chinois et des Indiens, mais là, il s'agit là de prospective.
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Pour la trajectoire, sans que je puisse vous expliquer le pourquoi, et le comment, il s'agirait d'une trajectoire elliptique, assez excentrique, et perpendiculaire à l'axe Terre-Lune.
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L'ensemble présente deux avantages : une distance plus importante. Après l'actuelle station spatiale qui orbite à 100 km au-dessus de nos têtes, le futur port se situera dans le plan lunaire, à 300 000 km de la Terre et contraindra à développer des équipements plus sécurisés, et  indépendants.
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Développements :
1°) Vu comme une station portuaire, cet ensemble ouvre l'espace comme test de vie dans un vide complet, et comme tremplin d'où pourraient être lancés des voyages lointains, vers Mars bien sûr...
2°) Les partenaires qui développent une politique de colonisation lunaire, comme le village défendu par Jan Woerner, directeur de l'ESA, ou le programme d'exploration Chinois, disposeront d'un outil efficace à partir duquel pourraient être pilotés les modules destinés à l'alunissage.

dimanche 1 octobre 2017

Vingt conseils pour rater votre convention nationale

Raymond Milesi a eu la gentillesse de me confier ce savoureux recueil des conseils à suivre pour rater une Convention. Le document circule depuis longtemps, mais le hasard voulait qu'il n'ait jamais été publié jusqu'ici sur Internet, et c'est donc mon blog qui reçoit cette marque de confiance, que Raymond en soit remercié !
Voici donc ces conseils dans leur version d'origine restaurée ! illustrés de photos issues de mes archives...
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- début convention d'Amiens 2014 -
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VINGT CONSEILS POUR RATER VOTRE CONVENTION NATIONALE
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Raymond Milési
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1. En premier lieu, donnez dans le grandiose. Annoncez dès le départ une manifestation démentielle, du jamais vu ! D’ailleurs, entre nous, vous considérez cette convention comme une simple répétition avant la tenue par la suite d’un gigantesque Festival annuel, n’est-ce pas ? Retenez ce conseil : pour bien rater votre convention, faites semblant d’en accepter les principes, tout en préparant en fait le vrai et grand Festival qui vous rendra célèbre !
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2. Entourez-vous sur-le-champ d’une équipe la plus nombreuse possible. Répartissez sans attendre les rôles, en déléguant d’office les tâches qui ne vous intéressent pas. Pour un maximum d’inefficacité, cherchez des « correspondants » un peu partout, de préférence éloignés (ainsi, vous ne les rencontrerez pas). Livrez une liste de collaborateurs débordante. Inutile de tous les prévenir : ils seront trop contents d’accepter.
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3. À tout hasard, claironnez que vous adhérez à la Charte des Conventions Nationales (dont l’acceptation vous a permis d’être élu). Bien entendu, ne la lisez  pas ! À quoi vous servirait-elle ? Contentez-vous d’affirmer que « l’unité de lieu sera respectée ». Avec un peu de chance, ça vous permettra d’esquiver les autres exigences, que vous avez pris soin d’ignorer ou d’oublier. Au cas où vous iriez jusqu’à parcourir la Charte d’un œil distrait, n’y retenez que ce qui vous arrangeait déjà avant de l’avoir lue !
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4. La France, ça fait petit. Et les auteurs français, hein ! franchement… Or, vous avez avant tout besoin de NOMS : les financeurs ne marchent qu’à ça, c’est bien connu. Par conséquent, situez-vous en contradiction avec cette demande de la Charte, en annonçant la venue quasi certaine de grands auteurs américains. Ajoutez quelques Anglais, on ne sait jamais, les Américains ne viendront peut-être pas tous.
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5. Réservez l’essentiel de vos préoccupations à deux ou trois actions spectaculaires en direction du public ou des médias locaux, de celles qui coûtent cher et vous démarqueront du vulgaire. Là encore, lâchez des noms. Des gros ! Si par exception vous envisagez un concert par exemple, peut-être des Rolling Stones ? ou Mylène Farmer ?… L’avantage majeur, immédiat celui-là, est qu’ainsi vous montrerez à tous à quel point vous vous foutez de la convention proprement dite !
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Souvenir d'un fidèle conventionnel : Georges Pierru
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6. Dès que les amateurs du Fandom ont voté pour vous, empressez-vous de les oublier. Posez-vous en professionnel et cultivez le mystère dans une absence pleine de non-dit. Visez haut, gardez le silence : vous irez loin !
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7. Considérez qu’il y a deux sortes de participants : ceux qui paient et n’ont droit à rien, ceux à qui vous payez le séjour et ont droit à votre prévenance exclusive. Avant tout, pensez à la longue liste des invités, appelée à orner un coin de l’affiche de votre Festival (pardon : de la convention !), affiche que vous commanderez à un artiste célèbre et très cher — évidemment pas à un simple dessinateur de votre région !
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8. Ne faites aucun Bulletin Préparatoire, aucun site d’information (tenu à jour), c’est du temps perdu. Comme tout ce qui a trait aux questions matérielles. N’importe quel Syndicat d’Initiative peut livrer à la demande une liste des hôtels ou autres détails insignifiants de ce genre. Du reste, ne prévenez pas le Syndicat d’Initiative. Et n’allez pas déprécier vos informations en les communiquant à la presse régionale : les journalistes viendront tout seuls, ils n’ont qu’à faire leur boulot !
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Château de Tilff où se tinrent plusieurs conventions
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9. Pour le local, vous avez en vue un Palais des Congrès aux capacités inouïes, sidérantes! Vous avez pris soin de contacter les services municipaux, où l’on vous a laissé entendre que la plage du « tant au tant » (coup de chance : en pleine rentrée scolaire !) serait probablement disponible, vu que les brancardiers réservaient une autre date pour leur repas annuel Foncez, sans confirmation écrite : les brancardiers sont des gens de parole !
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10. Si les dates – qui, avec le lieu et le projet ont fait l’objet du vote d’attribution – posent soudain un problème épineux (les brancardiers…), changez-les sans hésiter. Ce n’est quand même pas votre faute ! Les inscrits – pour une autre date – comprendront très bien : quand on aime la SF, on ne s’arrête pas à ces bricoles. N’informez pas trop vite : peut-être que ça changera encore ? Important : veillez bien à tenir le délégué au suivi de la convention dans l’ignorance de ce genre de bouleversement. Et de n’importe quel autre !
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11. Dans l’intérêt de tous, vous comptez solliciter de grosses subventions (au Maire, à la Communauté, au Délégué Régional aux Affaires Culturelles que vous avez rencontré lors d'un concours de nouvelles de collégiens — de purs chefs-d’œuvre ! —, aux commerçants qui verront vite où est leur intérêt, allez !). Sans attendre le premier engagement écrit, lancez-vous dans des actions extrêmement onéreuses : elles auront l’avantage de motiver vos grosses demandes (ruse !). L’argent suivra, ça ne fait aucun doute !
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Les statuettes du prix Rosny (conçues par Caza)
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12. Quand vous contactez quelqu’un au sujet de la convention, négligez d’en conserver une trace : on est vite encombré par les paperasses ou les octets. Si on vous écrit, un bon conseil : ne répondez pas ! Et surtout pas de manière personnalisée ! Les lointaines circulaires prévues suffiront largement à informer les curieux. Méprisez les offres à ras de terre du genre : « Est-ce que mon projet de débat t’intéresse ? » ou « Aurai-je une table pour mon fanzine ? » Ce n’est quand même pas ces rigolos qui vont assurer le succès de votre Festival, non ? (pardon : de la Convention !).
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13. Sur place, souvenez-vous de ce constat dicté par l’expérience : l’accueil des arrivants n’a vraiment aucune importance et ne nécessite pas de préparatifs particuliers. Vous trouverez toujours un jeune désœuvré pour se vautrer derrière une table en mangeant des Kinder Bueno, jeter un coup d’œil sur une liste et désigner l’entrée du doigt. Tout cela se règle sans problème au dernier moment ! 
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14. Si, malgré votre implacable inertie, certains acharnés s’obstinent à venir les bras chargés de livres ou revues et demandent une table pour les étaler, veillez à les parquer à l’écart de tout lieu « passant » ou central. L’idéal est que des visiteurs occasionnels ne puissent soupçonner leur présence !
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Souvenirs de la convention d'Aubenas 2013, le café en face lieu de rassemblement
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15. Sitôt un collaborateur désigné pour chapeauter une activité, ne vous en occupez plus. Le mieux est d’ignorer les contenus précis de la programmation, ainsi que les agaçants soucis de micros, de vidéoprojecteurs, de réglages, etc. pour lesquels vous n’avez guère de temps à perdre. Les animations internes à la convention, ça roule tout seul. De toute façon les inscrits ont payé leur place : ils ne vont pas se sauver !
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16. Passez votre Festival (pardon : la Convention !) au large de l’agitation, en compagnie de quelques « gros calibres ». Au bar de leur hôtel, par exemple. Les participants apprécieront l’effort que vous faites pour les représenter dignement auprès du gratin de la SF, au lieu de perdre votre temps à traîner parmi eux. D’autant plus que ces gens-là ne cesseraient de vous poser des questions terre à terre et dénuées de tout intérêt promotionnel.
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17. La présence d’un Foyer-bar, peu motivante, détourne le congressiste de ses devoirs et engage au farniente. Un distributeur automatique avec gobelets en plastique s’avère bien suffisant, tout en écartant les tracas d’un personnel supplémentaire. L’idéal, dans ce domaine, est de ne rien proposer du tout. Vous n’y aviez même pas pensé ? C’est encore mieux !
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Le succès d'un bon repas de gala
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18. Sachez une fois pour toutes que les points fixes annuels du style « Assemblée Générale d’Infini », « Remise du Rosny aîné » ou « vote d’une convention ultérieure » ne vous concernent pas. Considérez-les comme un supplément encombrant. Les participants se débrouilleront : ils n’ont que ça à faire. Ces rassemblements anecdotiques seront programmés au jour le jour, on trouvera bien un recoin. Souciez-vous plutôt des coups d’éclat de votre Festival (pardon : de la Convention) !
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Pierre Bordage et Laurent Genefort lauréats (Convention de Mérignac 2015)
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19. Si vous repérez dans la cohue quelque inscrit badgé de frais, un peu perdu, ne connaissant manifestement personne, ne vous approchez pas de lui. N’entamez pas la conversation, ne lui présentez aucun auteur. Il bénéficiera ainsi de la rude école de la vie en pleine responsabilité et, de retour chez lui après un voyage long et onéreux, ne manquera pas de faire savoir à son entourage (réel et médiatique) combien il a goûté le traitement d’adulte qui lui a été réservé pour sa première participation. Sans doute en gardera-t-il un souvenir si précieux qu’il évitera à l’avenir de le banaliser au contact d’une autre convention…
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20. Après coup, gardez vos conclusions pour vous. Ça ne servirait à rien ni à personne. Dans l’hypothèse où tout n’aurait pas marché selon vos désirs, dites-vous bien que c’est dû avant tout aux inscrits et à tous ceux, plus nombreux encore, qui ne sont même pas venus ! Sans ces aigris, gens à courte vue, fainéants, toujours prompts à la critique, votre Festival (pardon : la Convention dont on vous a confié les clefs pour une année !) aurait connu à l’évidence un succès sans précédent !
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Raymond Milesi
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jeudi 21 septembre 2017

Matin de septembre

         Il a plu tout le week-end
         Et le soleil après le gris,
         Lève ses voiles de brume.
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vendredi 15 septembre 2017

Cassini-Huyghens : chant du cygne...

Aujourd'hui vendredi 15 septembre 2017 sera jour de nostalgie, et de souvenirs heureux, car, bien que cela soit évident pour ceux qui l'ont lu, mon roman « Impulsion » doit beaucoup, beaucoup, et même énormément, à Cassini et à un de ses concepteurs, Jean-Pierre Lebreton...
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Titan filmée lors de la descente de Huyghens
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Saturne où se finira le destin de Cassini
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- Titan le 13 septembre 2017 (NASA/JPL-Caltech/Space Science Institute)
et le plongeon final :

samedi 9 septembre 2017

Florence (3122), l'astéroïde à deux lunes

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 L'astéroïde Florence, qui a frôlé la Terre, en passant à 7 millions de kilomètres, a révélé qu'il possédait deux petites Lunes, peut-être issues d'un impact, les spécialistes voient sur l'image ci-dessus un gros cratère d'impact. (Moi je ne vois rien, mais je n'ai plus de très bons yeux)
 Rappelons que (3122) Florence, baptisé d'après Florence Nightingale, précurseur des soins infirmiers modernes, est un gros astéroïde de 4,5 km, il régnerait à sa surface une gravité relative de 0,1 g (si mes calculs ne sont pas faux), et il fait partie de la famille Amor, une catégorie d'astéroïdes gravitant sur un cercle à peu près identique à celui suivi par  la Terre dans sa rotation autour du Soleil, mais légèrement décalé, donc surveillés de près parce que potentiellement dangereux.
 Les gens parlent toujours du danger, mais le fait qu'ils passent de temps en temps très près de nous, pourrait aussi être mis à profit pour poser le pied dessus, voire y installer un observatoire, non ? 
Les observateurs s'appuient sur une image plus définie, ici publiée et là on peut voir les cratères ! (quatrième image). Si j'ai bien compris, c'est un site d'astronomes d'Arecibo qui l'a publiée
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Au lieu de craindre que le ciel nous tombe sur la tête depuis trente ans, (et de se battre pour le droit à licencier, pas très imaginatif), ne pourrait-on pas le concevoir comme une ouverture pour personnes imaginatives et entrepreneurs audacieux pour s'y élancer ?