Goggle Analytics

jeudi 17 août 2017

Imparfait, ce subjonctif !

      D'une historiette remise en toute confiance,
      Un grand maître dont je ne citerai pas le blaze
      Me déclara sans ambage : « De votre phrase,
      Barrez, rayez sans autre procès ce subjonctif !
      De telles vieilleries, il vaut mieux être chiche.
      Cette conjugaison surannée est outrance,
      Elle perturbe et déséquilibre l'affectif
      D'une narration par ailleurs trop riche. »
-
Hors, il se trouve que le soir, il m'arrive de lire et de fréquenter l'œuvre d'un maître plus jeune, mais décédé dans la fleur de l'âge, il s'agit de Roland C. Wagner,  dont j'apprécie le style et les récits. Cette année, l'Atalante a eu la délicieuse idée de rééditer : « Le Chant du Cosmos ». Or que lis-je page 270, à propos de Yeff, qui vient tout juste d'émerger de vingt années l'esprit coupé de ses émotions et pour tout dire, affecté de vivre sans affection ?
-
      « Il fallait bien qu'il occupât ses journées 
         Et c'était une manière comme une autre
         de se prouver qu'il vivait toujours. », 
-
-
Propos plein d'à-propos d'un écrivain que j'apprécie tant et plus et qui résume fort bien ma pensée :                                                                                               
                                                En confidence et confiance, j'eus apprécié que,
                                                De la vitupérante diva de renom,
                                                L'inspiration vînt visiter le front.
-

mercredi 2 août 2017

Petites choses auxquelles on tient

D'aucuns le nomment de printemps, mais j'ai pris du retard cette année, et le mois d'Août peut être un printemps, celui de la rentrée qui se hâte sur ses grands compas, ses règles, ses dictionnaires encore vierges et ses projets fous qui ne se réalisent jamais, sauf, parfois, un, comme rescapé d'un naufrage.
-
-
Bien qu'aimant les livres, de passion parfois fluide, parfois sombre, bien qu'ils animent mes soirées, mes insomnies et les aubes d'angoisse, je me dois d'avouer que ceux-là ont échappé à mes envies, depuis tant et tant d'années, qu'il me faut bien leur avouer mon impuissance. Parfois arrêtés au milieu, parfois à peine effleurés, toujours aimés, toujours délaissés, preuve d'inanité muette et de vanité. Il doit y avoir ce premier tome des Enfants du Capitaine Grant, jolie édition de poche, reliée et gravée à l'ancienne, qui a fait les délices de certaines nuits mais si j'ai couru dans les chapitres de l'Araucanie, j'ai peiné à traverser l'Argentine...
-
-

La voici, cette Pile à Lire, objet de tant de deuils : celui-là, j'en ai envie, je le lirai, promis, juré ! Puisque que c'est mon désir... et puisque la légèreté est dans mon âme, il me faut bien un jour m'avouer la vanité de mes illusions, voici donc cinq années d'espoirs et de promesse réduites en une pile, un néant, une longue litanie d'espoirs bafoués, de regrets attendris et d'un soupçon d'une honte gaie...
-
-
Mais que c'est difficile que de me séparer de vous... qu'allez-vous devenir ?

mardi 25 juillet 2017

Souvenirs de la convention SF 2017 de Grenoble

Quand on vit dans la morne platitude, un passage en montagne relève un peu du merveilleux : ça, c'est ce que je voyais en prenant mon petit-déjeuner...
-
-
Je vais nettement mieux, mais cette année, la fatigue m'a cantonné derrière mon stand, et je crois que j'ai beaucoup joué à Spider Solitaire, vieille vedette des ordis de récréation. Donc je prie mes lecteurs habituels — s'il y en a — de bien vouloir m'excuser, j'ai ramené quelques photos de Grenoble, prises un matin de promenade, des montagnes, de la brume et de l'eau, et aucune de la convention, qui était pourtant très sympathique cette année encore.
-
-
-
Il n'y avait pas que les montagnes à être embrumées, je crois et sans boire une goutte en plus !
-
-
Il y a eu du monde à cette convention, et il faut féliciter les Rêv'Ailleurs, Frédéric Fromenty, Gilles Goullet et consorts d'avoir réussi à monter cette convention malgré les difficultés rencontrées, difficultés sur lesquelles il est inutile de détailler.
-
-
Pour les participants, je ne suis pas assez ancien pour le décompte, mais suffisamment, pour dire que nombre d'anciens ne sont pas venus, mais à l'inverse, de nombreux nouveaux, croisés l'an passé pour certains, ou ailleurs pour d'autres, sont venus. Je parlerai donc volontiers de convention charnière.
-
Pour le futur, Jérôme Baud a présenté un projet de convention dans le Sud, comme il y a deux ans, à Vedène pour 2019 et cette sympathique proposition a recueilli tous les suffrages. Comme dans les chansons, nous retournerons, non pas sur le pont d'Avignon, mais dans le Vaucluse... et on verra bien si nous y danserons.
-
-
Le prix Rosny 2017 a été attribué :
-
Le prix Cyrano de Bergerac a été remis à Joëlle Wintrebert pour l'ensemble de son œuvre et ça fait plaisir pour elle et les magnifiques romans et nouvelles qu'elle nous a offerts.
-
Les lauréats du prix Alain Le Bussy ont été révélés par Pierre Gévart, à nous de les découvrir dans les prochains Galaxies pour les lauréats et dans Géante Rouge pour les autres !
-
Voilà, rendez-vous l'année prochaine en juillet 2018 à Amiens, pour la grande Convention nationale et européenne !
-
-
PS : j'allais omettre le prix Versins, dont, en l'absence de Jérôme, je fus le secrétaire. Il fut décerné à Jean-Jacques Dumoulin ( — As-tu voté pour le Rosny ? — Comme avant, je suis un ex-vote-tôt !)

lundi 10 juillet 2017

Science-Fiction (et Imagination) : convention 2017

               Science-fiction
               Imagination
               Convention
Voilà trois rimes de farfadet qui conviennent pour l'occasion. Y aura des grincheux, qui pensent qu'il faut de la SF et rien d'autre, y aura des lutins qui pensent que l'imagination est ce qui relie toutes ces littératures, et, on l'espère, des visiteurs, des curieux, des lecteurs, des personnes en recherche de nouveauté : enfin, on l'espère...

Cette année, elle se tient à Grenoble, sous l'égide de Fred Fromenty et des Rêv'Ailleurs, avec Joëlle Wintrebert, invitée d'honneur.
-
-
- Morgane Caussarieu
- Romain Lucazeau
- Le Suisse François Rouiller
- Le réalisateur Alexandre Poncet

J'y participerai ! La Convention commence jeudi 13 juillet et se déroule jusqu'au dimanche 16 juillet, avec remise des prix Cyrano, Rosny, Alain Le Bussy & Pépins le samedi aux alentours du dîner de gala !

jeudi 29 juin 2017

Baptistère et Loire

Les images valent par leur contigüité, les orages balayent les pollens, moins d'allergie, moins d'asthme, et parce que parfois, on a envie d'images :
.
- Baptistère de l'église de Saint Jean de Braye -
 -


jeudi 22 juin 2017

Blanche Trappist et ses sept naines

La Blanche Trappist et ses sept naines :
-

==
Ma lenteur actuelle ne me permet pas de répercuter ici toutes les belles informations qui passent : celle dont je désire vous parler remonte au 22 mai et concerne cette curieuse étoile nommée Trappist, naine rouge accompagnée d'un cortège de planètes... Avec l'aide de la Nasa qui a mis à disposition son observatoire spatial, Kepler (toujours parfaitement opérationnel pour ce type de mission), les chercheurs ont donc pointé le télescope vers la mystérieuse étoile rouge...
-
 Petit rappel : Trappist est à 40 années-lumière de nous, et sa petite taille la rend sensible aux transits d'objets de petite taille, donc des planètes rocheuses. C'est sur ce pari intelligent, accompagné de longs mois de travail, que fut découverte par une équipe de chercheurs belgo-européens cette charmante naine rouge avec un cortège de planètes...
 Les premières études furent réalisées avec un observatoire, Trappist, belge d'origine, installé au Chili au pied du V.L.T. et une équipe de chercheurs, qui prit elle aussi le même nom. Leur travail permit de détecter deux exoplanètes. Peut-être une troisième ? Il fallut chercher alors un partenaire...
-
Une première collaboration avec la NASA permit de pointer le télescope Spitzer vers Trappist, et augmenta le nombre de planète, non pas de 2 à 3 comme supposé initialement, mais de 2 à 6, et là, encore, l'étude laissait supposer l'existence d'une septième planète naine.
-
L'objet de ce post concerne donc la seconde collaboration avec la NASA, et l'intervention décisive de l'observatoire spatial Kepler (qui a déjà détecté un millier d'exoplanètes, lointaines, et qui montre ici sa capacité à observer des étoiles de petite taille) qui a permis d'identifier la septième planète, ainsi que sa période. Au final, Trappist est accompagnée d'un cortège de 7 planètes, dont trois au moins dans la zone dite « habitable », planètes aux orbites en résonances complexes mais précises comme des montres suisses, comme le montrent l'élégante vidéo et l'article de Franck Selsis auquel je me permets de donner, ici, un écho tardif.

jeudi 15 juin 2017

Pourquoi un droit du travail ?

 Entendu hier, dans la bouche du député Les Républicains, Olivier Marleix  :
« Quand j'étais en faculté, mon professeur de droit nous avait demandé : savez-vous pourquoi il existe un droit du travail ? »
Et comme les réponses ne le satisfaisaient pas :
« Tout simplement parce que lien de subordination de patron à employé, introduit un puissant rapport de force en défaveur de l'employé. » 
-
Donc seul le droit est à même de corriger la loi du plus fort...
-
Par exemple, si vous êtes contraint de signer un document où vous déclarez renoncer à un droit, quel qu'il soit, cet engagement sera considéré en droit comme nul et non avenu.
-
De même, des ordonnances rédigées dans la chaleur de l'été, destinées à délester le salarié d'un nombre considérable de protections sans contrepartie reviendraient à donner des droits hors de proportion avec le respect humain, et seraient considérées comme des textes sans valeur. Même rédigés par des politiques triomphalement élus.
-
Ou comme le disait un ami : « Un esclave ne peut pas être déclaré libre. »