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mercredi 26 avril 2017

Intergalactiques 2017


Samedi 29 et dimanche 30 avril, profitez de votre temps-livre entre les deux tours, je participerai aux Intergalactiques, à Lyon, à la MJC Montplaisir : à noter les présences d'invités comme Sylvie Denis, Catherine Dufour, Romain Lucazeau, Norman Spinrad, Philippe Curval...
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MJC Montplaisir : 
25, avenue des frères Lumière 
69008 LYON
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mardi 25 avril 2017

Grenoble (13-16 juillet) convention de SF à venir

Frédéric Fromenty et les Rêvailleurs nous envoient des nouvelles de la 44ème convention de Science-Fiction, qui se tient du jeudi 13 juillet au dimanche 16 juillet 2017 :
Tout d'abord, une défection, celle de Christelle Dabos pour des raisons personnelles, compensée par l'arrivée de deux invités masculins : Romain Lucazeau (« Latium ») et de François Rouiller ( « Métaquine »), et surtout la très belle affiche ci-dessous.
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Il est toujours temps de s'inscrire, en attendant des nouvelles de la restauration, sujet épineux s'il en est... et de découvrir l'affiche toute belle toute neuve :
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dimanche 23 avril 2017

Je suis le seul être ici-bas dont ne s'enquiert (E. Brontë)

Je suis le seul être ici-bas dont ne s'enquiert
Nulle langue, pour qui nul œil n'aurait de pleurs ;
Jamais je n'ai fait naître une triste pensée,
Un sourire de joie depuis que je suis née.
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En de secrets plaisirs, en de secrètes larmes,
Cette changeante vie s'est écoulée furtive,
Autant privée d'amis après dix-huit années,
Oui, solitaire autant qu'au jour de ma naissance.
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Il fut jadis un temps que je ne puis cacher,
Il fut jadis un temps où c'était chose amère,
Où mon âme en détresse oubliait sa fierté
Dans son ardent désir d'être aimée en ce monde.
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Cela, c'était encore aux premières lueurs
De sentiments depuis par le souci domptés ;
Comme il y a longtemps qu'ils sont morts ! À cette heure,
À peine je puis croire qu'ils ont existé.
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D'abord fondit l'espoir de la jeunesse, puis
De l'imagination s'évanouit l'arc-en-ciel,
Enfin m'apprit l'expérience que jamais
La vérité n'a crû dans le cœur d'un mortel.
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Ce fut cruel, déjà, de penser que les hommes
Étaient tous creux et serviles et insincères,
Mais pire, ayant confiance dans mon propre cœur,
D'y déceler la même corruption à l'œuvre.
17 mai 1837

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Difficile de présenter Emily Brontë, cadette des sœurs Brontë, morte à trente ans, en laissant une œuvre fulgurante, Les Hauts de Hurlevent et des poèmes beaucoup moins connus comme celui-ci où la cruauté répand sa corruption jusqu'à la narratrice, atroce découverte que notre cœur n'est pas meilleur que ceux que l'on déteste, même pour un être peu favorisé... Bref destin : 1818-1848 qui suivit de peu son frère dans le froid...
Rajoutons un quatrain :
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BOIS, POURQUOI ME FAIRE GRISE MINE ?
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Bois, pourquoi me faire grise mine ?
Spectre branchus qui, dolemment,
Branlez du chef dans le ciel morte,
Pourquoi me railler méchamment ?
                                                                   Décembre 1836
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lundi 17 avril 2017

Explorer Phobos

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 Le projet MMX (Martian Moon eXploration) est une mission Japonaise : une sonde  doit se rendre vers Mars, se mettre en orbite autour de Phobos, son principal satellite, prélever des échantillons et les ramener sur Terre.

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Le Centre National d'Etude Spatial vient de s'engager aux côtés de la Jaxa, en signant le 10 avril un accord portant sur des études de faisabilité communes de MMX.

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Rappelons que la coopération entre français et japonais relève d’un accord-cadre 2013-2018, mais elle remonte dans les faits à 1986 (je n'ai pas retrouvé la trace, mais il s'agit probablement de coopération au moment du passage de la comète Halley).
 Pour la JAXA, MMX s'inscrit dans la poursuite de ses objectifs : la première sonde, Hayabusa-1, fut la première à ramener des échantillons de l'astéroïde Itokawa et Hayabusa-2, lancée en 2014, en route vers l'astéroïde Ryugu, comporte des modules conçus par les Français (CNES) et les Allemands (DLR). En matière d'atterrissage et de retour d'échantillons, autant souligner que la Jaxa a acquis un véritable savoir-faire.
 Pour le C.N.E.S. il s'agit de faire des progrès en matière d'atterrissage : si Huyghens a atterri de manière impeccable sur Titan, il y eut, dans le cadre de l'E.S.A. deux échecs retentissants d'atterrissage sur Mars et si Rosetta a été une éclatante réussite, son petit atterrisseur a manqué son atterrissage. Donc une coopération ne peut qu'aider les partenaires.
 Cette mise en commun est aussi l'occasion de réaffirmer que l’avenir appartient à ceux qui savent oublier leurs différences pour s’associer. Vive le pragmatisme : la coopération est l'avenir de l'Homme !
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dimanche 16 avril 2017

Chanson du petit hypertrophique (Laforgue)

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    C'est d'un' maladie d'cœur
    Qu'est mort', m'a dit l' docteur,
            Tir-lan-laire !
            Ma pauv' mère ;
    Et que j'irai là-bas
    Fair' dodo z'avec elle.
    J'entends mon cœur qui bat, 
    C'est maman qui m'appelle !
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    On rit d' moi dans les rues,
    De mes min's incongrues
            La-i-tou !
            D'enfant saoul ;
    Ah ! Dieu ! C'est qu'à chaqu' pas
    J'étouff', moi, je chancelle !
    J'entends mon cœur qui bat !
    C'est maman qui m'appelle !
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    Aussi j'vais par les champs
    Sangloter aux couchants,
            La-ri-rette !
            C'est bien bête.
    Mais le soleil, j' sais pas,
    M' semble un cœur qui ruisselle !
    J'entends mon cœur qui bat,
    C'est maman qui m'appelle !
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    Ah ! si la p'tite Geneviève
    Voulait d' mon cœur qui s' crêve.
            Pi-lou-i !
            Ah, oui !
    J'suis jaune et triste, hélas !
    Elle est ros', gaie et belle !
    J'entends mon cœur qui bat,
    C'est maman qui m'appelle !
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    Non, tout l' monde est méchant,
    Hors le cœur des couchants,
            Tir-lan-laire !
            Et ma mère,
    Et j' veux aller là-bas
    Fair' mon dodo z'avec elle...
    Mon cœur bat, bat...
    Dis, Maman, tu m'appelles ?
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De Jules Laforgue, il fut déjà ici question avec la complainte de cette bonne Lune que je complète ici avec ce cœur hypertrophié qui bat trop vite, trop fort et fort mal... et un portrait tiré de cette magnifique collection que fut « Poètes d'aujourd'hui » de Pierre Seghers.
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samedi 15 avril 2017

Vendredi mystique

     Ce n'est pas parce que je ne crois pas en Dieu
    Que mes vœux ne partent pas au ciel
    Et d'ailleurs celui-ci se tient devant moi
    Et sa lumière rayonne de mystères...
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mercredi 12 avril 2017

Supernova de type II dans le voisinage...

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 Je me souviens, en prépa, de l'infinie séduction qu'exerçait la physique, quand, partant d'une déduction simple, l'étendant dans le temps ou le cosmos, elle  déboulait sur une conclusion magique. À titre personnel, j'ai encore sous les yeux un devoir de physique dont la conclusion m'avait semblé un enchantement, tel que j'en avait été bloqué définitivement : déjà que je n'étais pas bon, mais la promise était trop jolie pour que je la méritasse...
 Fin de l'a-parte pour une découverte récente : l'élément simple s'appelle le Fe 60, un isotope du fer, dont on peut mesurer la densité dans un matériau donné, par exemple une couche géologique...
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Le Fer est l'élément le plus stable de l'univers. Les étoiles de quelques masses solaires sont les chaudières idéales où se produit leur synthèse : au sein de l'étoile, deux noyaux d'Hydrogène fusionnent en Hélium et dégagent une énergie énorme, C'est la base du cycle de vie des étoiles. En fin de vie, des millions d'années plus tard, quand l'hydrogène est consommé, les noyaux continuent de fusionner, produisant des éléments de plus de plus massifs : Oxygène, Carbone, Soufre... et en bout de chaîne, le Fer qui clôt la vie des étoiles de qq dizaines de masse solaire car les fusions d'un ordre supérieur consomment trop d'énergie : les étoiles s'éteignent, s'effondrent et explosent en Supernova de type II, si puissantes, si brillantes qu'elles nous éclaireraient la nuit. (voir le lien)
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Deux physiciens, qui ont mesuré le taux de Fe 60 dans le plancher océanique... (Article Arxiv que j'ai passé une bonne heure à traduire, avant de m'apercevoir que sa conclusion était synthétisée, en français ! dans Wikipedia). Mais le résultat en vaut la peine : modération du propos, la catastrophe est incertaine, car elle dépend de l'alignement des champs magnétiques de la Terre et de la Supernova  de type II : s'ils sont en opposition, ça sera sans incidence notable... mais s'ils sont alignés, le souffle de la Supernova peut être le vecteur de l'enfer sur la Terre. Or, à cause d'une surabondance de l'isotope Fe 60 dans des couches du plancher océanique, tout indique que deux supernovas ont éclaté dans le voisinage de la Terre, il y a 2,2 et 7,6 millions d'années, pas trop loin (de 100 à 300 années-lumière, suffisamment pour avoir senti passer le souffle du monstre)
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 Avant de s'emballer, je précise que l'incertitude est de 500 000 ans sur le premier, et d'un million d'années pour le second, mais si cela se confirme alors les premiers hominidés, Homo Habilis, il y a deux millions d'années, ont vu le ciel s'embraser, et, il y a 7,6 millions d'années, le moment où les singes et les homos se sont séparés sur le plan génétique... ont vu aussi, peut-être, le ciel tomber sur leurs arbres...
Ont-ils vu la catastrophe ? Y a-t-il eu des répercussions dans le biotope ? Des espèces ont-elles disparu ? Subi une évolution ?... La découverte soulève plus de questions qu'elle n'en résout, mais elle a une poésie certaine.